‹ Les campagnes des armées françaises (1792-1815) [microform]Chapitre 20 sur 73 · LYON, TOULON ET LA VENDEE · texte numérisé non relu

LYON, TOULON ET LA VENDEE

Sommaire. — Los guerres civiles. — Lyon : mouvement girondin et royaliste.

— Siège (le Lyon : Dubois-Granoé (aoùt-septemhrc 1793). — Prise de Lyon (9 octobre). — Toulon : les royalistes et les Anglais. — Le port et la ilollc livrés aux Anglais (27 août). — Siège de Toulon : Dugomniier et Bonaparte.

— Prise de Toulon (19 dccendjre). — La Vendée. — Causes et caractères de la guerre de Vendée. — Progrès de l'insurrection (mars-mai 17!t;{). — Prise de Saumur (9 juin). — Organisation des Vendéens. — Echec des Vendéens devant Nantes (29 juin). — Désarroi des répid)licains ; Biron. — Nouveaux revers des républicains. — L'armée de Mayencc en Vendée. — Le plan de Saumur (2 septembre) ; Canclaux et Rossignol. — Échec du plan de Saumur: Torfou (19 septembre), Montaigu (21 septend)re), Coron (18 septembre). — L'armée de l'Ouest. — Marceau et Kleber. — Bataille de Cholel (17 octobre).

— Les Vondé(yis au delà de la Loire (18-19 octobre). — Marche sur Granville. — Entrâmes (20 octobre). — Rossignol commandant eu chef des républicains. — Echec des Vendéens devant Granville (14 novembre). — Rossignol battu à Anirain (21 novembre). — Retour des Vendéens vers la Loire. — Commandement de Marceau. — Angers (4 décembre). — Bataille du Mans (12-13 décembre). — Bataille de Savenay (23 décembre;. — Fin de la grande guerre de Vendée.

La Révolution fit peut-être moins en contenant Wurmser et Cobourg qu'en écrasant les rébellions de l'intérieur.

La guerre catholique et royaliste, qui avait de fait commencé dans l'ouest en 92, devint déclarée après la mort de Louis XVI et la levée de 300,000 hommes. La tyrannie montagnarde du 2 juin souleva de vives colères dans les provinces et particulièrement dans celles du sud-est. Il fallut une action militaire très sérieuse pour triompher des résistances de Lyon et de Toulon.

la rive droite, au confluent du Rhône et de la Saône. Le 24 septembre, ils enlevèrent la redoute d'Oullins. Le 26, Doppet vint diriger l'armée, à la place de Kellermann destitué. Dans la nuit du 27 au 28, les républicains s'emparèrent des hauteurs de Sainte-Foy et du pont de la Mulatière. La ligne de défense de Lyon était brisée ; Dubois-Crancé et Doppet n'allèrent pas plus loin pour le moment et négocièrent. Ils voulaient occuper la ville sons pertes et sans nouveau combat. Dubois-Crancé porta la peine de cette conduite, car il ne tarda pas à être rappelé et fut même sous le coup d'une arrestation. Couthon le remplaça le 5 octobre, mais, avant l'assaut, la remise de la ville fut consentie verbalement. Précy et Virieu, avec les royalistes de marque qui n'avaient aucune grâce à espérer, tentèrent de se faire jour le 8 octobre h travers les républicains : la plupart périrent en combattant; Précy parvint à se cacher. Le 9 octobre, les troupes républicaines prenaient possession de Lyon sans trouble et sans combat, sans exercer de représailles. Les massacres juridiques ne commencèrent que plus tard.

Toulon fut plus didicile à réduire que Lyon, car les coalisés purent y prêter un appui efiectifà la révolte. Le mouvement de résistance au gouvernement jacobin n'y fut d'abord qu\in contre-coup du fédéralisme du Midi. A Marseille et dans les environs s'étaient formés des groupements insurrectionnels. Les bandes fédéralistes s'avancèrent jusqu'aux environs de Pont-Saint-Esprit. Carteaux les fit reculer, les repoussa sur la rive gauche de la Durance, et les battit à Septème le 25 août. Ces événements décidèrent de la soumission de Marseille. Les débris des fédéralistes s'enfuirent vers Toulon, où ils étaient siirs de trouver un refuge. De longue date, la bourgeoisie toulonnaise et la marine étaient hostiles au gouvernement révolutionnaire. A la faveur de l'anarchie qui avait suivi le 2 juin, Toulon s'était presque afïranchie, et ne pouvait souftVir que l'armée de Carteaux la remît, par son arrivée prochaine sous l'autorité conventionnelle.

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