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LARMÉK DE NAPLKS 225
Couvert de sang, en proie à de vives souffrances, Macdonald remonte, malgré ses blessures, à cheval, pour aller donner des ordres aux chefs de service : à la maison Brunati, au palais Marchisio, puis au palais Rangone, rue Grande, où un médecin le pansa Déjà, la nuit était tombée ; il se rendit sur la grande place, qui était encombrée des prisonniers de la légion de Bussy. Le sabre en main, il répondit aux acclamations des troupes en criant : w Vive la République! » Le soir même, il organisa une municipalité républicaine ^ Agissant de sa propre initiative, Tétat-major recruta les domestiques des nobles pour soigner les blessés. On leva des contributions dans la population consternée et tremblante, après avoir exigé que 30 voitures bien attelées fussent réparties entre les régiments pour transporter, jusqu'à Gônes, les bagages de la division Olivier. Les Modénais donnèrent tout ce qu'on demandait.
Le rapport du général en chef, adressé au Directoire, n'indiquait pas exactement les pertes subies dans le combat du 13 juin, pour les Français. Ce rapport mentionnait: 1 général et 3 officiers tués, 11 officiers blessés, dont étaient Brice et Vergez, chefs de brigade, et 197 hommes tués ou blessés^. Réellement, les Autrichiens avaient perdu 30 officiers et 405 soldats tués, 180 officiers et 668 soldats
1. Cette municipalité ne comptait que 4 membres : LéviGacco, Ferraresi Joseph, Zoccoli Louis et Bogolini Jules 'Rovatti, p. 92^.
2. Après la bataille de Modéne, on transporta à l'Auberge des Arts, 229 blessés français et à l'hôpital Maduiéne 360 blessés. Total, 589. Il faut compter, en tués, un cinquième de l'effectif des blessés : soit 120. Les Français perdirent donc 100 hommes environ. (Rovatti, p. 411.)
Lcs cniPUiAKs fir: 1799
hlesséÉiL Us abandonnaieat aux vainqueursl. 121 prisonniers» 3 drapeaux, 12 pièces de canon, 23 caissons chargés de munitions et 400 chevaux. Ce qui rt*stait sauf du corps de Hohenzollern était si d^^moralisé qu'il refusait, dans la débandade qui suivit la bataille, rohéissance aux officiers.
Au musée civique* transformé en logement par les officiers français, on fAta l>niyamment la victoire de Modène-, alors que la ville, comme en deuil, restait morne,
Aprt^s avoir rais garnison dans le fort Urbain, situé entre Modène et Bologne, sur le Panaro, Macdonald interrogea des prisonniers, examina de nouveau la carte du pays qu'il allait traverser et dï^nda de tourner Kleneau, qui manœuvre autour de Ferrare, et le comte Hohen/ollern si, marchant de concert, ilss arrôtenl pendant quelques jours sur la Sechia ou k Carpi, ville furtiliée.
Pourquoi n*alla-t-il pas à Mantoue? Il n'avait à parcourir que 70 kilomètres, sur une bonne route. En faisant diligence, il pouvait s'emparer, devant San-Benedetto, d'un pont jeté sur le Pô; et, massé dans le site boisé qui couvre la rive gauche, avertir de son canon Foissac-Lotour. L*arniée de Kray se fût trouvée prise entre deux feux, écrasée ou forcée a reddition. Mais celte combinaison, qui eût révélé un stratégistc, ne se présenta pas à son esprit.
Le 14 juin, une immense colonne, où 9.000 Fran- (;ais entrèrent, s'avança duus le chemin de Reggio. Avant la nuit, r>ombrowski traversa celte ville. Le
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