‹ Les campagnes de 1799. Souvarow en ItalieChapitre 76 sur 112 · Rapport militaire. Bibliothèque de Savone · texte numérisé non relu

Rapport militaire. Bibliothèque de Savone

gnaient mal ; il leur demandait aussi des nouvelles de Massena, mais en vain^ Cet intrépide soldat, dont Tennemi avait sans doute intercepté les lettres, était-il descendu dans les plaines lombardes? L'illusion trompait ces vaincus de la veille, qui, oublieux de leurs misères passées, voulaient marcher à la rencontre des frères d'armes attendus; et ils n'étaient plus que 25.rX)(J.

Dombrowski, le nouveau chef des Polonais, descend le cours de la Stura, arrive le 8 septembre à Ovada, pendant que Watrin, qui forme le centre d'une armée rapidement formée, chasse les Croates de Novi, s'avance vers Pozzolo, occupe ce bourg à trois heures d'après midi. Mais le gouverneur d'Alexandrie, effrayé par cette pointe si rapidement poussée, envoie contre les Républicains 6 pièces de canon et 2.000 cavaliers. Menacé d'être enveloppé, Watrin rétrograde au pas ordinaire ; il passe à droite de Serravalle pour aller établir ses campemenls, à huit heures du soir, devant Gavi; il n'a perdu, dans son expédition, que 8 blessés et 14 prisonniers. Lui-môme ramène 6 prisonniers, par lesquels il apprend que Massena se trouve engagé loin du Milanais. Cette fâcheuse nouvelle assombrit singulièrement les visages des hommes qui avaient vu, un moment, comme assurée, la nouvelle conquête de l'Italie.

Néanmoins, les troupes veulent tenir la campagne ; leur volonté s'affirme encore le 10, lorsque

1. Souvarow avait raison, lorsqu'il écrivait : « Espions, Gènes, nouvelles, et changent à tout moment, il faut agir selon la reson si on ne veut pas être somnambuleux, peut méfie de leurs avis, la pluspart sont de doubles espions et ne en se pas trop se risquer, pour en avoir des vrais nouvelles. » (Miliutin, 11* vol., p. 510.)

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la brigade Darnaud rentre de vive force dans Novî, incendie les magasins autrichiens et dompte l'habitant, rebelle à nos lois. Prise inutile, puisqu'il faut évacuer la ville le 12, sous le feu de plusieurs régiments. Aussi, Dombrowski se voit-il obligé de reculer vers Gènes.

Du 13 au 25 septembre, il n'y eut, entre les belligérants, aucun engagement. Toutefois, des patrouilles circulèrent pour renseigner Watrin ^.

Evénement prévu, Champiounel a été nommé général en chef de Tarmée d'Italie. Le 21 septembre, dans Cornegliano, il reçoit les services des mains de Moreau, qui doit se rendre sur le Rhin. Championnet avait organisé un corps de 12.000 hommes, de cette armée des Alpes, jusquelà si peu active, et qui, divisé en brigades, prit Toffensive. Ces brigades s'avancèrent sous Compans à Coni 2 ; sous Lesuirre, à Suze ; sous Malet, vers Aoste, pendant que la division Duhesme menaçait Fenestrelle, Pignerol et Rivoli, manœuvre qui forçait les Autrichiens, restés en masse autour d'Asti, à marcher d'abord sur les troupes républicaines éparsos de Fossano à Savigliano ; leur puissant elTort aboutissait, rejetant Compans dans Coni, où il se distinguait par une belle résistance. Les autres diversions des Français échouèrent toutes.

1. 16 septembre. — Les reconnaissances du jour n'ont rien appris de nouveau. Il paraft que l'ennemi n'a pas <le forces consKiérables sur mon front. Je les évalue à environ 6.000 hommes^ parmi lesquels beaucoup de cavalerie à Pozzolo.

« Les rapports des espions disent que SwarotT est parti pour la Suisse avec tous les Busses et qu'on attend l'archiduc Charles pour couunander l'armée en Italie. La force de l'armée ennemie est sous Turin. » (Arch. Guerre.)

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