‹ Les campagnes des armées françaises (1792-1815) [microform]Chapitre 10 sur 73 · LA DÉFENSE DES FRONTIÈRES · texte numérisé non relu

LA DÉFENSE DES FRONTIÈRES

pWnt sans retour avec les Jacobins, fit arrêter les com- \ missaires conventionnels et les livra aux Autrichiens (1^'' avril). La trahison parut un moment réussir. Mais la France de 93 n'était pas mure pour un coup d'Etat militaire. L'armée était trop près delà nation :1a Béyolution, en V introduisant tant d'éléments nouveaux, avait détruit pour un temps l'esprit de caste; les volontaires, tous révolutionnaires zélés, l'artillerie, qu'enfiammait un ardent

esprit républicain, se déclarèrent contre Dumouriez. Le 4 avril, les volontaires du 3^ bataillon de l'Yonne tirèrent des coups de fusil sur le général; des groupes isolés, puis des bataillons, puis tout le parc d'artillerie, puis l'armée entière abandonnèrent le camp de Maulde; Dumouriez, suivi de quelques centaines d'hommes, s'enfuit sur le territoire autrichien, et ses troupes reconnurent l'autorité de la Convention.

Sur le Rhin se passaient des événements tout aussi peu

favorables à la France. ...

Custine avait fait la révolution h Mayence, mais il s était montré aussi timide et incapable à la guerre que violent dans ses proclamations. 11 disposait de ressources assez limitées pour défendre Mayence : 25,000 hommes étaient cantonnés hors de la ville,*^entre le Rhin et la Nahe. Ils durent se replier au premier mouvement offensif de Brunswick et du roi de Prusse. Le 21 mars, les Prussiens passèrent le Rhin à Bacharach. Custine, battu sur la Nahe, se retira sur Alzey et sur Worms, en laissant dans Mayence une forte garnison de 22,000 hommes. Sa retraite se changea vite en une sorte de débandade : 1 armée de la Moselle ne le soutint pas ; Custine rentrait le !«• avril ii Landau, victime de la panique de ses troupes et de sa propre incapacité. Les Prussiens investirent

Mayence.

Les nouvelles du Rhin et des Pays-Bas soulevèrent a Paris de furieuses passions contre les chefs militaires. Les partis exaltés en prirent texte pour demander la mort des généraux traîtres, la destitution des oiWciers ci-deiuint

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