‹ [Les Cancans]Chapitre 197 sur 297 · LA 3IÈRE · texte numérisé non relu

LA 3IÈRE

Bien, mon fils, et l^ous nous n'avons pas abusé du dépôt Qu'une autre lègue pompeusement des millions

pour perpétuer l'éclat de sa maison nous, nous resterons (icrs de noire pauvreté.... Tu es d-j lu race et du nom de celui qui cachait avec son épée'les déchirures de SOI; pourpoint... La vie d'ailleurs-ne nous maïKjuera pas... car en Bretagne? vois-tu, c'est comme au temps de Duguesciin, et il n'y a pas là une seule femme cjui refusât de liler sa quenouille pour aider Marie Caroline de Beiri!

i.r- ri 1.5.

0 mes fidèles Bretons, «{ui vous paiera de tout ce f[ue 3US avez fait notirnousl

/ LA MÈnB.

Une seule cliose : inotUie-tot di^jne de leur amour. .. Que le temps de l'exil te |no!ile — c'est l'adversité (jui fait les creui's d'Iionifcies... Trempe le tien aux généreuses pensées... nourris tonesprlldes^;lorieux souvenijsde ceux de ta famille. N'ouvre riiistoire de France <[u'au récit de leurs exploits — ne t'arrête point à celui de leurs malheurs.... et pour l'apprendre à pardonner

LE FILS

Maman, je relirai l'histoire de mon père!

L\ I,IÈF.E.

Henri !.. mon fils I

LE riLS.

Allons étudier... pour rendre la France hevweuse !

LA FILLE

Allons prier pour elle!

PETIT SUPPLÉMENT AU PETIT DICTIONNAIRE rvÉVOLUTlONNAIRE.

{Langue à l'usage de la révolution de j83o. )

Amour de la patrie. Opposition constante à toute autorité léf^itime.

Bouleversement des empires. ?ilarche du siècle.

Cotiscience. Eupapeinent de ne voter que pour les hommes recommandés par la société Aide-loi le cisl t'aidera.

J' endéens . Des traîtres 5 ceux qui les ont éi^orgés, volés , ùrdlés , des braves.

Factieux. Les défenseurs du trône et de l'autel.

Fidélité. Le parjure (et vice versa).

Immoralité , impiété. Pi'ogrès des lumières.

Lib^erté, républiijue. Droit de noyer, égorger et mitrailler les riches et les honnêtes gens.

Massacres , pillage , incendies. Âistice populaire."

Légitimité. Révolution à faire.

Quasi-légitimité. Bêtise faite.

Probité. Vernis de société.

Représentation nationale. Kal masqué.

Religion. Niaiserie, fanatisme.

Roi— citoyen. Commis provisoire.

ÉCLATS

Le croira-t-on? Un général est venu proposer à des officiers de quitter leur croix de Saint-Louis, parce q'un très-haut, très-puissant et très-excellent personnage ne la portait plus. Un vieux capitaine 5'est avancé : « Mou général, s'est-il écrié, celui qui met la décoration dans sa poche , c'est qu il n'est pai, difrwe de la porter! Oiiant à rtnoi i'ai Kagné la

mie^nne et je la {^arde ! » Bonne leçon pour celui qui a t»is

sa décoration dans sa poche... Encore s'il n'y avait mis que

pocne cela !

Que je suis malheureux, disait un honorable

Qui toujours combattit la légitimité I

Ma femme est riche , jeune et belle autant qu'aimable,

J'entends vanter partout son esprit, sa beauté.

Et je ne puis laimer. — Mais quel est donc son crime?

— C'est qu'elle est, j'en rougis, ma femme légitime.

Le roi de Suède venant rendre liommage, en avril i8i4, à S. A. R. Monsieur, lieutenant-général du Royaume, trouva ce loyal et généreux prince aîtendri jusqu'aux larmes de l'accueil qu'il avait reçu en France. « Mon Dieu , disait-il , qu'il doit être doux et facile de régner sur un si bon peuple! — Oui, répondit Bernadotte (jui avait été élevé à une bonne école , pourvu qu'on ait une main de fer dans un gant de velours. C'est le contraire aujourd'hui : le gant est de fer et il y a dedans une main saie, impuissante, flétrie.., la main du j.uste-milieu.

Un plaisant demandait à un élève de M. Cadet de Vaux, quel était le poison le plus dangereuTJ. Celui-ci répondit : C'est l'acide prussique. — Vous vous trompez. — C'est donc l'acétate de morphine , qui ne laisse pas de traces. — Point du tout , mon ami, dit celui qui avait fait l'interrogation : c'est L'extrait de persil , qui tue jusqu'à la pensée.

On distribuera dorénavant une douzaine de croix d'honneur à tous les citoyens qui auront bien mérité de !a patrie afin que ceux-ci puissent en faire part à leurs connaissances, parens et amis.

Uu soldat de l'ui; d.e<. régimens qui fournissent les f^arnisaires pour les chaumières des maliieureux habitans de la Vendée , frapjiait un paysan qui cherchait à sauver son petit trésor, en le cachant rians un trou. Le colonel survient, et dit au chasseur : Pourquoi frappez-vous cet homme? — Mon colonel, c'est que... c'est que cest un cc^uiii qui nous vole son argent.

L'on a co'iupté que tous les matins on efface sur les murs de Paris cinq à six mille représentations <^£//>v/7V c/e la révolution. Ce sont les voleurs de ses l\.ooo pèches oui les paient en poires.

Les révolutionnaires, bouleversant tout un royaume pour en extirper les abus, agissent comme des hommes qui mettent lé feu à uiïc maison pour en ôter les toiles d'araignée.

LECHIFFOîs^NIER.

Aia : Faut d'Ia verlu , pas trop n'en faut.

Cliers camarades, nueii déchet! 1 , .

17 f ' p ' • . " 1 ? Lus.

J!.nlonce 1 inanuquineti crochet ; j

J'disnis : Quand on lèv'rala cote J' cherch'rai d' quoi payer noli-' roij Mais j'avais compté sans mon hotte , V'ià les chilions mis hors la loi I Chers camarades, etc.

Ij' conseil nous en lait voir des dures ; On dit (ju'd b' propos' d'e'tablir Un département d(::s ordures :

Ça n' hii coûte rien , de s' salir.

Chers camorades, etc.

L'extérieur de iios édifices S'ja halayé dès 1' jioint du jour; L'Auf.lais qu'enlèv' les immondices Devrait ben nettoyer !a Cour.

Chers camarades, etc.

On n' pari' plus de c" te grand' semaine Où, se trouvant sur noir' chemin, L' bourgeois qu'a sauvé notr' domaine; A serré notre prjpre main.

Cliers camarades , ete.

L'humanité fait qu'on recule Quand faut s* servir des jjrands moyens; J' m'en veux-t'il, dans la canicule D'avoir pas détruit tous les chiens I (Jliers camarades , etc.

L' camarade qui nous coup' le ventre , D' son projet pour venir à bout , Vient, dit-on , d' fair' placer au centre Un gros mann'ciuin fini reçoit tout.

Chers camarades, etc.

Quand nos z'holt's et nos poch's s'ront vides ,* Qu*esl-c' qui vous paîra vos cachets..?

Vous oubliez donc, gens avides, Que vous vivez à nos crochets !

Chera camarades, queu déchet I ) >.

Erifoncérmann'quinetrcrnche>l J

Le Ct!EY. DrSCRIVIELX ,

Ex-aide 'le canin de feu M. Henri de îaRocliejaquelin,

LïïlTF.L'IÎ

rue Piousseiet n'' 5.

rjmij. — Imprin-.eriff de \' TITIJAU, nxi du CUîIre S»inl-Pfnotl , n" q.

SE VEND

Au biweau des publications de la FOUDRE , rue Richepause , n» i.

INDUSTRiELLE.

Ijp Iniirier seul préserve cie la foudre.

Page 1