‹ [Les Cancans]Chapitre 159 sur 297 · LE RETOUR · texte numérisé non relu

LE RETOUR

Le voii.à! — Te voiîà! — Cher Poulet! — C'est bien toi! —

C'est bien lui! — Comme il est ^.'rand et fort! He! he!...

— Joufflu et raoufflartl!... — Hé! bci! vous trouvez, papa?...

— Oui. — 11 est devenu gros, gras et.. .. — Hé! hé! hé! oui, ma tante. — C'est le graiT^l air; embrasse -moi donc!... Saistu que nous sommes en plein état de siège , en terreur ? Ma foi , nous avons brusqué les opinions. La banlieue s'est manifestée hautemeut ; son dévouement est d'une pureté' , d'un enlèvement Et là-bas, mon Poulot, hein! l'enthousiasme, comment le trouves-tu? de mieux en mieux , n'e.-)t-il pas vrai? — Non, ma tante. — Comment, non! Ça n'irait pas encore, malgré la police et les sommes t-normes — Non, ma tante. —

Vous l'entendez , il aura été mal reçu pnr les royalistes, — Non, ma tante. — -Par les re'publicains ? — Non, paja. — Par tout le monde? — Oui, ma tanle. — Ah, mon Dieu! moi qui comptais sur lui élan... H s'y sera mal pris, l'affaire est raanquée ; il aura fait quelque bévue. — Non , ma fante. — Voyons, raronte-nous ce qui t'ejt arrive.

PoULOT, sur l'Aia à' Une Nuit de Corp s- de-garde. (Walse du Havre).

Je pars :

Bientôt de toutes parts On me manque d'égards.

On me cerne ,

On me berne.

Hél

as:

On s'attache à mes pas , En me criant : .</ bas !

Je me trouble ,

Ou redouble.

Je cours Vainement pl^isieurs jours , En attendxmt toujours Qu'on me donne une fête.

Nîmes s'est mise en frais pour moi J'y déjeunai , je croi , A vingt-cinq sous par tête.

A Lyon , Mou ardeur m'entiaîne.

Je harangue la garni>,on ; Mais un fâcheux capitnine Me trait» en p»;tit garçon :

Son audace Me terrasse.

Face à face Il discourt :

Je me pique De re'plique; Ma logique Reste court.

Toulon , Où le peuple est si bon , Je me suis fait un nom , Grâce à ma bonne mine.

Là, pou? mieux leur faire ma oomv^ Je me suis mis .^u jour Eu costume d'Amour.

Sur l'eau

J'avançais en bateau,

Quand, plu> prompt qu'un oiieau.

Tandis qu'on m'examine,

Je mets à la sourdine

Mon innocence à l'air,

Et , fringant comme uu ver,

Je me jette à la mer.

La surprise e'tait nouvelle , Et frappa les amateurs.

Mais je m'enlève en chandelle , Et j'enQamme tous les cœurs.

Puis je plonge , Je replonge , Et m'alonge Sur le dos.

De la rive Attentive Il m'arrive Cent bravos.

Jugeant

Qu'il e'tait imprudent

De laisser en plein vent

Mes prouesses

Et mes fes...,

Je sors de l'eau presque aussitôt c

Papa , voilà d'un mot '

Ce que fit toc Potilot.

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