‹ [Les Cancans]Chapitre 227 sur 297 · HENRI AUX CIIAMPS|D'AUSTERLITZ · texte numérisé non relu

HENRI AUX CIIAMPS|D'AUSTERLITZ

Air : Tendres échos errons dans ces vallons,

ou : Elle a trahi ses sermens et sa foi.

Aux champs peuplés d'héroïques tombeaux.

Le cœur ému, quel noble enfant s'avauce ?

11 pousse un cri d'AustAlilz les ?chos,

En tressaillant, ont tous répondu : France I C'est un proscrit, par l'ora^jc battu, Nommant la France où la France a vaincu.

« Canons, tonnez au fond de ces vallons! » Tambours, battez la marche triomphale I

i< Réveillez-vous, aigles des bataillons

(< Voici là-bas ia garde impériale ! >»

Et le proscrit, par l'orage battu.

Rêve la France où la France a vaincu !

» Toi qui fus fier de prêter ton éclat

« Aux grands exploits de la grande journée,

« Voile ton front, soleil, un maître ingrat

« Sous Albion tient la France enchaînée »

Et le proscrit, par l'orage battu, Pleure 1-a Frauce où la France a vaiucul

« Lâche et cruel, aux geôliers, aux espions,

« Il a livré le sol qu'il déshonore î

<f La mort ici laboura ces sillons;

« Mais te laurier du moins y pousse encore 1»

Et le proscrit, par l'orage battu.

Trouve la France où la France a vaincu I

De ces débris des grandeurs d'autrefois

Géant armé. Napoléon s'élance

i< Royal enfant qui comprends nos exploits, <■ Mon glaive à toi ! — Tu sauveras la France!» El le proscrit, par l'orage battu.

Attend la France où la France a vaincu!

Le Chev. De-;crivieux, Ex-aide 'le carno de feu M. ïlenri de ia Rochejacquelin ,

Editeur rue Roiisselet . ii° 5.

PARIS. — Imprimerie de V-^ 'iiîLJAL', ru'.- ilu CJoîlre Saint-Benoît, n" 4.

SE VENÎ) :

An bureau des publicatif>ns de la fOUDRE, me Richepanse, n" i.

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