‹ [Les Cancans]Chapitre 13 sur 297 · NOUVELLES POLITIQUES · texte numérisé non relu

NOUVELLES POLITIQUES

Les Polonais demandent à se rendre aux Russes aux mêmes conditions que l'empereur leur avait proposées au commencement de la révolution. Pour en venir là, c'était bien la peine de tant verser de sang 1 Au reste, la pauvre Pologne sait maintetenant fjuel fond.i l'on peut faire sur (ies clubistes.

Elle les a vus fuir à l'approche des Russes, ne lais ant dans la malheureuse ville (ju'iîs abandoiinaicnt que riieurire et déàaslre.

Ainsi nous avons vu fuîr les patriotes de Louvain à l'approche (les Holkndais ; mais ceux-ci, en lâcliant le pied, n'ont verse' que de la bière , aont laisse que leurs moustaches sur le carreau.

Les dernières nouvelles de Varsovie annoncent que les Poisses n'étaient plus qu'à une demi-lieue de celte capitale : l'arme'e navait devant elle d'autre obstacle que les retrancbemens e'icve's depuis peu.

Le Ccnslitutionnel a si souvent promis à ses bons abonnes qu'après la re'volution les allouetles leur tomberaient toutes rôties, que les voitè tous qui bâillent.

Les plus incre'dules croient aujourd'hui à la^im du monde.

M. de Sc'monville est d'avis qu'on observe le De'calogue : Tes Pairs et Mères honoreras ; il termine à présent toutes ses phrases par ces mots : Pairs omnia sœcula sceculorum.

Vous n'êtes pas de la branche aîne'e ? disait un farceur à un autre, vous êtes un joli cadet.

Les plaisirs avant tout. Nos de'putc's n'ont tenu que trois se'ances cetle semaine, à cause de l'ouverture de la chasse.

On ne saurait courir deux lièvres à la fois ! Ah ! s'ils pouvaient chasser la misère !

Le 1 1 seplembre on fera jouer les eaux du parc de Versailles pour don Pedro et le dey d'Alger. Louis-Philippe traite ces messieurs commue Lobau les patriotes.

La pauvre Belgique ne s'en relèvera plus ; encore cinq protocoles qui viennent de lui tomber sur le dos.

La Belgique , pour, devenir un royaume catholique, a c'te' obligée de demander un roi protestant à l'Allemagne, une flotte à l'Angleterre luthe'rienne , une armée à la France athe'e ; elle vient eucore de nous emprunter de«s commissaires et des ge'néraux : elle^n'a donc fourni que le terrain.

LE 29 JUILLET i83i.

Air : De la Parisienne.

Allons gens de la capitale Voici la fête des pave's, Que \q juste milieu rc'gale Si c'est lui qui nous a sauve's.

Et puisqu'il nous prive de gloire , Il faut bien qu'il nous donne à boire. En nvanl Iritiquons ; Je veux aux lurons Dans fous cabarets , guinguettes et louchons ,

Rafraîcliir la me'nnoire. [Bis.)

Buvons sec, mais qu'on se souvienne, Qu'il faut, fiers entans de Bacclitis, D'une rasade citoyenne Faire honneur aux nouveaux venus.

Qu'on apprenne, en lisant l'Histoire ,* Que ce jour e'tait fait pour ()oire.

En avant, etc.

Jadis d'une cave profonde , On vit sortir un avocat , Qui voulait vendre à tout le monde Pour du Tounerre du Muscat.

Personne ne voulut le croire ; Son vin ne valait rien à boire.

En avaiit , etc..

Amis, buvez, buvez encore, Disait le coq des vetc'rans , Avec le draf>eaii tricolore On est bon buveiu' à vingt ans.

Je compris de tout ce grimoire.

Qu'à ses frais chacun allait boire.

En avant , etc.

Il fit monter uns bouteille D un vin , premier choix d'Orléans.

Buvez, dit-il. ah! c'est merveille Si vous n'en êtes tous conten3 ; Son vin , qui diable l'eût pu croire ? N'e'tait qu'un rebut de comptoir.

En avan, , elc.

Va-t-en , cruchon , vieille chopine, Va-t-en buveiu' à cheveux blancs, Le jus de ton ci û m'enlumine ;

Vieux b , tu nous mets dedans.

Tu peux te vanter avec gloire Qu en ce jour tu nous en fais boire.

En avant , etc.

Sa vend chez BÉRARD, Editeur, rue de Sèvres, n. 94. Et chez Martin, Libraire, rue de Richelieu, n. 63.

Puris. — Imprimerie de Be'lhune.

Page 1