‹ Les campagnes des armées françaises (1792-1815) [microform]Chapitre 15 sur 73 · LA DÉFENSE DES FRONTIÈRES · texte numérisé non relu

LA DÉFENSE DES FRONTIÈRES

s'était emparé du Quesnoy. Il eut peur de se trouver en l'air et de voir revenir sur lui Cobourg victorieux : il évacua Menin, voulut masquer sa retraite par une contreattaque, et cette attaque se changea en une panique générale (15 septembre). Le Comité destitua Houchard, le fit arrêter, l'envoya devant le tribunal révolutionnaire, et Houchard fut condamné à mort.

Malgré ces défaillances et la prise du Quesnoy, Ilondschoote était un grand succès qui rairermit le moral des troupes. Carnot fit nommer Jourdan à la place de Houchard ; l'armée du Nord fut portée à 130,000liommes, dont 100,000 capables de fiiire de suite campagne. Carnot et Jourdan les répartirent en grands camps retranchés, places d'exercice et de résistance. L'un d'eux était à Maubeuge, commandé par Ferrand et Chancel.

Cobourg s'émut peu de l'échec du duc d'York et poursuivit sa guerre de sièges. Après le Quesnoy vint le tour de Maubeuge. Le 29 septembre, il bloqua cette place et soil camp retranché. 11 était d'autant plus urgent de les secourir, que les troupes de Maubeuge furent bientôt réduites à la demi-ration.

Carnot, qui avait déjà fait en septembre une tournée d'inspection sur la frontière, y revint en octobre diriger le déblocus de Maubeuge. 50,000 hommes étaient rassemblés à Guise. Le 12 octobre, Carnot et Jourdan les portèrent sur Avesnes ; Jourdan ordonna à un corps détaché de l'armée des Ardennes de le flanquer à droite vers Sobre-le-Chateau. Les Autrichiens couvraient le blocus sur les plateaux de Doulers et de Wattignies*. Le plan de Carnot et de Jourdan était, le 15, de profiter de la supériorité numérique des républicains et de déborder l'ennemi sur les deux ailes, à gauche vers Saint-Waast, à droite vers Dimont. La prise de ces positions détermina Jourdan et Carnot à ordonner l'attaque au centre, vers Saint-Aubin et Doulers. Mais, dès que les Français attei-

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