HENRI AUX CIIAMPS|D'AUSTERLITZ
Air : Tendres échos errons dans ces vallons,
ou : Elle a trahi ses sermens et sa foi.
Aux champs peuplés d'héroïques tombeaux.
Le cœur ému, quel noble enfant s'avauce ?
11 pousse un cri d'AustAlilz les ?chos,
En tressaillant, ont tous répondu : France I C'est un proscrit, par l'ora^jc battu, Nommant la France où la France a vaincu.
« Canons, tonnez au fond de ces vallons! » Tambours, battez la marche triomphale I
i< Réveillez-vous, aigles des bataillons
(< Voici là-bas ia garde impériale ! >»
Et le proscrit, par l'orage battu.
Rêve la France où la France a vaincu !
» Toi qui fus fier de prêter ton éclat
« Aux grands exploits de la grande journée,
« Voile ton front, soleil, un maître ingrat
« Sous Albion tient la France enchaînée »
Et le proscrit, par l'orage battu, Pleure 1-a Frauce où la France a vaiucul
« Lâche et cruel, aux geôliers, aux espions,
« Il a livré le sol qu'il déshonore î
<f La mort ici laboura ces sillons;
« Mais te laurier du moins y pousse encore 1»
Et le proscrit, par l'orage battu.
Trouve la France où la France a vaincu I
De ces débris des grandeurs d'autrefois
Géant armé. Napoléon s'élance
i< Royal enfant qui comprends nos exploits, <■ Mon glaive à toi ! — Tu sauveras la France!» El le proscrit, par l'orage battu.
Attend la France où la France a vaincu!
Le Chev. De-;crivieux, Ex-aide 'le carno de feu M. ïlenri de ia Rochejacquelin ,
Editeur rue Roiisselet . ii° 5.
PARIS. — Imprimerie de V-^ 'iiîLJAL', ru'.- ilu CJoîlre Saint-Benoît, n" 4.
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An bureau des publicatif>ns de la fOUDRE, me Richepanse, n" i.
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