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. serait matériellement impossible d'établir un canal dans un lit séparé.
Pour franchir ces points l’on a proposé de transformer les gorges, au moyen d’une suite de barrages, en une série de lacs se déversant l’un dans l’autre. Les hauteurs prévues atteindraient de 5 à 14 mètres. C'est là un expédient inacceptable. L’alimentation des écluses serait à la merci des fantaisies du débitdes rivières ; au moindre orage celles-ci muées en torrents précipiteraient une masse d’eau qui, en exerçant une brusque et formidable poussée compromettrait la solidité des barrages et rendrait la circulation des bateaux dangereuse sinon impraticable.
Quant à franchir les flancs des gorges par des tranchées il n’y faut pas songer attendu la nature granitique du terrain. L'on rencontrerait là des difficultés quasi-insurmontables. .
En somme, à examiner ce tracé par les hauts plateaux on a l'impression que ceux qui le préconisent ne l’ont étudié que sur une carte et se sont laissés séduire par les lignes y représentant les cours d’eau qui en jalonnent la plus grande partie, sans se rendre compte sur place que ces rivières et leurs vallées offrent souvent plus d'obstacles que de facilités au passage d’un canal.
En réalité ce projet se heurterait à de réelles difficultés d'exécution. Si l’on regarde d’autre part le grand nombre d’écluses que nécessiterait la différence du niveau entre Bergerac (20 mètres) et le