Voir la carte 2, p
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les arrêtait. De nouvelles hésitations s'étaient emparées de l'esprit du général prussien : il pensait que le moment était mal choisi pour assaillir les Français et que rien ne serait plus chanceux qu'une bataille rangée; il se décida h ne pas la risquer. 11 se contenta donc de continuer une inutile canonnade. 11 maintint en place son infiinterie jusqu'à la fin du jour; puis l'armée prussienne revint au bivouac de la Lune, découragée par sa démonstration impuissante, chacun pensant et répétant le mot de Wolfradt : « Xous ne sommes pas vainqueurs, donc nous sommes battus. »
Quelques centaines d'hommes seulement avaient péri : raffaire de Valmy n'était qu'une escaiinouche, et pourtant son résultat moral égala celui de dix batailles. Chez les soldats français, le caractère impressionnable de la race les fit passer de l'anxiété, état d'esprit avant-coureur des défaillances, à une confiance entière : ils songèrent moins à accuser leurs chefs de trahison et à s'enfuir devant quelques escadrons de cavalerie. Les plus intelligents sentirent qu'une puissance nouvelle apparaissait au monde : la Révolution militaire venait de naîtie, elle s'était montrée à l'Europe et l'Europe n'avait pas osé a H router le combat. Les Prussiens avaient perdu l'occasion de tenter l'oirensive et cette occasion ne se représenta plus : dès la nuit du 20 se})tembre, Kellermann se hâta de réparer la faute qu'il avait commise en se plaçant trop en l'air : il se posta sur les deux bords de l'Auve, de Voilemont à Dommartin, et couvrit mieux que jamais Sainte-Menehould.
La position des Prussiens devenait extrêmement dillicile. La dysenterie décimait l'armée. Bivoua([uée sous une pluie persistante, dans ces plaines infertiles de Champagne, elle ne tirait rien du pays et était obligée de tout attendre des convois qui lui parvenaient avec peine par le long détour de Grand-Pré. Le moral de l'armée se ressentait fort de sa mauvaise situation : chacun sentait que l'expédition n'avait plus de but, car on ne visait ni Paris, au(|uel on tournait le dos, ni l'armée française,
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VALMY ET JEMAPl^ES
que Ton n'osait attaquer. Les fallacieuses promesses des émigrés n'aboutissaient donc qu'à enliser les meilleures troupes prussiennes dans les boues de Champagne, et à faire de leur roi la risée de l'Europe!
Brunswick se sentait responsable en partie de cet avortenient ; il était plus (jue toul antre obsédé d'images désolantes; il ne cherchait <|u un moven honorable de se tirer d'une passe aussi fâcheuse. Dumouriez le lui fournit, en parlementant et en négociant avec les chefs prussiens tant que ceux-ci voulurent. Le général français poursuivait un double but : peut-être d'heureuses négociations détacheraient-elles la Prusse de la coalition ; en tous cas, on pourrait amener les Prussiens à se retirer, sans être obligé de risquer une bataille que Dumouriez, autant que Brunswick, croyait fort chanceuse. Pendant ces pourparlers, l'armée prussienne commença à battre en retraite; elle repassa le 3 octobre le défilé de Grand-Pré, sans être sérieusement inquiétée par les Français ; ce qui n'empêcha pas la retraite d'être lamentable, semant à chaque pas les morts, les malades, les débris de toute sorte. LesF^rançais de Kellermann suivirent pas à pas les Prussiens; Dumouriez, tout entier à son plan de prédilection, l'invasion de la Belgique, avait quitté l'Argonne ; Kellermann, laissé seul, conclut avec Brunswick la reddition de Verdun et de Longwy, et laissa les Prussiens quitter à ce prix le sol français (22 octobre'.
L'échec misérable de la coalition en Champagne fut suivi immédiatement d'un autre sur la frontière du Nord.
Quoique les Autrichiens des Pays-Bas, en raison de leur faiblesse numérique, fussent plus disposés à défendre leurs frontières qu'à marcher de l'avant, ils essayèrent une diversion pour favoriser la marche de Brunswick. Le duc Albert de Saxe-Teschen détruisit les ouvrages du camp de Maulde et marcha sur Lille avec un faible corps de 20,000 hommes. Avec si peu de forces, il ne comptait pas venir à bout de cette grande place au moyen d'un siège régulier: il essaya d'un bombardement (25 sep-
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tembre). Lille fit meilleure ligure que les places du Nord- Est. Elle tint bon contre les milliers de bombes que les Autrichiens lancèrent sur elle ; ni les menaces, ni l'incendie ne l'intimidèrent. Le 8 octobre, le duc Albert repassa la frontière des Pays-Bas. La défense de Lille effaça finipression fâcheuse de Verdun et de Lon^wy. Elle montra que dans les places fortes comme en rase campagne, les Français avaient repris possession d'eux-mêmes.
L'invasion était repoussée, la Convention nationale rompait sans retour avec l'ancien régime et proclamait la République (21 septembre). Aussitôt la Révolution se fit conquérante: les armées formées pour défendre le territoire se répandirent un peu à l'étourdie sur le territoire ennemi ; elles mirent à profit le désarroi et la surprise de la coalition, fières de planter paitout les arbres de la liberté et de propager les sentiments démocratiques dont s'enflammait si bien l'àme des troupes, que tous, jusqu'aux plus récalcitrants des chefs légués par la monarchie, étaient à ce moment gagnés par fenthousiasme universel.
C'est ainsi que se firent les promenades conquérantes de Montesquiou en Savoie et d'Anselme dans le comté de Nice. Le premier mit à exécution fancienne idée de Dumouriez de porter aux Alpes les limites de la France, n entra le 22 septembre en Savoie ; les Piémontais reculèrent pas à pas devant lui; Montesquiou occupa Chambéry. Peu après ce général d'ancien régime, suspect aux Jacobins malgré ses succès, fut destitué parce qu'il avait refusé d'attaquer Genève. Anselme occupa de la môme manière le comté de Nice (fin de septembre).
Les conquêtes plus retentissantes de Custine sur le Rhin coûtèrent aussi peu de peine.
Ce général commandait sur l'extrême frontière, à Wissembourg, un corps de 15,000 hommes. 11 avait en face de lui le Palatinat complètement dégarni; les dépots des alliés h Spire étaient gardés par deux régiments. La proie était trop belle et trop facile. Custine s'empara de Spire
VALMY ET JEMAPPES
Il (30 septembre), saisit Worms et Frankenthal, et exploita
tant qu'il put l'enthousiasme des populations, heureuses de se débarrasser de leurs gouvernements surannés. Il mêla à sa propagande plus de charlatanisme que d'art militaire : il annonça avec fracas ses progrès h la Convention ; il en imposa aux généraux poltrons de l'électeur de Mayence. Cette place, la clef du Rhin moven, tomba aux mains des Français (21 octobre). Les Prussiens de Brunswick achevaient alors leur malheureuse retraite ; ils craignirent que Custine ne les coupât du Rhin; ils hAtèrent leur marche vers Coblentz. Mais le général français avait en tête d'autres projets ; il ne résista pas au désir de frapper des contributions sur la riche ville de Francfort il (27 octobre). Il laissa ainsi aux Prussiens le temps de se
n/^ reconnaître et de s'apercevoir que le petit corps français se trouvait en l'air au milieu de l'Allemagne. Custine fut bientôt chassé de Francfort (2 décembre) et rejeté sur Mayence. En même temps, Beurnonville, successeur de Kellermann à l'armée de la Moselle, échouait devant Trêves (15 décembre). Ces échecs étaient de graves symptômes que l'on négligea. Ils indiquaient que la coalition, loin d'être pulvérisée, avait encore des réserves de forces et que les premiers succès des Français, ces succès d'enthousiasme qui avaient pris au dépourvu les vieux gouvernements, n'avaient pas de lendemain.
C'est surtout aux Pays-Bas que se porta l'ardeur offensive de la Révolution, guidée par Dumouriez. Celuici était enfin libre de reprendre et d'exécuter lui-même ses projets primitifs : il était l'idole du jour; on ne lui marchandait ni les hommes, ni l'entière liberté des mouvements. Il eut pu entrer en Belgique avec une masse serrée de 80,000 combattants; il en dispersa une partie sur la frontière, par un respect exagéré des anciens procédés de tactique; il ne garda ,ous la main que 35,000 hommes ; toutefois, il eut soin de se faire appuyer de près, a gauche par Beurnonville, à droite par d'Harville. Il entra ainsi en Belgique (28 octobre), Beurnonville marchant de
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tembre). Lille fit meilleure ligure que les places du Nord- Est. Elle tint bon contre les milliers de bombes que les Autrichiens lancèrent sur elle; ni les menaces, ni l'incendie ne rintimidèrent. Le 8 octobre, le duc Albert repassa la frontière des Pavs-Bas. La défense de Lille elfaca Timpression fachense de Verdun et de Longwy. Elle montra que dans les places fortes comme en rase campagne, les Français avaient repris possession d'eux-mêmes.
invasion était repoussée, la Convention nationale rompait sans retour avec l'ancien régime et proclamait la République (21 septembre). Aussitôt la Révolution se fit conquérante: les armées formées pour défendre le territoire se répandirent un peu à l'étourdie sur le territoire ennemi ; elles mirent à profit le désarroi et la surprise de la coalition, fières de planter partout les arbres de la liberté et de propager les sentiments démocratiques dont s'enflammait si bien l'àme des troupes, que tous, jusqu'aux plus récalcitrants des chefs légués par la monarchie, étaient à ce moment gagnés par Lenthousiasme universel.
C est ainsi que se firent les promenades conquérantes de Montes(|uiou en Savoie et d'Anselme dans le comté de Nice. Le premier mit à exécution l'ancienne idée de Dumouriez déporter aux Alpes les limites de la France. Il entra le 22 septembre en Savoie; les Piémontais reculèrent pas à pas devant lui; Montesquiou occupa Chambéry. Peu après ce général d'ancien régime, suspect aux Jacobins malgré ses succès, fut destitué parce qu'il avait refusé d'attaquer Genève. Anselme occupa de la môme manière le comté de Nice (fin de septembre).
Les conquêtes plus retentissantes de Custine sur le Rhin coûtèrent aussi peu de peine.
Ce général commandait sur l'extrême frontière, à Wissembourg, un corps de 15,000 hommes. 11 avait en fiice de lui le Palatinat complètement dégarni; les dépots des alliés h Spire étaient gardés par deux régiments. La proie était trop belle et trop facile. Custine s'empara de Spire
VALMY ET JEMAPPES
(30 septembre), saisit Worms et Frankenthal, et exploita tant qu'il put l'enthousiasme des populations, heureuses de se débarrasser de leurs gouvernements surannés. Il mêla à sa propagande plus de charlatanisme que d'art militaire: il annonça avec fracas ses progrès à la Convention ; il en imposa aux généraux poltrons de l'électeur de Mayence. Cette place, la clef du Rhin moven, tomba aux mains des Français (21 octobre). Les Prussiens de Brunswick achevaient alors leur malheureuse retraite ; ils craignirent que Custine ne les coupât du Rhin ; ils hAtèrent leur marche vers Coblentz. Mais le général français avait en tète d'autres projets ; il ne résista pas au désir de frapper des contributions sur la riche ville de Francfort (27 octobre). Il laissa ainsi aux Prussiens le temps de se reconnaître et de s'apercevoir que le petit corps français se trouvait en l'air au milieu de l'Allemagne. Custine fut bientôt chassé de Francfort (2 décembre) et rejeté sur Mayence. En même temps, Beurnonville, successeur de Kellermann à l'armée de la Moselle, échouait devant Trêves (15 décembre). Ces échecs étaient de graves symptômes que l'on négligea. Ils indiquaient que la coalition, loin d'être pulvérisée, avait encore des réserves de forces et que les premiers succès des Français, ces succès d'enthousiasme qui avaient pris au dépourvu les vieux gouvernements, n'avaient pas de lendemain.
C'est surtout aux Pays-Bas que se porta l'ardeur offensive de la Révolution, guidée par Dumouriez. Celuici était enfin libre de reprendre et d'exécuter lui-même ses projets primitifs : il était l'idole du jour; on ne lui marchandait ni les hommes, ni l'entière liberté des mouvements. Il eut pu entrer en Belgique avec une masse serrée de 80,000 combattants; il en dispersa une partie sur la frontière, par un respect exagéré des anciens procédés de tactique; il ne garda sous la main que 35,000 hommes ; toutefois, il eut soin de se faire appuyer de près, à gauche par Beurnonville, à droite par d'HarvîUe. Il entra ainsi en Belgique (28 octobre), Beurnonville marchant de
LES CAMPAGNES DES AftMÉES FRANÇAISES
Quiévralii sur Mons et se joignant bientôt au corps principal, d'HarvilIe s'avançant vers le bois de Sars. Les Autrichiens du duc Albert et de Clerfayt, résolus à livrer une bataille défensive, se retranchèrent en avant de Mons. Dès que Du mouriez eut chassé leurs avant-postes (3 novembre) de Boussu et du bois de Sars, il aperçut la ligne des redoutes de Clerfayt, de Jemappes à Cucsmes, et vers Bcrthaimont celles de Beaulieu *. Le général français résolut de s'en rendre maître par une grande attaque de front. Il avait pleine confiance dans le moral de ses troupes, déjà triées par la campagne de l'Argonne, exaltées par le souvenir de Valmy et aniinées de Tardeur guerrière du Chant du Départ et de la Marseillaise-, de plus, il était fort de sa supériorité numérique. Le 6 novembre, il commença dès huit heures le combat par sa droite. Il trouvait très ardus les obstacles de Jemappes et de (ùiesmes ; aussi n'était-ce pas sur eux qu'il voulait porter l'attaque princip:de; il jugeait piéférable de peser sur la gauche autrichienne, de la précipiter vers la Haine et même, s'il était possible, de lui couper la retraite sur la route de Mons à Bruxelles. Bonne ou mauvaise, cette conception ne s'exécuta point. La bataille fut gagnée d'une manière un peu décousue et fort éloignée du plan de Dumouriez. D'IIarville, à l'extrême droite, canonna de loin Beaulieu; mais soit excessive timidité, soit désir de se maintenir à la hauteur de la ligne et de ne pas se trouver en l'air, d'IIarville se garda d'avancer et de se jeter vers la route de Mons à Bruxelles, où un peu d'audace heureuse lui eut permis de devancer les Autrichiens. De son coté, Beurnonville attaqua mollement vers Siply. Tandis que le combat flottait à droite, il se décidait à la gauche et au centre. A la gauche, l'adjudant général Thouvenot se porta à la baïonnette sur le village de Jemappes ; au centre, il y eut une extrême confusion dans les troupes de Dumouriez; ces
1. Voir la carie 2 p. 18. Beaulieu, le futur adversaire de Bonaparte, commandait à Jemappes la gauche aulrichiennc.
VALMY ET JEMAPPES 25
troupes marchant concentriquement vers le bois de Flenu, avant-poste de Jemappes et de Cuesmes, se mêlèrent et formèrent quelque temps un troupeau désordonné où le canon ennemi traça des sillons profonds, tandis que la cavalerie de Clerfayt essayait de s'introduire, dans l'intervalle entre le centre et la droite. Ce fut l'instant critique de la bataille. Enfin, la situation se dégagea; les plus énergiques, sans distinction de rang, s'emparèrent du commandement pour mettre fin à la confusion ; le valet de Dumouriez, Renard, rivalisa de zèle avec le duc de Chartres ; ils rallièrent les hommes débandés de tous les corps ; ils formèrent de cette masse le bataillon de Mons ; on marcha sur les redoutes, on en délogea enfin les Autrichiens. Déjà le village de Jemappes était tombé aux mains de Thouvenot. L'ennemi vaincu se mit en retraite sur Mons et Bruxelles ; il ne laissait que 2,000 hommes sur le champ de bataille et avait infligé aux Fiançais des pertes supérieures; mais il perdait à la fois son prestige et les Pays- Bas.
La bataille de Jemappes ouvrit la Belgique entière aux Français. Telle était la faiblesse des Autrichiens, qu'ils ne purent la défendre davantage. Cependant Dumouriez ne pressa pas vivement leur retraite. Il n'entra à Bruxelles que le 1 4 novembre. La première griserie du succès passée, le général français avait eu de graves difficultés à surmonter. Il s'était fait scrupule de nourrir l'armée par réquisition dans un pays qu'il voulait plutôt se concilier que conquérir : il avait passé des marchés pour les vivres ; ces marchés furent cassés et remplacés par le nouveau ministre de la guerre, le Jacobin Pache. Puis celui-ci voulut forcer les Belges à accepter les assignats dépréciés : il appli([uait la politi(|ue financière de Candjon, et devançait dans la guerre à demi-désintéressée de 92 les violences révolutionnaires de 93. Kn même temps, la Convention déclarait aux tyrans une guerre à mort; le 15 décembre, elle prononçait dans les pays conquis la roniiscation des biens des privilégiés. Ces mesures outran- Vallaux. 2
â6 LES CAMPAGNES DES ARMÉES FRANÇAISES
cières irritèrent vivement Dumouriez; il ne cacha pas sa mauvaise humeur, et c'est vers Paris, phitôt que vers Tennemi, que se tournèrent désormais ses regards.
Cependant, la conquête de la Belgique s'acheva d'ellemême, en vertu de la force acquise. Miranda, détaché sur la gauche, s'empara d'Anvers (30 novembre) ; Valence, sur la droite, emporta Xamur (2 décembre). Dumouriez, lui-même, arriva sur la Meuse et entra dans Liège. Le Conseil exécutif, qui ne doutait plus de rien, lui ordonna de s'emparer de Coblentz et de Luxembourg, et d'hiverner sur le Rhin. Dans ses lettres particulières, Dumouriez taxa le Conseil de démence ; déjà fort mal disposé pour les démagogues de Paris, il se refusa à exécuter leur plan et leur proposa de s'emparer de Maestricht en Hollande. Ce projet ayant paru prématuré, le général prit ses quartiers d'hiver sur la Meuse (12 décembre). Il commit une faute grave en laissant les Autrichiens prendre les leurs dans le pays de Juliers. A la vérité, son armée était dans le plus déplorable état: l'incurie administrative et les vols des munitlonnaires la laissaient sans pain, sans habits, sans souliers; les volontaires désertaient en foule depuis le !•''■ décembre, parce qu'en vertu d'un décret de la Législative, du 28 décembre 1791, ils n'étaient engagés que pour la campagne. L'oftensive révolutionnaire s'arrêta donc sur la Meuse; llAirope coalisée put respirer et préparer sa revanche.