‹ Les campagnes de 1799. Souvarow en ItalieChapitre 69 sur 112 · Rapport de Guérin. (Arcli. Guerre j · texte numérisé non relu

Rapport de Guérin. (Arcli. Guerre j

seur qui, dix fois faisait volte-face et dix fois était ramené au combat par ses officiers.

Pendant que s'accomplit regorgement de ces braves, une brume légère et bleuâtre enveloppe les collines. Le soleil n'est plus, au bas de l'horizon, qu'un globe incandescent, immense. Il n'y aura pas de crépuscule dans le soir de celte horrible journée. Trois maisons de Pasturana sont en feu. La tuerie est éclairée par les plus sinistres clartés. Au milieu des flammes, les corps de plusieurs blessés grésillent. Une terreur envahit les paysans, qui pleurent ou gémissent. Le drapeau que tenait Grouchy lui est arraché ; il place un chapeau à la pointe de son épée pour rallier les combattants ; sa voix tonne, entre les fusillades, pour exhorter au devoir ; il reçoit six coups de sabre et tombe épuisé entre des cadavres ennemis ; la poussière, la poudre et le sang souillent son uniforme déchiré. Son dernier geste, avant l'évanouissement, indique à Pérignon, combattant aussi, dans la phalange héroïque, de le remplacer. Son courage lui adonné le droit de commander à ce moment un supérieur qui s'alfaise bientô tsous les coups reçus. L'aidede camp Dast, l'officier d'état-major Chevalier, le marquis de Rivalta, adjudant de Colli, sont tous couverts de blessures ; ils font face, quand môme. Colli reçoit cinq coups de baïonnette ^ Les 2 bataillons des 68" et 74* n'ont plus, à huit heures et demie, que 30 hommes valides. Le reste est mort, blessé ou disparu.

Bagration arrivait dans Pasturana avec ses gre-

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