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l'heure et à parcourir 15 à 18 kilomètres par jour avec une dépense moyenne par tonne kilométrique de 3 à 4 millimes en 1912 et de 12 à 15 millimes aujourd’hui, L'on se sert également de bateaux à vapeur, remorqueurs et toueurs, pour tirer les péniches ou les trains de péniches. L’on obtient ainsi des vitesses de 3 à 10 kilomètres à l’heure et l’on réalise des parcours de 30 à 80 kilomètres par jour avec une dépense: moyenne par tonne kilométrique de 3 millimes 3 en 1912 et de 13 millimes 5 aujourd'hui.
Les bateaux à vapeur employés sur les voies navigables françaises peuvent eux-mêmes se subdiviser en deux catégories : la première comprenant les bateaux porteurs de voyageurs et de marchandises, et la deuxième formée des remorqueurs et toueurs, plus spécialement destinés à tirer les péniches.
Le nombre des bateaux porteurs de voyageurs et de marchandises tend à diminuer depuis 1887, par contre le nombre des remorqueurs et des toueurs augmente en même temps que leur puissance. La statistique de 1912 accusait 205 bateaux à voyageurs, 114 bateaux à marchandises, 361 remorqueurs et 58 toueurs avec une puissance totale de 95.400 chevaux-vapeur.
Le coût de revient du matériel flottant de la navigation intérieure est bien moins lourd que celui du matériel roulant des chemins de fer. En 1912, une péniche flamande ne coûtait que de 12.000 à 15.000 francs, une péniche de 600 tonnes de 35.000 à 45.000 fr. et un remorqueur de 100.000 à 120.000 fr.