‹ Les campagnes des armées françaises (1792-1815) [microform]Chapitre 12 sur 73 · LA DÉFENSE DES FRONTIÈRES · texte numérisé non relu

LA DÉFENSE DES FRONTIÈRES

Nord et les désordres de la garnison forcèrent Ferrand à capituler (28 juillet). Maîtres de ces deux villes, les Autrichiens avaient démantelé la frontière de fer de Vauban. Le nouveau Comité de salut public se venoea par la guillotine. Dès le 12 juillet, Custine avait été rappelé. Il fut arrêté le 22, mis en jugement à la nouvelle de la capitulation de Mayence, son ancienne conquête. Comme général de l'ancienne armée, il encourut les reproches

de trahison et d'aristocratie, et le tribunal révolutionnaire prononça contre lui la sentence de mort.

Sur les Alpes, deux armées, l'armée des Alpes et Tarmée du Var, défendaient la frontière contre les Austro- Piémontais. Du côté des Alpes-Maritimes, une panique dispersa les républicains, le 12 juin, devant les formidables positions de Saorgio, ce qui entraîna l'exécution de deux généraux. Du côté du Dauphiné et de la Savoie, la révolte de Lyon lia bientôt les mains à Kellermann' général de l'armée des Alpes. Il dut détacher deux divisions vers Lyon. Les Piémontais projetèrent de reprendre la Savoie.

Aux Pyrénées, la France n'avait guère d'autre ressource que les bataillons de nouvelle levée du Midi, peu expérimentés et peu solides. Lorsque les Espagnols Ricardos et La Union attaquèrent avec 25,000 hommes les Pyrénées-Orientales, ils pénétrèrent aisément en Roussillon. Les volontaires du général républicain Fiers furent battus à Céret (20 avril), mis en déroute au Masd'Eu (19 mai), malgré les efforts de Dagobert. Prats de Mollo et Bellegarde tombèrent aux mains des Espagnols. Toutefois le circonspect Ricardos renonça pour un temps à l'offensive, après son échec de Nier(17 juillet). Ce n'était qu'un répit passager. Aux Pyrénées-Occidentales, les républicains furent battus sur la Bidassoa. Longtemps ils ne purent réparer ces défaites. A mesure que leurs bataillons s'aguerrissaient, le Comité les faisait partir pour la Vendée.

Partout le péril avait reparu, plus menaçant au mois Vallaux- o

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