‹ Les campagnes des armées françaises (1792-1815) [microform]Chapitre 46 sur 73 · Voir la carie 6, p · texte numérisé non relu

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point que Souworof croyait à la nécessite d'une fiuatrième f*:';',",'-'-,,^'"!^ les trois journées de la Trebbia avaient coûte a Macd<.nald la moitié de ses soldats. A peine lui restait-d 18,000 combattants; il était menacé devoir sa retraite coupée vers l'Apennin; il décampa dans la nuit clu IJ au .'0, et rentra dans la montagne par le chemin qn II avait pris pour venir. De son coté, Moreau s'était avancé trop tard ; il n'arrivait à Tortone que le 19; puis Il s amusa à battre le corps de Belle-ardc, laissé par houworo pour masquer ses mouvements. La démonstration de Moreau n eut aucun résultat. Il apprit à la fois la bataille de la Trebbia et la chute de la citadelle de Turin ce qui le fit rentrer de suite dans les montarnies. I.e plan des français avait complètemeut échoué ; l'armée de iNaples inutiléc, réduite à une extrême détresse, se joignit a 1 armée d'Italie par la rivière de Gènes. Cette reunion des débris de Cassano et de la Trebbia n'était plus pourSouworol une menace sérieuse. Tout espoir de recouvrer l'Italie était interdit pour quelque temps aux républicains. Le Directoire furieu.x se hâta de destituer Macdonald et Moreau.

Après un succès si éclatant, il eût été facile à Souworof d achever I expulsion des Français en les jetant à la mer Il s arrêta comme l'archiduc Charles après Stokach sur un ordre venu de Vienne. On lui prescrivit de ne' rien entreprendre avant la prise d'Alexandrie et de Mantoue Le siège de Mantoue préoccupait avaut tout les Autrichiens. L imjjortance de cette place en 1796 les illusioa-

Krav et 22,000 hommes.

L'inaction des Austro-Russes permit au nouveau Directoire du 30 prairial de songer h la revanche. Il donna

e commandement de l'armée d'Italie h Jouberf, sur qui Ion fondait uu vif espoir, car, par sa jeunesse, son activité ses succès dans la campagne de 1797 et son amour ae la gloire, il semblait plus que tout autre capable de remonter et d'entraîner les soldats. En outre, il recul

des renforts. Joubert trouva la situation fort alarmante sur la riviè're de Gènes : les troupes soufi'raient de maladies épidémiques et d'une affreuse disette, dans leurs cantonnements au milieu de l'Apennin. 11 prit conseil du o-énéral diso-racié, Morcau, à qui l'unissait une solide amitié; il parvint à réunir, le 28 juillet, 50,000 hommes vers le col de la Bocchetta et sur le revers de l'Apennin ; à sa gauche, se formait une nouvelle armée, dite armée des Alpes, commandée par Championnet. Comme en 1 790, une longue ligne française menaçait le Piémont et la Lombardie. Le 10 août, Joubert concentrait ses forces entre la Bormida et la Scrivia ; il s'emparait de Novi, résolu à prendre promptement TofTensive vers Alexandrie et Tortone. Comme il supposait les Austro-Russes réduits h 30,000 hommes, il ne doutait pas de les battre. Mais Joubert ignorait qu'à ce moment même, Souworof concentrait en ses mains toutes les forces alliées en Italie. Les deux capitulations d'Alexandrie et de Mantoue (-22-30 juillet), lui permirent de réunir à ses troupes les deux corps de siège et notamment celui de Kray. Entre Tortone et Alexandrie se forma toute l'armée austro-russe. Souworof supposa que les Français visaient h délivrer la citadelle de Tortone, encore occupée par une garnison républicaine ; il en conclut que Joubert déboucherait en masse par la vallée de la Scrivia ; aussi il y entassa de son coté tous les Russes de Miloradovitch et les Autrichiens de Mêlas, et se persuada que les troupes qui se montraient sur le Montc-Rotondo et sur les hauteurs de Novi, n'étaient point le corps principal ^

Quant à Joubert, il vit clairement, le 14 août, des hauteurs de Novi, qu'il avait devant lui toute l'armée alliée, ce qui était bien fait j)our ébranler ses résolutions d'offensive. Ses généraux lui conseillaient de battre en retraite, d'attendre qu'il put agir de concert avec Champion-

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