POURQUOI ON A FAIT LES GLORIEUSES
Je voudrais bien savoir pourquoi diable on s'est révolte en juiîl'it i83o? Ce n'était pas pour la prétendue violation de la Cbarre, puisqu'elle vient d'être violée de plus belle en i832. Ce n'était pas contre la mise en ctat de sic'ge de ia capitale , puisqu'il n'y a pas encoîe huit jours que nous jouissions de cet état bienheureux. Ce n'cîait pas pour le piaisir défaire des barricades, puisqu'on a moudit ce'Icsde ju:n,q!u c'taient pouriant faites sur le modèle des nulrcs. Ce n'ctait pas non plus poiu' plaire aux re'publicains , puisque lespaiivres gens sont mitrailles, fetc's en prison et juges à morf. Ce n'clait pas à coup sûr pour faii fi la guerre à l'étranger, puisqu'enfin le juste -milieu en a une peiu- qui , Dieu merci , peut compter. Ce ne pouvait êire pour diminuer le budget , puisftu'on l'a immcdialcmcnt double. Ce u'cflait pas pour faire des e'conomies , pui.squ'il est malheureusement prouve que depuis les gloiieuses , nous sommes en déficit d'u;: pctil. milliard. Ce n'clait pas pour favoriser la literie de ia presse , puisque depuis lors nous 3>ons vu faire mille fois pins de saisies qu'auparavant. Etait-ce par bavard pour relever le commeice? iuipo'^sible ; car enfin, il prospcrait alors, et depuis celle cpoque , il s'en va dépérissant. C'était pcul-clre j ovir avoir la Irauquillitt;? Ilc'las! Dieu sait l(?s pelits bouleversemens qui nous arrivent tous les jours. Celait donc pour jouir du choiera? je n'o-c le penser. Enfin je m'y perds. — Comment, voi;s ne voyez pas pourqi;oi la rivolutiou de juillet s'est finie? — Nou. — La raison pour latiuelle ou a iue 7 ou 8 nclle hommes ne vous .saule pas aux yeux? — l'as le moins du monde. — La ncccs.>ite de chasser ime dynastie entière ne vous frappe pas? — Point. — Lh! bien, je vais vous l'apprendre : c'clait pour mcltre 1-: fils du rcgicide sur le trône.
Souscrijiduii ouverte a Paris.
Un ami de la legilimiie. 4 <>' Druv républicains convcr-
th, I h". — M. A. (îe Butiy, aiiciei) élève de l'Ecole de mai-îne d'Anî^onlêine, licencie' p^r le juste-milieu, et nni est un franc
Ii'f^itiiiiiàte, 2 fr M. M. de Bony, c'Icve de 3^ du collège
Sîau s'.as, 2 f). — So'i'JcripHon ouveiie dans le de-parlement de l'Allier, 12G Iv — Sousciiption ouverte à Metz,clie7, M. Mersch- MarJchal, 26 fr. 85 <•.— U-s k-c/itiinislc-, 3 fr. — M""' h v\comlesse de Touclubœnr-CIcrmont , henriq:!jnqniste, 5 fr. — Un capitaine de l'ex-garde royale et un de >es ami-., qui exe'crent et méprisent du fonil de l'âme la colcrie nni , nprès avoir «excite le peuple à la re'yulte pendant quinze ans, voulait l'cgorger sans |ji)icà ^on profil, 5 fr. — Diival , soldat à Lxitzen , fait prisonnier, reconnaissant , fidèle à l'honneur et à la Ic'gitirnite', 3 U-. — M. Barras, légitimiste à la vie et à la mort, 1 fr.
— Une dame qui ne désire rien tant qu'Henri V après Charles X, 3 fr. — A M, B'Jrp.rd, comme possédant le sentiment de la le'gilimite', 2 fr. — Un bon Tsrae'lite, cpii attend avec impatience la venue à\\ Messie. 5o c. — Une dame qui trouve que rien ne va mieux que le vert et le blanc, i fr. — Un archer, qui voudrait être pins adroit qu'Aster, i {y. — Deux sœurs Unies par l'amour de la légitimité, 1 fr. — Un Français qui , par i'amotir du peuple, déteste les rois électifs, 2 fr. — Siuiscription otive»~te dans une commune du canton de la "Ventie [Pas-de-Calais) , n.\ \\'. — M. Victor de Bois-Guilbert , lienriquiiiqw.sle , ro fr. — Un capitaine des voltigeurs de l'exgarde royale, henriquinquiAte , 5 fr. — Un officier supérieur en demi-solde , qui ne dit nas son nom à cause ('e la liberté , mais qui est l.'ès-henriquinquiste et qui désire promptement son retour, 5 fi". — D. nx Icgitimi-ïtes qui ont pu apjir.'cier à son indigne valeur la grosse face piate, fausse, hypocrite , traîtie du Ibtirbccl'.ose, 7 fr.
Souscriptions h Sai:it^-P éla^ie ,
M. Af loi phe Prévost, détenu à Sainte Piflagie, élu dans sa pi'ison , et p^r acclamation^ , roi des rihauds. Dans un seul jour iî reçoit de ses féaux sujets plus ('e témoignages d'amitié que cho>>e n'en reçoit dans toute sa vie de ses chers camarades et Concito\'ens, 10 f. — IM. Dumoulier de la Brosse , détenu à Sle.- Pciagie, henriquinquisle, victime des sottes frayeurs d.u justemiîieii, 10 f. — M. Biquié, détenu à Sjinle-Péiagie , qui a autant de haine pour chose que de dévouement po'ir Henri, 10 f.
— M. de la Palme, vieix chounîi, âgé de 18 ans, détenu à Sainte-Pélagie, 10 f. — M. L. Dumcutier de la Bro«se , ami de t^on pays et parfait partisan dHenri V, 10 f. — Un henriquinquiste par conviction, fidèle à son serraent jusqu'à la mort, ué en Suisse, descendant de Gniilaume-Teii, Soc. — Goëth , adn-irateur du spirituel auteur des Cancans, i f. — Un arai de chose et de Poultier, 5o c — Brunet, qui n'a jamais prêté qu^in serment et n'en prêtera pas d'autre, 10 c — Duterlre, toujours de la couleur de 187.9, 5o c. — Meunier, henriquinquisle et fidèle à son serment , détenu à Sainte-Pélagie , 5o c.
— Un détenu à Sainte-Pélagie, qui va tous les jours à l'instruc-
tion et ne peut se coniger de ses mauvais principes, 5o c. — Valëriuset qiielqiies-ni)s de ses amis, inébranlables comme lui, 5 t. — Le commandant Charbonn'cr de la Gnesnerie, clevc au rilre de secrctaire intime de b régence, par le juste-milieu ea uclire , 1 o f .
Sui'le de la souscription jurassienne.
M'"« la baronne de Persanj^e , lo fr. — Un anonyme, que la résurrection de l'article i4 t'e la Chatte a conveili, r fr. — Quatre hommes de têle et de cœur, qui icpondrout lonjours à l'ap-pel de M. Be'raid, 4 fi' Deux Ici^itiniistes, qui ne changeaient pas leurs espeVances contre celles dechove, 2 fr — -Un Henri qui en désire un antre, i fr. — Une personne qui donnerait de bon cœur le grand Poulot pour le peiit Henri, i fr. — Un amaleur de la peau du bœuf gras , i fr. — Deux amis fidèle^ de l'ancienne liberté, 2 fr. — \}v\ ancien militaire, que la révolution n'a ]>as rnjeuni, i fr.Soc — Un vieux grognard, I fr. — Un juge de paix destitue, i fr. 5o c. — \jn cuisinier qui n'aime pas Philippe , 5o c.
^*^ A-t-il des moyens de séduction cecoquin-ià! Tantôt il fait de la galette, et jpparaît en arc-en-eiel ; tantôt il ligure en caleçon de soie: une autre fois, il s'est cbarige' en clicin;!elle. Le voila aujourd'hui qui a une voix tricolore. En vcrite, je ne.ni'c'tcnne pas s'il en coûte tant pour le voir!
^*^ Le juste-milieu a levé' ielat de siège pour P.iris et non pour les dc'pai te.mens. Quand !evera-t-i! tout à fait ic siège?
*^ Le pauvre n)ilieu a beau se prosterner et se frapper la poitrine, ses bassesses ne desarment pas l'eaanger.
^*^ Les gens de la nouvelle cour co!)n;iissent parfaitement l'étiquette , dit'On. Parbieu ! pour des marchands , cela uest pas c'ionnaut.
^^ hc journal des Débats faisait hier un appel aux honnêtei gens; il les conjurait de se rallier au phis vite au trône de juillet. Les honne'tcs gens ne sont donc pas pour le trône de judlet ^
^\ Avec le juste-milieu nos miniblreset noi maréchaux vont souvent aux eaux; mais au ieu, jamais.
^*^ Dans le choiera il y a Li pe'riode blanche, la période bleue et b période rouge. C'est une maladie tricolore. Tous les fléaux se ressemblent.
^\ Voici l'adresse de la duchesse deBciry : Partonl oi!i il y des tiaiigers à courir et ôes pauvres à soulager. Et si le justemilieu ne b trouve pas, c'est qu il ne va jamais de ces côle's-là.
Air : La bonne a\>iinlur^ , 6 gai!
Pour chanter la liberté,
Nous n'en avons guère ; Aux gens de l'autciitc
Si Dous vonlon^ plairo, Nous apprendrons nos cnl'ans A rucpriser le bon temps.
Vive la misère , Ogai!^
Vive la miière !
Donnons la prospérité'
Au roi populaire.
Le peuple à la pauvreté
Commence à se Elire.
Pas un cri scditJL-ux Dans les rpiarliers malheureux.
Vive la misère, etc.
Le règne de Charles-Dix
Etait trop prospère ; Il nous fallait, à tous prix ,
La peste et la guerre :
Ces maux nous sont de'volus ; La faim n'est qu'un superflus.
Vive la misère, etc.
Un politique profond
Très-souvent s'enferre.
Ou dit que les rois s'en vont ;
La Charte est par terre.
Aujourd'hi'.i , pour rester pur, Il f.uit tenir au plus sûr.
Vive la misère, etc.
L'iioimêîe liomme est en prison;
Le voleur prospère.
Les mouchards dans la maison
Ont la main légère :
Peur d'être pris pour un à'cnx , Je veux rester toujours gueux.
Vive la misère ,
Vive la misère !
EERARD, auteur et éditeur^ à Sainte- Pela oie, et rue de Serres, n" ()f..
Imprimerie de G. -A. Dekto . nie d'Erfurtli , t!° 1 bis.