‹ Les campagnes des armées françaises (1792-1815) [microform]Chapitre 24 sur 73 · SL · texte numérisé non relu

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curé de Saint-Laud d'Angers, que germait dès les premiers jours l'idée de greffer sur « Tinsurrection catholique » une (( insurrection royale » pour relever le trône avec le secours de l'étranger. Mais les yeux de la majeure partie des Vendéens ne dépassaient pas l'horizon de la Vendée. Ils commencèrent contre les bleus une o-uerre d'un genre nouveau. Contre les détachements en marche, ils faisaient une guerre de coups de feu adroitement ajustés, tirés des levées et des haies par un ennemi invisible ; contre les postes, c'étaient de continuels coups de surprise : les brigands s'en approchaient peu à peu sous le couvert ; ils fonçaient dessus tout d'un coup en poussant des hurlements sauvages ; le plus souvent les républicains épouvantés cédaient ; si le poste était trop fort, les royalistes en étaient quittes pour s'égailler à droite et à gauche, et ils perdaient très peu d'hommes à ce jeu.

La Convention n'eut pendant longtemps a leur opposer que des gendarmes et des gardes nationaux, effrayés d'une pareille guerre et des cruautés commises par les brigands, commandés par des chefs incapables ou ivrognes, sauf quelques exceptions. Soudards présomptueux et gardes nationaux poltrons subirent défaite sur défaite.

On confia d'abord à Berruyer, établi à Nantes, le soin d'écraser la révolte. Ses colonnes se firent battre à Coron le 16, et à Beaupréau le 23 avril. Les Vendéens, dès la fin de mars, avaient commencé l'attaque des villes patriotes : ils échouèrent contre les Sables, défendues par Boulard (29 mars), et ne purent s'emparer de la côte, ce qui retarda pour longtemps leurs communications avec l'Angleterre. Mais de tous les autres côtés ils balayèrent les garnisons républicaines: le 5 mai, ils s'emparèrent de Thouars; le 25 mai, ils mirent les républicains dans une indicible déroute devant Fontenay-le-Peuple, cheflieu de la Vendée, et se saisirent de la place ; puis ils écrasèrent des colonnes patriotes à Doué et à Montreuil-

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