LE NOMBRE TROIS
Il Y a eu trois branches d'Orléans : chaque bran\.bc a fourni un prince qui s'est révolté contre son roi.
La troisième branche a fourni trois princes dont l'influence, sans la qualifier, a été bi^ évidente sur les 'destinées de la France :
Le régent avec les philosophes j •
Philippe d'^Orléans avec les révolutionnaires ;
Louis-Philippe avec les doctrinaires.
Ce derni^îr est venu à la roy;;uîé après trois jours d'insurrection.
Il y est venu par trois moyens : les pavés, les poignées de main et Lafayelle.
Il a chassé trois rois ;
Il a chassé trois princesse:;
Il a ramené les trois couleurs.
. Souslui^on a profané trois églises ;
Il a fait effacer les armes de France : trois fleurs de lis et les ttois lambelles de sa maison j
Trois princes, ses parens très-proches, sont morts assassinés.
Il a supprimé les trois ordres royaux :
Il a plat;é au milieu des armes le coq , qui , dans la passion de Notre-Seigneur, chanta après que saint Pierre eut renié trois fois ;
Enfin, depuis qu'il règne, la France a été tourmentée par trois fléaux : la guerre civile , la peste et la misère.
Les rois de France aont majeurs à tx'eize ans, et l'année prochaine est i833 — Le nombre trois cessei'a-t-il alors d'être funeste à la France? —
EhT-CE QU'IL Y A ENCORE UNE ACADÉMIE?
L'homme-langue (M. Dupin) a remplacé à l'Académie l'homme -pierre (M. Cuvier). C'est l'homme -perruque (M. Joiiy) qui a installé la nouvelle acquisition dans sa niche, pour faciliter les progrès de l'anatomie comparée.
L'introducteur a parlé latin parole d'honneur! Il a fait
l'éloge des glorieuses journées C'est comme je vous le
dis! 11 a même mentionné dans sa macédoine académique , j'allais dire géologique, le procès fait à Jésus-Christ, le tout pour faire l'éloge dû celui qui s'est donné le nom de sauveur. Maître Dupin ne sauvera pas l'Académie, qui, pour ea revenir à M. Cuvier et à ses collections, reste, bien et duement, un cabinet de mâchoires pétrifiées.