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leurs positions. Mais, sur la gauche, Miranda avait cédé devant Tarchiduc Charles et s'était replié en désordre vers Tirleniont, sans même avertir Dumouriez. Celui-ci vint trop tard à l'aile gauche pour réparer le mal : il dut suivre le mouvement de son lieutenant. Les Français se retirèrent avec lenteur sur Tirlemont et Louvain. Chacun des adversaires perdait environ 2,000 hommes. De nouveau le moral de l'armée française fut fortement atteint, et sa décomposition se précipita.
Dumouriez avait joué sa partie le 12 mars contre les Jacobins, en écrivant à la Convention, et le 18 contre Cobourg, en lui livrant bataille. Les deux parties étaient liées. Après Neerwinden, ses chances de succès contre les ennemis de l'intérieur étaient fort diminuées. L'instrument sur lequel il comptait, l'armée, fondait entre ses mains. « Des compagnies entières partaient pour la France avec armes et bagages fJoniinij». Il n'y avait que défiance et mollesse chez les vieux oHiciers, indiscipline chez les jeunes. Après une dernière résistance à Louvain, le 21 mars, les Français évacuaient Bruxelles sans combat et se retiraient vers la frontière du Nord. Dumouriez se décida à s'entendre avec les Impériaux. Le 2G, il vit Mack et lui promit d'évacuer la Belgique ; puis il développa son plan pour la marche sur Paris et la restauration du trône, exigeant seulement des Autrichiens la promesse de respecter l'intégrité du territoire français. Le 31 mars, l'armée, qui ne comptait plus que 15,000 hommes organisés, était repliée en deçà de la frontière, à Saint-Amand et à Maulde.
A Paris, les menées de Dumouriez étaient depuis quelque temps soupçonnées. L'orage éclata à la divulgation de sa lettre du 12 mars à la Convention. Danton fit le voyage de Belgique pour ramener le général par hi douceur, et n'y put réussir. La Convention manda Dumouriez n Paris ; elle lui envoya les représentants Camus, Bancal et Quinette et le ministre de la guerre Beurnonville pour
lui signifi
er sa destitution. Dumouriez, rom-