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niers supplices. La cavalerie sabra les gens qui, descendus dans les rues, protestaient contre le sac de Plaisance. Noblesse, bourgeoisie et peuple se repentirent un peu lard d avoir si spontanément, après la retraite de Macdonald, acclamé les Austro- Russes comme des libérateurs.
On constata les mômes crimes et les mêmes exactions dans les campagnes, d'Alexandrie à Modène^ Wachter, commissaire de l'armée austrorusse, couvrit ces faits de son autorité.
Le 24 juin, à midi, Souvarow quittait le palais Scotti, quand une gande rumeur, faite de cris, de malédictions et de plaintes, remplissait la ville. Il montait en carrosse et faisait courir vers Alexandrie. Dans Castel San-Giovanni, le généralissime, apprenait que les paysans de la contrée, insurgés la veille contre les Français, réunissaient 10 ou 20 fusils dans chaque village, tuaient à coup sûr les cavaliers russes en maraude et menaçaient d exterminer tout militaire passant chez eux, à quelque nation qu'il appartînt. Exécutions et menaces qui obligèrent le maréchal à rappeler, tout de suite, les cosaques dispersés et à les placer derrière un corps d'infanterie.
Du même endroit, il ordonnait aussi, après avoir respiré, le long de la route, d'insupportables pestilences, qu'on enterrât les morts des trois jours de
1. « Les Scythes de Souvarow envahirent le territoire de Plaisance. Campa'gnes dévastées, crains dispersés, maisons brûlées, vierges violées, les matrones contaminées, les vieillards brutalisés. Ils laissèrent percer les bas instincts de leur rare. Les saiictuaires profanés, les vases sacrés brisés, les prêtres tués, les habitants dépouillés. Dans la ville, on poussa des lamentations, on s'agenouilla; mais tout fut inutile pour modérer la cruauté de ces barbares. » (Rossi, p. 217.)
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halîiitle, qu'une rart^ imprévoyance, capable d'amener la pesle, avail laisséf^ sans sépulture; 2 régiments autrichiens exécutèrent cette besogne ; ils tnivaillercnl longtemps, dans le bourdonnement des mouches vertes, sous le vol des corbeaux pas encore rassasiés de chair.
Snuvarow couchait, le soir, à Broni. Le 25, il passait la Seriva et rentrait dans son quartier général d(* Caslcl Nuovo, Le 26, il allait, toujours en carrosse, k San-^nulifino Vecchio. Le 27, il arrivait à Alexandrie oii l'avait précédéle prince Constantin, logé (lasa (iropello- Le maréchal logeait Casa Broni. CVjît là (|ii'iine dépêche lui annonçait l'arrivée, à Padnue, dun renfort impatiemment attendu; le corps ile Hebinder^
On le voit, ensuite, rester inactif jusqu'au 8 juillet, far exemple ses lieutenants réorganisent et achèvent de discipliner des troupes campées devant la Spinetta. Les points stratégiques du Piémont sont garnis de défenseurs -, Le nouveau projet que mûrit
1. Rettînder €rimiJ)Aiidaît : 2 bntaillons de chasseurs, 1 bataillon de g^renadiers, 6 luitailloûs de fusiliers, 2 réj^iments de cosaques. Totfil, 7.âOo })0[iini(r!!i dlnranterii' et 1.000 cavaliers. Cette troupe êttiit destinée à boucher les vides faits dans l'année russe depuis le V2 mal.
± Vifijit-tiuJl millç bomiui?* campèrent autour de la Spinetta, à l'emboucîmre de rOrba. L'avajit-ffarde austro-russe formait une ciiîdned'Acqui â Bobblo, nri pïu^sfint parOvada etNovi: 8000 hommes plari'S devant Turin nrcupaienl Suze, Pipnerol, Savi^liano, Foss/HU* et Cbernico; li,0W(l hommes couvraient, pr^s dWoste, \e< îivùmies de la valtèe du Rhi'me par le mont Saint-Bernard, dont un délarheiiient gardait Ib Simptou. Une brif^ade occupait le Haut Vaille- «OfHl hommes occupaient la Toscane, détachaient des p<r*ste^ à nîmîni, Florence. Lm^ques et Livourne ; 29.000 hommes asii^peaieni ManUnie : 11.000 assiégeaient Alexandrie; 3.:i00 Torlone ; †bataillons el 2 escadnms formaient diverses garnisons. Cela faisail lOOOUÛ hommes tl infanterie et 12.000 cavaliers. (Cbasteler. p. ES,)
le généralissime est de marcher en force sur Gènes, puisqu'on lui a interdit le passage du Mont-Cenis. Mais François II, ou plutôt le Conseil Aulique, se plaît à détruire les plus belles combinaisons du conquérant, comme s'il voulait préserver la Ligurie d'une invasion. « Souvarow ne devra rien entreprendre désormais, disent les ordres qu'on lui fait tenir, avant d'avoir obtenu la reddition de Mantoue. »
Dès lors, la mésintelligence s'accentue entre Russes et Autrichiens. Souvarow, affectant de n'en* dosser, à toute parade, que l'uniforme de maréchal piémonlais, se contente de surveiller les opérations du siège de la citadelle d'Alexandrie, qui capitula le 17 juillet *, après que Chasteler eut été grièvement blessé devant. Ensuite, il porte quelques
l. Gardanne avait dû se retirer le 25 mai, le soir, dans la citailelle d'Alexandrie. 11 commandait 3.050 hommes; il avait 101 pièce» de canon et un |E?rand approvisionnement. Le 26, la municipalité républicaine d'.Vlexandne, présidée par le citoyen Rossi, se portait avec l'évoque Vincenzo Maria à la rencontre de Souvarow, qui fut complimenté. Le siège de la citadelle commença le soir, dirige par Seckendorf. A la municipalité libérale, on substitue une admmistration aristocratique. Gardanne prend l'engagement de nt; pas tirer sur la ville. Il tient les Austro-Russes ii distance cL emploie, pour se défendre. 45 canons, 30 mortiers et obusiers, Uellegarde a bientôt écbelonné î>.400 hommes autour de la cilndélie. La tranchée est ouverte le 8 juillet. Bombardement du L'i au 21. L'artillerie des alliés tire, pendant ce temps, 16 450 bombes et 2.'). 402 boulets. Au dernier coup, les Français n'ont plus d*î munitions pour riposter; des brèches sont ouvertes; l'assaut v?i être donné le 22. Gardanne capitule, obtient sa liberté et celle dt^ la garnison, réduite à 21S officiers et 2.366 soldats ; 185 maladeti restèrent, avec le chef de brigade Dufour, à l'hôpital. Ce siège avait coûté aux alliés : 45 morts, dont 3 officiers, et 1 45 soldais blessés; ils célébrèrent leur succès, à la cathédrale, par un TeDeutn qui coûta 329 livres. Gardanne retourna auprès de Moreau et reçut du service. TRapport de Gardanne. Arch. Guerre. Cahier Chasteler, Manifestes et rapports de l'an Vil. Bibliothèque rrAlexandrie).
tu
bataillons vers TApennin et prend pour chef d'i^lal-inajor le colonel Weirother, un homme de cour, qui iravait point Tactivité ni les talents militaiieis de son prédécesseur.