Voir la carte 1, p
ger de Pirmasens, en raison des complications polonaises. Les Français vinrent l'v chercher. L'armée de la Moselle sous Moreaux attaqua Pirmasens (14 septembre). Mal commandée, composée pour une bonne part de paysans de la levée en masse, elle fut mise en déroute et se retira derrière la Sarre. Les Prussiens avancèrent jusqu'à Ilornbach et Blieskastel. Ce succès et la nouvelle du deuxième partage de la Pologne encouragèrent Brunswick et Wurmser à tenter de frapper un coup décisif. Ils résolurent d'emporter les lignes de Wissembourg.
Les deux armées françaises du Rhin et de la Moselle étaient dans une extrême confusion. Les états-majors étaient bouleversés. Les généraux changeaient sans cesse. Les hasards de l'ancienneté avaient amené à la tête de l'armée du Rhin un vieux troupier nommé Carlenc, qui ne sut faire autre chose que ranger ses régiments sur la frontière dans l'ordre de leurs numéros, et prescrire une prompte retraite dès que l'ennemi parut. Sous un pareil chef, les troupes étaient plus affaiblies et découragées que jamais. Les représentants Lacoste et Baudot prenaient des mesures de terreur, et non de défense nationale.
Les alliés n'eurent qu'à se présenter devant Wissembourg pour que tout lâchât pied. Le 13 octobre, tandis que Brunswick menaçait la gauche française vers Wœrth, Wurmser attaqua de front sur la Lauter. La panique saisit les sans-culottes, qui s'enfuirent sur Ilaguenau et Strasbourg : à peine avaient-ils perdu 1,000 hommes, tant leur résistance avait été faible. Wurmser entra en Alsace, où il fit une guerre de contre-révolution. Le corps émigré de Condé marchait à l'avant-garde. Les Impériaux firent appel aux nobles d'Alsace parents et alliés de la famille de leur général. Celui-ci fut reçu à Ilaguenau en triomphe. Il noua des intelligences avec Strasbourg et espéra se faire livrer la ville.
Le péril eût été grand, si Wurmser avait poussé en avant avec audace , ou s'il eût été soutenu par Brunswick. Mais Wurmser était la circonspection même, et Bruns-