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de magnifiques vôies de transit. La rivière Milwaukee a été suffisamment approfondie pour admettre dans ses eaux les plus gros navires qui sillonnent le lac Michigan. Lorsque la navigation est fermée sur les lacs, ce qui arrive pendant près de six mois de l’année, la ville utilise son magnifique réseau de chemins de fer, qui vont répandre dans toutes les directions les produits de son commerce et de ses industries.
Le centre de la ville est la partie la plus bruyante. C'est le quartier du négoce, la foire, le rendez-vous des acheteurs et des vendeurs. Les hornmes affairés et les camions pesamment chargés s’y croisent constamment. A:est et à l’ouest s’étagent de magnifiques résidences sur un terrain onduleux, qui domine les flots argentés du lac. Elles sont construites en brique couleur de crème, qui a valu à la ville le surnom de Cream City. Sauf le quartier commerçant, les rues sont partout bordées d'arbres, qui leur donnent le plus riant aspect dans la belle saison.
Milwaukee est embellie par de riches édifices publics, ceux du gouvernement et de la municipalité, et par près de quarante églises, dont sept ou huit catholiques ; elle possède aussi maints établissements d'instruction publique et plusieurs couvents dirigés par les Sœurs, des bibliothèques publiques, des institutions littéraires, des journaux quotidiens, etc.
Comrue Saint-Louis, Chicago, Saint-Paul, Dubuque et plusieurs autres cités de l'Ouest, Milwaukee doit le jour à des Canadiens, dont l’un, Salomon Juneau, est regardé à juste titre comme son fondateur. Ce compatriote, qui a attaché son nom à la plus grande ville du Wisconsin, peut être avantageusement comparé aux plus beaux types de pionniers, créés par la brillant: imagination de Fenimore Cooper.
Salomon Juneau n’est pas, comme l’affirment plusieurs écrivains, le premier Canadien qui ait dressé sa tente sur les bords lointains de la rivière Milwaukee. Plus d’un aventureux coureur des bois avait foulé ce sol vierge bien avant lui, et, dès 1762, plus d’un y faisait la traite. |
La tribu des Ménomonis, qui émigra plus tard à l’ouest, avait planté ses mikiouaps ? dans cette solitude. Le caractère farouche de ces enfants des bois n’empêcha pas les traiteurs canadiens de s’aventurer au milieu d’eux. Un Canadieu, Laurent Ducharme, y avait établi un comptoir en 1777, et il fut suivi par un nommé Alexandre Laframboise, dont les descendants habitent Chicago. Laframboise avait eu à son service un compatriote, Stanislas Chaput, qui servit de guide avec Augustin Grignon au corps de troupes qui alla faire reconnaître, en 1816, l'autorité américaine à la Baïe-Verte.
Un autre traiteur, Jean-Baptiste Beaubien, sy installa presque en même temps que Laurent Fily, envoyé par Jacob Franks, de la Baie-Verte, vers 1805, pour échanger des marchandises contre des peaux de daim. Quelques années après, Jacques Viau, de la Baie-Verte, vint y trafiquer; et il ne quitta ce poste qu’en 1818, l’année mème de l’arrivée de Salomon Juneau, son gendre. Celui-ci avait été un peu dévancé par James Kinzie Hippolyte Grignon, tous deux en quête de fortune.
: ‘lente ou loge de peau conique. :
Laurent-Salomon Juneau naquit le neuf août 1793, à L'Assomption, près Montréal, de François Juneau dit Latulippe et de Thérèse Galarneau. Il fut baptisé le même jour à Repentigny, paroisse voi sine de L'Assomption, par l’abbé Lamothe ; François et Marie Galarneau furent ses parraïn et marraine.
Juneau se fit remarquer de bonne heure par la force de sa volonté et cet esprit d'entreprise, dont sa carrière aventureuse fournit un exemple si frappant. Un écrivain canadien ? fait erreur en disant que ce jeune homme 2 à l’âme fortement trempée quitta son pays au printemps de 1898, et atteignit les contrées de l'Ouest. C’est plutôt vers 1815. Durant deux années de vie solitaire, Juueau se leva avec le soleil et se coucha avec lui, mais dormant toujours à la belle étoile, tantôt sur le gazon, tantôt sous un rocher, sur un lit de feuilles, et quelquefois dans le creux d'un vieil arbre, comme il le disait dans ses lettres à sa famille.
Pendant plusieurs années, il fut employé comme voyageur par la Compagnie de la baie d'Hudson. Il visita ensuite la Prairie-du-Chien, où il eut la bonne fortune de rencontrer un de ses oncles. Ce généreux parent lui conseilla fortement d’abandonnor le service de la Compagnie, qui ne lui offrait aucune chance d'avenir. Non con'ent de lui payer ses dettes, qui se montaient à trois cents piastres, il
1 Bibaud, Panthéon Canadien, p. 64
? Lo respecté Dr Meilleur, ci-devant surintendant de l’instruction prblique, connut Juneau, à Repentigny, alors qu’il était âgé C’environ dix-huit ans. C'était, nous dit-ii, un fort beau jeune homme,
lui donna des marchandises pour trafiquer avec les Ménomonis.
Juneau se fixa sur les’bords de la rivière Milwaukee, dans l’automne de 1818, et nou pas au printemps de 1830, comme l’affirme Bibaud. Il commença sans délai la rude tâche du pionnier, ahbattit les premiers arbres, et, le quatorze septembre 1818, il s'installa avec sa femme, Josephte Viau, et son premier enfant, dans une pauvre cabane de troncs d’arbres. Cette humble habitation a fait place au magnifique édifice, connu aujourd’hui sous le nom de Ludington’s Block. |
La vie ne devait pas s’écouler sans ennuis dans cette solitude, car pour causer et faire société avec quelqu’un—besoin irrésistible pour un Français—il fallait se rendre à Chicago, à la Baie-Verte, ou à la Prairie-du-Chien.
A défaut de colons, Juneau pouvait voir rôder autour de sa demeure les animaux de la forêt, dont parfois les cris aigus n'étaient rien moins que rassurants. Et ce pénible isolement dura plus de quinze longues années!
Juneau sut mériter la confiance des tribus environnantes, en se montrant envers elles bon, généreux, hospitalier, et en les traitant toujours avec justice et douceur. Le soir, les Sauvages se réuuissaient autour de son habitation et lui offraient du gibier. E échange, il leur donnait du pain et les choses le plus nécessaires à leur subsistance.
Le colonel William S. Hamilton se rendit à Milwaukee, au printemps de 1825, où il ne trouva d'autre habitant que Salomon Juneau. James Kinzie avait bien un poste de traite du côté nord de la rivière, mais ce poste n’était pas occupé. À la veille
de manquer de tout, Juneau avait envoyé ses rares compagnons chercher des vivres. Quand le colonel Hamilton retourna à Milwaykee, au mois de Juitlet suivant, quelques traiteurs et Sauvages étaient venus partager la solitude du pionnier canadien 1.
Cette même année, Juneau reçut la visite d’un de ses parents, John H. Fonda, qui décrit les humbles commencements de Milwaukee, dans les intéressants souvenirs qu’il a publiés ?.
L'opulente capitale n'existait pas même en embryon. La cabane primitive de Juneau, dressée sur une petite élévation, et quelques huttes, où logeaient des Métis et des Français, mariés à des Sauvagesses, étaient loin, évidemment, de faire croire que ce lieu allait devenir le berceau de la future métropole La main de l’homme n'avait pas corrigé les défauts de la nature encore à l’état sauvage. A l’est et au sud s’étendaient de vastes terrains, couverts de fourrés, de buissons, de hautes herbes, et en partie marécageux. Le lac déployait ses eaux à une distance de deux milles, et à l’ouest coulait la rivière Milwaukee, sur laquelle glissait le frêle esquif du Sauvage. La scène a subi depuis une véritable métamorphose, mais‘un ancien habitant pourrait reconnaître la fidélité de ce tableau.
Fonda quitta Milwaukee après un court séjour à ce poste. Il s’'embarqua sur un bateau de Juneau, qui se rendait à Michillimakinac, pour apporter au retour des marchandises. Comme les voyageurs étaient rares, Fonda se rendit utile à la manœuvre jusqu’à la Baie-Verte, où l’on put se procurer des aides.
1 Voir History of Wisconsin by William R. Smith, vol. IIL, p. 340. 2 Early reminiscences of Wisconsin.
Fonda visita de nouveau le poste de Jnneau en 1827. Il était chargé d’un message de la part de Charles Larrabée, de la Baie-Verte, pour l’heureux seigneur d’un bien modeste domaine. La situation de Juneau s'était améliorée, et ses opérations mercantiles obtenaient alors du succès. Un second fils était venu grossir, dans l'intervalle, la famille de notre héros, qui déjà pouvait entrevoir l'avenir avec confiance.
L'établissement de Juneau commença bientôt à faire parler de lui et à attirer l’attention des émigrants.
Au printemps de 1835, un bureau des terres ayant été établi à la Baie-Verte, l'emplacement de la future ville de Milwaukee fut mis en vente, et Juneau acheta cent trente acre: du côté est de la rivière, au nord de la rue Wisconsin. M. George H. Walker, émigrant de la Vivgirie, : M. Byron Kilburn, du Connecticut, acquirent aussi des terrains considérables, le premier . à Walker’s-Poin‘, et l'autre sur cette partie de la rive ouest de la rivière, connue maintenant sous le nom de Kilbourn.
Ces trois pionniers se trouvèrent propriétaires de presque toute la ville. Chacun avait fait le choix de ses terra: dans le rayon où il présumait que devait surgir plus tard la cité, dont la silhouette semblait se dresser à travers les nuages ñe l’avenir.
Les aventuriers et les travailleurs commencèrent à affluer en grand nombre, et tous se mirent acts. me ii à l'œuvre. Norv:au Romulus, Juneau tre: lui-même les rues et “:stribua le travail. Sur tous
les points s'élevèrent des habitations, qui formèrent un contraste saisissant avec les huttes des premiers colons. Bref, la ville de Juneau, comme on l’appelait alors, se dévelopqrut avec ure rapidité étonnante.
Ver: ce temps-là, Taireu venrat une partie de ses propriétés à l’honorabie Morgan L. Martin, aujourd'hui de la Bai:-Verte. Il quitta son humble demeure peur occuper une belle résidence, là même où s'élève maintenant la banque Mit‘heli et il construisit en même temps un grand magasin à l'endroit nommé Ludinzior's Corner.
En 1835, Junear fut nominé maître de poste de Milwaukee, et, au printemps de 1837, il fit transmettre à l'établissement de Rock-River la première malle qui ait jamais été expédiée à l’ouest de la ville. Ce poste avait été fondé en 1835 par une compagnie : The Rock River Claim Company, dont Juneau fui ie principal organisateur.
L'année 1836 fut témoin d’une grande activité commerciale à Milwaukee. Juneau faisait alors des affaires considérables par là vente de ses marchan dises et de ses nombreuses propriétés. Les maga sins, en général, contenaient des fonds d’une valeur de deux à trois cent mille piastres, que l’on croyait pouvoir écouler facilement, grâce au grand nombre d’arrivants. |
La fièvre de la spéculation s’empara bientôt des esprits. La hausse des terrains prit des proportions .teiies qu’elle a été peu dépassée depuis. On impro visaii les magasins. Un commerçant arrivait un jour avec une certaine quantité de marchandises, et le lendemain son installation était terminée. On sm. blait avoir ad:pt6 le système californien. La r«:s50n de débit se «: :'"osait d’ordinaire de pièce: 4e bois
grossières ; le sol servait de plancher, et souvent une couverture suspendue au plafond tenait lieu de séparation ; une partie était destinée au magasin et l'autre au logement, et le loyer du bâtiment était au moins d'une piastre par jour.
La ville fut inondée d’aventuriers jusqu’à la clôture de la navigation. Beaucoup firent d’heureuses spéculations, puis désertèrent la localité pour aller à la recherche de nouveaux pays de Cocagne. Un bon nombre se ruinèrent et allèrent tenter fortune ailleurs. Bref, Milwaukee se dépeupla si rapidement, qu’il n’y resta, durant l'hiver, qu'un petit nombre d'habitants.
Juneau avait vu sa bourse gonfler d’une manière inespérée, dans les quelques mois de vie ardente dont Milwaukee venait de jouir. Sa fortune était alors : évaluée à environ cent mille piastres. Avec la hausse probable des propriétés au printemps, il pouvait doubler cette somme. Passer en si peu d’années des privations à l’abondance, de la pauvreté à la richesse, c'était là l’un de ces rêves brillants que le hardi pionnier n’avait jamais osé caresser, quelle que fût sa confiance en l'avenir.
En ces temps de fièvreuse activité, on pouvait voir Juneau aller recueillir chaque soir à son magasin le produit de la vente de la journée—qui s'élevait souvent à huit ou dix mille piastres—puis loger ce montant dans son chapeau. Mal lui en prit, car, dans une réunion un peu tumultueuse, un quidam, en administrant de vigoureux horions, atteignit la malheureuse coiffure, qui fut jetée au loin avec dix mille piastres en billets de banque, envolés dans toutes les directions comme des feuilles d'automne. Cette même année, Juneau construisit l’un des
premiers bateaux à vapeur qui aient paru sur le lat Michigan : il jaugeait quatre-vingt-dix tonneaux. Ce bateau—le Salomon Juneau—coûta environ vingt-' cinq mille piastres, et lui fit éprouver plus tard une perte de dix-sept mille. L'esprit d'initiative, dont Juneau venait de donner un nouvel exemple, fut imité par d’autres capitalistes, et bientôt de nombreux navires sillonnèrent les lacs et établirent des communications régulières entre. Milwaukee et la contrée environnante.
L'année 1837 trüffpa les prévisions dé tous les habitants de Milwaukee, dont le nombre s'élevait à environ sept cents. Les affaires en général prirent une tournure rétrograde. Les flots de l’émigration se portèrent sur d’autres rivages ; le papier-monnaie subit une dépréciation semblable à celle de nos monnaies de carton sous le régime français ; les immeubles ne trouvèrent plus d'acheteurs, et beaucoup de spéculateurs, ne pouvant se liquider, eurent recours à la faillite. Décidément la situation s’assombrissait.
Plusieurs citoyens durent transporter leurs pénates ailleurs, et allèrent s'établir sur les terrains situés entre les rivières Milwaukee et Black. Ces terrains ne furent vendus aux enchères qu’en 1839. Des défrichements assez étendus avaient été faits à cette date. Plusieurs terres avaient une valeur de dix à cent piastres l’acre ; mais la plupart des occupants, faute des moyens nécessaires pour obtenir leurs titres de propriété, durent renoncer à. leurs défrichements. :
Un bureau des terres fut établi à Milwaukee, e
SALOMON JUNEA') 993
1837 ou 1838, et la concession d'un grand nombre de propriétés se fit promptement.
MM. Alex. Mitchell, Harvey, Birchard, Ludington, Eldred et autres capitalistes s’établirent, sur ces entrefaites, à Milwaukee, où ils achetèrent, pour la somme de cent piastres, des terrains qui s'étaient vendus auparavant mille à quinze cents. Ilsles revendirent plus tard à de gros bénéfices, et plus d’un jeta ainsi les bases d’une fortune brillan:e.
Le chômage fut de courte durée. Les affaires sortirent de Jeur état languissant, le prix des terres augmenta, les émigrants arrivèrent de nouveau en grand nombre, et Milwaukee prit bientôt un élan de prospérité, qui ne s’est plus. arrêté.
Les missionnaires - catholiques- commencerent, vers cette époque, à visiter Milwaukee, et Juneau leur fit l’accueil le pa: -Ympathique. C’est même dans sa maison que fu! cclébrée la première messe par M. l'abbé Bonduel, devenu plus tard aissionnaire des Sauvages au poste de la Rivière-du-Lour. Lorsque les prêtres s'établirent en permanence Milwaukee, ils le trouvèrent toujours prêt à scconder leurs nobles efforts pour l'avancement moral et religieux de la population. Comme les instituteurs étaient rares alors, il consacra plusieurs heures, le dimanche, à l'en cent de la jeunesse.
C'est au commencement de l’année 1844 que le diocèse de Milwaukee fut constitué. Mgr J. M. Henni fut choisi pour premier pasteur du Wisconsin, et il occupe encore le siége épiscopal, entouré du
respect et de la vénération des fidèles. Son grand vicaire, le Très-Rév. M. Kundig, est aussi l’un des . premiers prêtres qui aient desservi la ville de Mil waukee. Ces deux dignitaires de l'Eglise eurent toujours pour Juneau la plus haute considératior..
Le fondaisur de Milwaukee avait bien des titres à leur estime, car il leur avait rendu des services sivnalés en maintes circonstances. Ce fut lui, par exer1ple, qui donna le magnifique terrain sur lequel on a construit—grâce en partie à ses largesses— la première église catholique, l’ancienne cathédrale qui est encore debout. Longtemps ses œuvres suk sisteront pour tén.signer bien haut qu'il fut un fils soumis et dévoué de l'Eglise catholique.
En 1846, la léc'slature du Wisconsin passa un acte divisant le comté de Milwauk:°,et créant celui de Wankeska. Elle accorda cette :1ème année les franchises municipales à la ville de Mi:waukee.
A la première élection d'un maire, ies suffrages des citoyens se porièrent unanimement su Salomon Juneau. Personne ne méritait mieux ce1 honneur que l’ancien pionnier, qi avait vu la ville sortir de terre, et s'était associé à sa fortune dans les bons comme dans les mauvais jours. Personne n’avait plus contribué que lui à sa prospérité et à son prompt agrandissement. Milwaukee comptait alors neuf mille six cent cinquante-cinq âmes, et ce chiffre s'élevait l’année suivante à quatorze mille soixante-cinq.
Quelques années auparavant, Juneau avait montré
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l'esprit généreux qui l’animait en faisant don au comté de Milwaukee d'un palais de justice, qu'il fit construire à ses frais, et de quatre beaux Lots qui l’entouraient. Il donna aussi un terrain d’une grande valeur, que l’on a converti en une magnifique place publique du côté est de Ja ville.
Il fut non-seulement le premier maître de poste et le premier maire de Milwaukee, mais probable. ment aussi son premier régistrateur ; nous ignorons s’il a rempli longtemps cette fonction publique.
Juneau ne s’avisa jamais de thésauriser. Il n’attachait aucune importance à l'argent, et il mettait constamment sa bourse à la disposition de tous ceux qui pouvaient avoir quelque titre à sa libéralité. Il ne fit pas seulement des dons princiers à l'Eglise et à la ville ; il favorisa encore très-généreusement maintes œuvres d'amélioration publique ou de charité, qui sont nécessairement nombreuses dans les grands centres.