‹ [Les Cancans]Chapitre 136 sur 297 · L'ENFANT DU MIRACLE · texte numérisé non relu

L'ENFANT DU MIRACLE

Est-ce parce qu'il nacjuit du dernier souffle d'un martyr? Est-ce parce qu'un songe consolant le promit à sa mère? Est-ce parce qu'il vint au monde en dépit des crimmelles tentatives des ennemis de son sang? Non, le niiracle n'est là que pour un petit r.ombie; il est, pour tous, dans les e'vènemcns qui s'accomplissent >ous nos yeux.

Régnez donc , régnez à sa place ! usurpez son titre et son rang î Ne voyez -vous pas qu'il est nécessaire qu'il s'éloigne, qu'il ne respire pas l'air corrompu de vos doctrme-.? Est-ce donc à vous qu il appartient d'élever un jeime roi , vous qui ne savez que les aviln- et les renverser? Qu'ont lait vos pères du (ils de Louis XVI ? Ils l'ont confié au savetier Simon... Mais ce Simon a peut-être un fils dont vous cusmcz t'ait un précepteur a votre toiu!... Non, il faut qu'il parte poin- que le miracle s'achève. Ah! rju'on ne voie pas en même temps la couronne brillera son Iront et la rougeiu' couvrir celui de nos soldats! Que son nom ne soit pas maudit par des bouches affamées ! Non , non ,

ni la honte, ni la faim, ni la misère, ni la peste, rien de tout cela ne sie'rait à son règne ; il e->t ne' pour des jours de consolation, pour essuyer des larmes : à vous d'en l'aire re'pandre, à vous le deuil , à vous les désordres; à lui le calme et la félicite' de la France. Après l'orage, après ces tempêtes aff^eu^es qui germent la mort , l'horizon s'c'claircira . le ciel s-ourira à la terre ; tous les cœurs l'appelleront, tous les brasseront tendus vers lui. Alors il viendra, beau de sa jeunesse et de ses charmes, grand de son nom et de ses droits, fier de notre choix et de notre amour.

Ce ne sent pas des barricades qui les amènent ceux qu'un miracle promet; ils ne relèvent pas d'une place publique ni d'une (imeute de rue ; ce n'est ni la révolte qui les jette au peuple, ni la necevsitti qui les fiit accepter : c'est le Giei qui les donne , c'est la France entière qui les reçoit. « Quand la terre a besoin d'un héros, »

Il vient quand les peuples , victime-s Du sommeil de leurs conducteurs, Errent au penchant des abîmea Comme des troupeaux sans pasteurs.

(Lamabtike.)

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