‹ Les campagnes de 1799. Souvarow en ItalieChapitre 61 sur 112 · Cahier (iiambone. p · texte numérisé non relu

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2. Ce fort était placé sur la colline qui, A Touest, domine la ville. Aujourd'hui, il n'en reste que des ruines.

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en partant des sources de cette rivière, a dispersé des insurgés, repoussé 6 escadrons de cavalerie autrichienne, occupé Arquata el communiqué, le 5, au moyen de sigaaux, avec Ghenisier. Le H, attaquée par les Russes, elle les met en déroute'. Ce succès fait présager d'heureux événements, quand tout à coup une rumeur circule :

— « Mantoue a capitulé. »

Telle est la nouvelle qui se répand dans Gênes, le 12 août. Aussitôt Tétat-major déclare que cette information est fausse et il fait appréhender quelques alarmistes par la police.

L'armée d'Italie, renforcée de douze bataillons amenés des Alpes Maritimes, par Lemoine, se trouvait alors forte de 48.000 hommes. On pouvait atteler 40 pièces d'artillerie. Joubert ordonne que, sauf 8.500 soldats qui devaient garder la Ligurie, Tarmée marcherait immédiatement à l'ennemi, et lui offrirait la bataille.

Les 5 divisions, ou gros de l'armée française, ne formaient que 2 corps. La droite, où entraient les divisions Watrin, Dombrowski et Laboissière, était placée sous les ordres du général Saint-Cyr. Elle marchait sur Gavi, par les chemins qui longent la Scrivia et le Lemmo ; elle expulsait quelques Autrichiens des hauteurs dominant, au sud-ouest, Serra-

1. De Isola, Watrin écrivait à Joubert : « Mon f^énéral. Un corps d'environ 1.000 Russes, tant infanterie que cnvnlerief est venu ce matin avec 2 pièces de canon attai^uer la li^me des avant-postes que j'ai établie bien en avant de Vignole et de Arquata. La 30" de lij<ne les a attendus à 15 pas et a fait sur eux un feu si bien dirigé

?uc plus de 20 Russes ont été tués et 5U blessés. On en a pris 4. ou» étaient tellement ivres que, quoique ayant fait un feu très vif, très près des troupes, ils ne nous ont blessé que 2 soldats. Tout le reste s est enfui dans le plus grand désordre. » (Arch. Guerre.)

valle, doat le fort avait capitulé le G. Le fort était rempli d'ennemis que les Polonais tiendraient en échec s'ils tentaient une sortie pendant la bataille. Le corps de gauche, divisions Grouchy etLemoine, était commandé par Pérignon. Ce général joignait, à une grande bravoure, une connaissance parfaite du pays. Ses troupes font, dans l'Apennin, un long détour. Partagées en 2 colonnes, elles suivent les chemins de pénétration tracés le long des rivières Stura et Bormida; elles enlèvent Terzo au général Bellegarde ; elles occupent Acqui^ Rivalla-Bormida, Capriata d'Orba, F'rancavilla et Pasturana, point où Pérignon apprend que Watrin, descendu de Gavi au pas de course, avait pénétré de force dans Novi. Ces marches et opérations de guerre avaient été exécutées les 11, 12, 13 et 14 août.

Moreau avait suivi le général Joubert qui allait s'installer, dans Novi, au palais Jérôme FJurazzo. Cette petite ville, alors le dernier rempart de la Ligurie, devait être couverte parle centre de l'armée française, qui en ferait, au besoin, un réduit pour arrêter les coalisés. Mais, pour assurer de ce côté la sécurité des Républicains et la liberté de leurs manœuvres contre les habilaulsqui restaient encore hostiles, quoiqu'ils eussent été, cependant, fort maltraités par les Busses -, Saint-Cyr prenait des mesures énergiques. 11 faisait occuper militairement les (daces et les rues.

1. Suchet au Minisire de la Guerre : « Le 25 thermidor. — Nos troupes ont passé la Bormida et sont entrées hier dans Acqui. L'ennemi a perdu 30 dragons et 150 prisonniers. L'armée se trouve réunie sur un seul point. Elle couvre Gônes avec 36 ou 38.000 combattants. » (Arrh. Guerre.)

2. Le G août, un capitaine du nom de Krieger, appartenant à l'etat-major de Souvarow, se porta a tous les excès, menaça le»

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Cette retraite, que les Austro-Russes avaient exécutée ie 14 ; l'abandon des derniers contreforts de l'Apennin, autant de forteresses naturelles faciles à défendre ; des rapports inexacts, portant les forces de rennemi à 22.0IX> combattants seulement' ; la

magistrats ilc la ville de les faire bàtonner, surtout Jacques Cortës, président de la municipalité. La veille, on avait réquisitionné (les provisions de bouche au nom du prince Bagration, aljn de Tormer l'approvisionnement du Tort de ScrravaHe, que commandait le capitaine Hussimann. (Arch. de Novi.)

1. Les forces de Tarmée austro-russe, dite de bataille, étaient le U ao(it : Coqjs de Rray,Uelie«;ardo et Ott, 3 bataillons Nadasky, 3.380 hommes ;3 bataillons Mitrowski, 1.548 hommes ; 3 bataillons Terski. 2.700 hommes :3bataillons Deutschmeister, 2.700 hommes ;

2 bataillons M'ukassowich, 1.277 hommes; 2 bataillons Reuhl, 1.690 hommes; 2 bataillons Lattermann, 1.339 hommes; 2 bataillons Oguliner, 1.76»homnies; 1 bataillon Eczluiner, 1.074 hommes ;

3 bataillons Staray, 2.517 hommes; 2 bataillons Gyulay, 1.370 hommes ; 2 bataillons Dranien, 1.417 hommes ; 2 bataillons Huff, 1.500 hommes; 6 escadrons Kaiser-dragons, 888 hommes; 6 escadrons Archiduc-Joseph-dragons, 906 hommes ; 8 escadrons Archiduc- Joseph hussards, 836 hommes. — Total, 30 bataillons et 20 escadrons, 26.811 combattants;

Corps russe du général de cavalerie Dcrfelden. Troupe de Bagration : 2 bataillons de chasseurs Prince-Uagration, 571 hommes ; 2 bataillons de chasseurs Miller, 618 hommes; 1 bataillon grenadiers Lomonosoff, 409 hommes; 1 bataillon grenadici*s Dcndrygin, 40*) houimes ; 1 bataillon grenadiers Sanaieti, i30 hommes; 1 bataillon grenadiers Kalemin, ^84 hommes; 4 régiments de cosaques : DenisoU , 476 hommes; Grekotf, 476 hommes; SemiornikolT, 501 hommes; Sytschoff, 495 hommes; 6 escadrons de Karatschaydragons, 840 hommes. Troupe de Miloradowitch, 2 bataillons Daihein, 1.266 hommes ; 2 bataillons Jeune-Bade. 1.217 hommes; 2 bataillons Miloradowitch. 1.237 hommes. Héserve de Derfelden, à RivalUi : 2 bataillons de grenadiers Rosenberg, «-ommandés par Tschubaroir, 1.132 houimes ; 2 bataillons de mousquetaires Fôrster, 1;229 hommes; 2 halaillons de mousquetaires Schweikowski. 1.140 hommes ; 2 bat^iillons de mousquetaires Tyrtotf, 1.152 nonunes ; 2 bataillons de mousquetaires Baranowski, 1.474 hommes. Total : 24 bataillons, 6 escadrons, 4 régiments de cosaques, 15.:).")2 combattants;

Corps de Mélns, caujpé à Hivalta : Division Frôhli<-h à 5 brigades, prince Liechtenstein, Landon, Lusignan, Mitrowski et .Nobili : 1 bataillon grenadiers Pertusi, 399 hommes ; 1 batailUm grenadiers tierschen, 627 hommes; 1 bataillon grenadiers VVeisenwolf, 673 hommes: 1 bataillon grenadiers Morzin, 693 hommes; 1 bataillon grenadiers SchiaU'cnaii, .108 hommes; 1 bataillon grenadiers Paar, 321 hommes : 1 bataillon grenadiers Hohenield, 221 hommes; 1 bataillon grenadiers Weber, 275 hommes; 3 ha-

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nouvelle assurance que la garnison de Manloue retenait toujours de Kray et 3U.0l)0 hommes sur la. rive gauche du Pu ; enfin, l'espérance de voir Champi#>iJnet descendre à grands pas du Monl-Ceniset tornher comme une avalanche, qu'aucun obstacle ne j>eut arrêter, sur le flanc droit de Souvarow, en fallait-il davantage pour inciter Joubert, toujours présomptueux, à livrer bataille ?

Foutefois, avant de prendre une décision ferme, il consulta ses généraux. Plusieurs proposèn^nt d'attendre, d'observer Tattitudede Tennemi au lieu de s'engager h fond. Moreau, qui parla le dernier, déclara que la retraite tellement précipitée des alliés, devait cacher un piège tendu par Souvarow ; puis ildémontra quelle imprudenceon commettrait, étant donné l'infériorité numérique en cavalerie des Français, de s'aventurer dans une plaine immense où le moindre revers pourrait être suivi, le lendemain, d'une défaite totale.

Des conseils si sensés prévalurent. Resté en proie à l'inquiétude, Joubert remit au lendemain la nouvelle réunion du conseil de guerre. Il veilla. A

taillons Kurstenberg, 2.081 hommes; 2 bataillons Stuart, 1.:>IG hommes ; 6 escadrons de Lobkowilz-dragons, 591 hommes. 6 escadrons Levenher-dragons, 667 hommes; 6 escadrons du 5' régiment de hussards, 524 hommes. Total : 13 bataillons, 18 escadrons, 9 099 hommes

Ces 3 corps avaient, artillerie et sapeui-s, 3.700 hommes, ce qui porte rellectif des combattants, pour la journée du 15 août, à *);1.162 soldats.

En cas dtMhcc, Souvarow pouvait appeler sa deuxiëuie réserve, corps du général Hosenberg et du général Hohenzollern commandant les dragons de Wurteiiberg, ayant 11 bataillons, 6 escadrons et 2 régiments de cosaques. 8.272 hommes, puis le corps d'Alcani, assiégeant le château de Tortone, dont la force était de 10 bataillons et 2 escadrons, o.2H3 hommes. Total de la deu.\iéme réserve, 13..")3:j combattants.

La force totale de l'armée austro-russe était de 68.697 combattants ou, plutôt, de 72.000, en comptant les auxiliaires piémontais.

11 heures du soir, un courrier vint lui annoncer que Tartillerie russe, après avoir manœuvré devant Novi, battait en retraite vers Alexandrie.

La droite des alliés était sur pied, coupait des vignes, ouvrait des chemins. Dans quel but ? L'étatmajor français ignorait môme la nationalité d'un gros corps qui s'appuyait à TOrba. Un paysan de Pasturana disaitavoir vu passer, de son champ, des habits blancs et peu après des habits verts.

N ayant pas reçu d'instructions pour marcher ou se battre le lendemain, Tarmée républicaine se livra au repos; et sa couche fut le sol que Tintense chaleur de la journée avait durci. Une nuit étoilée couvrit le camp, ouvert sur une ligne immense.

Soudain, une vive fusillade réveillait les Français, à Taube du 15 août. Lavant-garde du général Kray abordait la gauche du corps de Pérignon ; et, par là, on apprenait enfin, d'un déserteur, que Manloqe avait capitulé.

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