LA VENDEE
On les appelle brigands, ces hommes fidèle", à leur Dieu cl à leurs rois; ou les appelle brigands , ces homiiies (lui ne savent pas l'art de se jouer des sermens , qui ne comprer.ue;!! pas le bénéfice d'une Irahison , et qui , à la voix d'une poigrice dilemmes corrompus, ne foulent pas aux pieds la croix qu'adoraient leurs (K-res.
Rîais la vieille re'volution aussi les aj/pe'ait brigands. Carrier les appelait brigands; Carrier, l'homme aux cent nràlie • oyades, appelait brigands les innccjnies victime', de sa f'orocilo!! !
Eli bien ! moi , je les îip; elle des bcros! !... O^i , vous ctos des hcro?.! ma voix s'clcve seule, enUe toules, et ose s'e'crier : o Honnein- à vous, fils de la Uretsgne et de la Vendée! Salut à « loi, terre des braves! salut à toiîa ^
Sont-ils venus nous imposer leurs croyances avec Te fer et ie feu? Les avons-nous vus quitter leurs foyers pour ensanglanter nos villes et nos campagnes , et au nuin d'une liberté farouche promener surnous la terreur et h mort? ^kfynge renversement d'ordre, de justice et d'idées ! Ceux qui n^ veulent pas trahir seront rJpntes criminels; tandis que les noms les plu.s glorieux seront prostitues aux fiuteur.^ de l'anarchie eî du dd.^ordre.
Voilà qu'un jour Robespierre viendra les civiliser à coups d'cchafaud , et en résistant à ce monstre, ou les ap.p-ellci'a brigands. Un autre jour la révolution de juillet leur c.'ira : « J ai « massacre' l'élite de l'aiincc française; dans les rues de ia capi- « laîe, au cri ilc vii'c la liberté! j'ai renverse trois ge'ncralions <t de rois poiir prendre leur piiice, au rom de l'ordre public; a j'ai brise l'image ("e Die;; sur ie seuil de ses tem|!:es, au nom « de la civilisa'.ion nouvelie : o])j;issez-n;oi. » Et p;irce qu'ils refuseront de courLer servilement ia tète , on les qualifiera de bii^ands, et ils seront tiaques comme des anirr.aux liuiisib'cs! Quelle borienr ! !!
Qu'étaient donc les Polonais, les Belges , les Italiens, les Portugais révoltes, sinon des brigand-»? Qu'étaient même à ce compte les bt'ros de juillet el ceux de juin?... Oserez- vous dire fpic six depcU'tenvens en armes n'expriment pas mieux aujourd'hui le vœu gcneral de la nnliou que quelques centaines d'ouvriers révoltes dans Paris ne l'expiimaient aux barricades, à l'indu du reste de la France? Pretendrez-vous que mille chtfs royalistes de nos premières familles ne représentent pas jilus réellement le pays que vos deux cents députes asiemblès aiors «ans mandat et cliarivsriscjs aujourd'hui.'^
Homme» du ponv tir, prenci-v girde, ce n'est pas se'ilemenl h Veruldo (jui se soulève contre vos déplorables doctrines. To is nos ficpartçmeiis s'intlignent d i jo'ig lioiiteux ijue vous leur faites subir. Tout ?>'éme(it , tout de nai)de vengeance de l'arbitr.iirc, tout rejette (ui or.îre de choses usurpé qui ne sait donner, avec des miui>tres inhabileî , que la honte , la misère et la guerre civile. On ne re'pood itas à un pays coinnje la Fiance, quand il demande si hauternenl raison de ses douleurs , on ne lui répond pas toujours avec des manlats d'amener et dea ordonnances de mise en état de sie'ge. Qaelquei hordes d'agens de police , massacreurs à haute paye , ne sont plus de poids pour cto'iffer avec du fer ce-> cria inipdrieax d'ordre et de liberté iji'.i sortent à la fois de toutes les bouches. L'heure est venue d'entrer en compte avec la France ; elle e^t iasse de mensonges et de trahirons , elle est lasse de répandre dos Lrnies , de verser du sang au profit du plus idrtiil ou du plus perfide; elle s'arîach.e des mains sordi'.'es cjui la pie^surent et la minent; elle veut , elle prétend enfin s'appartenir. Entendez - vous , la France veut être à elle, afin de se renieître ensuite, si bon lui semble, librement aux mains du plus sage et du plus ge'ne'reux, à celui qui saura re'gner sur elle autrement que par la mitraille ou le bourreau , el qui ne s'abaisseia pa> jusqu'à uaeadicr iâi-'hement la paix aux geuo'.îx de l'étranger.
Assez, assez de honte pour îa patrie , a.isez de misère pour nous, Fnîflpais. Cet'e ferre riche et abondante que le Ciel nous a donnée, n'a pas encore refuse de nourrit ses nombreux eU" fans; elle n'atiend pas, pour donner ses !ruits,que la moitié de a grande famille ait dévoré l'autre , et ce n'cit pas avec du sang et des larmes (^un les fei liliae.