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termes de l’annexe deux opérations distinctes et susceptibles d’exécutions séparées. On est aussi mieux en harmonie avec’ l'esprit du législateur en laissant le champ libre à tous les itinéraires sans leur imposer l’appendice forcé du canal des Charentes. On permet à l'administration des Ponts et Chaussées de choisir le tracé le plus avantageux. On a chance d'aboutir à un projet qui soit dans toute l’acception du mot un canal de jonction des bassins, une ligne principale destinée à relier des régions très diverses de la France sans avoir a s’effrayer du supplément de dépenses et d'efforts qu'impose l'accessoire obligatoire de la communication avec La Rochelle.
La conclusion de cette longue discussion c’est que même depuis la promulgation de la loi du 5 août 1879 le tracé du canal de jonction des bassins de la Garonne et de la Loire reste libre, Cette loi n’a d'autre objet que de comprendre, dans un programme de travaux qu’elle autorise,le principe d’un canal reliant les deux grands fleuves.
Comment donc déterminer le tracé de ce canal ?
Uniquement en tenant compte des difficultés techniques d'exécution et d'exploitation et des considérations économiques et commerciales.
Indépendamment, les canaux des Charentes considérés comme ligne principale ou embranchement peuvent être construits soit en même temps soit a une époque ultérieure.
Pour le moment nous n’avons qu'a envisager cette
seule question: les conditions techniques et économiques qui doivent nous guider sont-elles satisfaisantes dans le tracé par Angoulême et Châteauroux ?
Les arguments presentés par les partisans de ce projet sont séduisants. Ils lui attribuent tous les avantages sur les tracés concurrents. Cependant il se heurte à de grosses objections techniques, financières et commerciales et malgré toute l’habileté avec laquelle l’a défendu son plus ardent adepte, nous estimons ces objections assez sérieuses pour justifier sa condamnation.
Au point de vue technique, l'exécution du travail ne sera pas compromise, comme dans le tracé Bergerac-Diou, par des obstacles naturels. Dédaignant la configuration du sol Dingler se fait fort de construire le canal à coups de tranchées, de remblais, de tunnels, d’acqueducs, etc. Mais une telle accumulation de travaux d’art n’est pas sans dangers. Unefissure, une crevasse, peuvent se produire dans un mur. La longueur démesurée des plans d’eau peut susciter bien des difficultés. Les trois biefs sans courant de 62, 50 et 233 kilomètres sont invraisemblables. Ce canal, d'après Girault (1) prend l'importance d’une véritable mer intérieure dont le seul bief de Chàteauroux équivaut à quatre fois la longueur du canal de Panama, trois fois celle du lac de Genève et deux fois celle du canal de Suez.
Que l’on songe à l'immense masse d’eau qui