Chasteler écrit : « Jusriu'à la ceinture
•J. « Il était alors mifli. L'on était dans une sécurité semblable à celle d'une troupe qui, voyageant par étape, s'arrête pour rafraîchir. J'ajouterai à <Tla que partie des soldats étaient ivres, que les canonnicrs n'étaient pas à leur poste, que la cavalerie avait presque entiérenient débridé les chevaux, que le village était plein de militaires. Pendant ce temps, l'ennemi faisait son mouvement sur la droite et sur la gauche, pour nous couper la retraite; l'exécution de son dessein fut à très peu de chose : tandis qu'il cherrhait à tourner nos ailes, un? colonne coupait la rivière, se portait sur le centre, s'emparait de la pièce et de l'obusier qui étaient en
Position sur la direction de notre gué »> (Arcli. (iuerre. Rapport de adjudant-général Gauthrin. Cahier Macdonald.)
2ï*i- U-::S CAMl*AGNES DE 1799
latent attaquer le village de front; ces bataillons plièrent sous un feu terrible et furent rty^l^^s jusque sur les troupes de soutien, coniiiiites par Sebweikovvski et Forstei", qui avaient l ni versé la Nura en aval du pont, endroit où le lit du torrent se rt^trécit.
Mais Schvveiko\v*«ki avait vei^u du maréebal Souvarow Tordre formel de ne pas reculer. D'abord, il se maintint devant la berge en soutenant lira veinent le feu d«.* la demi-brii^ade républicaine; (mis, savant^ant de nouveau, h il pava son chemin de cadavres >s mamiuivra habilement et put ainsi occuper quelques ni ai son s; et, ^ràce à ee succès, faire avancer son artilli-rie, pendant que 2 autres colonnes exécutaient, sous le couvert des arbres, à droite et à yaucfu* dé San-^îior^no, un double mouvement tournant aussi bien combine que prompteraent exécuté.
t*n^ssés tout à cou]) entre 2Ï bataillons austrorusses, entoures de baïonnettes, de sabres, de canons, après avoir successivement défendu Féglise du village, la vieilli" tour, le [harc du cln\teau et en tin te cbâteau, leur dernier l'efu^e; après avoir rendu coup pour coup, décime l'adversaire, usé jusqu'à b^ur ilernièn' carloncbe ; api'ês avoir fait leur devoir, perdu 17 ofiieiers i*tdt*s pelotons entiers, les soldats {|ui restaient debout, au milieu de la fusillade des ti bataillons de la 17'' et de quelques détaebements d'autres troupes, durent se rendre^ Chas* leler accourut et se découvi'it devanl les braves,
1, Les Ruîtses prln^ni : 2 offîcîerîi ^^upérieurs, 31 offioiÊrs subfil*
iiQiia fîu iâ"" F^iim'dU 1 diae^'^^* ^ fanions, -1 obusier^ et 4 cancrnâ. (Ghatleier, p, iOH,)
BATAILLE DE LA TREBIA 2«:i
La division polonaises, qui était caustî de ce nouveau désastre, dt^jà avertie du danger, avait glissé entre les mailles du réseau si bien tendu par son adversaire et pris un chemin de traverse. Quoique démoralisée et encombrée d'hommes ivres, elle parvenait néanmoins à continuer sa retraite, sous la protection de la 55", que conduisait Calvin et d'un détachement de cavalerie appartenant au corps du général Victor. L'artillerie et les bagages enfilaient également un chemin de traverse sans que TelTort des cosaques, galopant par petits groupes, pût couper ou retarder les attelages confiés, cette fois, à des conducteurs bien déterminés h ne rien abandonner à l'ennemi.
D'autre part, le général Wat^in, qui avait rallié à ses troupes la 12- de bataille et des centaines de traînards, cheminait sur la rive droite du Pô, au pas ordinaire, tenant en respect la masse des cavaliers poussés sur lui; il repoussait 4 bataillons de grenadiers, et il rejoignait Victor, vers Cortemaggiore, sans avoir été rompu une seule fois.
Les alliés, ayant traversé San-Giorgio, s'arrêtaient comme la nuit tombait et bivouaquaient autour de Castel Monterane, non loin de la Chia- i
venna. Chasteler apprenait que le général Ott, entré ^
dans Plaisance à six heures et demie du matin ^ puis, très éprouvé par le feu des Républicains, k !
Ponte-Nura, avait abandonné, lorsque ceux-ci rétro- \
gradaient encore, une poursuite que la division ^
Frohlich restée dans Plaisance aurait dû appuyor.
Souvarow évita une nouvelle dispute avec M. de