Brisson, op. cit., p. 95 et suivantes
assisté de M. de Grellet, pour le département de la Haute-Vienne.
Dans le département de la Dordogne, où l’exécution du canal, qui empruntait le cours de l'Isle, n'offrait pas de grandes difficultés, les études furent * incomplètes et l'ingénieur en chef chargé de les diriger les arrêta à 40 kilomètres en amont de Périgueux.
Dans le département de la Haute-Vienne, où se trouvait la partie la plus difficile, avec le point de partage des eaux de l'Isle et de la Vienne, MM. Desfontaine et de Grellet examinèrent le tracé avec soin et dans son intégralité. Leurs études aboutirent à démontrer péremptoirement que le projet par l’Isle, la Briance et la Vienne était facilement exécutable.
Mais jusqu'alors le problème n'était pas sorti du domaine de l’administration et sa solution n'avait pas fait un grand pas.
A partir de 1876, la question fut enfin posée devant les assemblées départementales intéressées, puis devant l'opinion publique elle-même.
Le 25 août 1876, M. Delboy présentait au Conseil général de la Gironde un vœu tendant à l'ouverture d’une voie navigable, ayant un tirant d’eau de deux mètres, de Libourne à Montluçon, reliant l'Isle à la Vienne, la Vienne à la Creuse, etla Creuse au canal de Montluçon. C'était en somme le second tracé étudié par Brisson et par les services des Ponts et Chaussées de la Dordogne et de la Haute-Vienne,