REMEDE CONTRE LA POLICE
Un grain de mc'pris dans les yeux et sur les lèvres , Un scrupule de discrétion sur la langue , Une frique, toujours à la main.
Suite de la Souscription.
M. Daubercourt de Montdidier, 2 5 f. — Plusieurs aboane's de la Gazette de Picardie, 5 f. — M. le comte de ■Montlivault, maréchal de camp, lo f. — M. de Vandœuvre , 5o f. — M. Frugraye, 5o f. — M. le chevalier Descrivieux, aide-decamp de Larochejacquelein , 2 f . — M. Chaumont, qui voudrait que quelqu'un rendît à Ce'sar oe qui appartient a Ce'sar, 5o c. — Un ouvrier, 5o c. — Une dame qui n'ose se nommer, tant elle a de confiance dans la loyauté' du régime actuel , lof. — M. Gavaret, 3 f .
Cadet a dit que par la ville
On re'pandait force poisoa.
Se trompe-t-il? Eh! vraiment non y
C'est sa bouche qui le di tille.
^*^ Dans le cabinet de Cadet de Gassicourt , on remarque les portraits de la Voisin, de la Brinvilliers, et celui de M. de Bricqueville.
^*^ Le i^"" avril , la police e'tait à iu et à toi avec les prisonniers de Sainte-Pélasie.
^^ Le juste-milieu va, dit-on , e'iever une colonne à l'iustar de celle de la place Vendôme, avec ies canons qu'il a pris sur l'ennemi dans ses campagnes de Belgique, de Lisbonne et d'Ancône.
^*^ Les Anglais ont tiré le canon hier, eu rejouissance de la prise d'Alger.
^*^ Dans l'émeute des chiiTonnier.s , plusieurs d'entre enx s'écriaient en agitant leurs crochets : « Le .seul pouvoir qui orée a le dioit ue détruire. »
^*^ Ce qui n'a pas peu contribué à apiiser I émeute des chiffon^iiers , c'est une souime de cesit cinquante mille ira ncs qu ils ont trouvée au coin de la Ch;unbre de-) députés.
^*^ On parlait de tirer le canon pour dissiper le mauvais air. A la bonne heure donc! que le juste - milieu profite du choléra pour tirer le canon ; car s'il Iai>se échapper celte occasion-là , je ne sais quand il en retrouvera une.
^*^ Le juste-milieu est tout prêt à rendre Alger et à cvacuer Ancône : deux funestes iyniplômes!
Air du premier pas.
Je pense à toi, quand de quatre-vingt-treize Je voi^ flotter l'étendard pluin d'effroi. Quand .>ur la Fr,-.nce im joug odieux pèse. Et qujud j'cntundi chanter la Marseillaise , Je pense à toi, je pense à toi.
Je pense à lui, quand je lève au rivage Mes yeiu charges de tristesse et d'ennui. Lorsque je vois le laurier du courage Au tendre lis marier son feuillage, Je pense à lui , je pense à lui.
Je pense à toi , chaque fois que le crime Règne et triomphe au mi-pris de la loi. Lorsqu'un tyran dépouille une victime, ' Lorsque voler est un droit légitime,
Je pense à loi, je pense à toi.
Je pense à lui , dans ce temps oîi la France Pleure lui bonheur qui bien loin d'elle a fui. Revicndrez-vous , jours de notre puissance? Ah! quand mon cœur en conçoit l'espérance , Je pense à lui, je pense à lui.
Je lieuse à loi. Mais l'echafaud s'clève; Je vois tomber la tête de mon roi.
Tu m'apparais près de l'horrible glaive; Ah ! monstre aftreux ! quoi ! jusque dans un rêve Je pense à toi , je pense à toi !
Je pense à lui, quand le pauvre s'avance Et sollicite un pain rare aujourd'hui.
Quand il regrette et son ancienne aisance Et cette main qui versait l'abondance , Je pense à lui , je pense à lui.
Nous rappeler les traits des augustes objets que toute la France aujourd'hui chérit et regrette avec nous , nous consoler de leur absence en mettant sous nos yeux les sites qu'ils habitent, les prinripiles scènes de leur vie d'exil, où notre bonheur lient une si grande place, tel est le plan que M. Foarouge s est proposé en publiant l'y^/Zii^m anecdotique ^ dont la pren)ière livrai>,ou vient de paraître. Le fini de l'exécution re'pond au choix de> sujeîs, donc le succès n'est pas douteux. Cet Album, publie' sous la protection du Brid' Oison, se compose de deux lithographies ou gravures, avec une couverture e'ie'gante, sur laquelle sont imprimées les anecdotes explicatives.
Le prix de l'abonnement est de gfr. pour trois mois, iSpour six, 36 pour Tannce (deux livraisons par moi>). Chez Fonrouge, place du Louvre, n" lo.
FjERARD, auteur et éditeur, à Sainte-Pélagie , et rue cîe Sèvres, n» 94.
Imprimerie de G.-A-, ûentu me d'Erfurtli, n. 1 bis.