‹ [Les Cancans]Chapitre 277 sur 297 · RÉSDMÉ DES BIENFAITS DE LA RÉVOLUTION DE JUILLET · texte numérisé non relu

RÉSDMÉ DES BIENFAITS DE LA RÉVOLUTION DE JUILLET

On ne lira pas sans in'érêt le résumé des faits cités dans un calendrier réccuunmt publié, qui montre que déjà, dans les cinq derniers mois de Tannée iS3o, il y avait eu dix saisies, huit jugemens, vingtdeux mois de prison, 3i5o fr. d'amendes, et quatre-vingt-treize jours d'émeutes; en i83i, cent dix-liuit saisies, cent et un jugemens, deux cent quatre-vingt-dix mois de prison, 127,600 fr. d'amendes, et deux cent trente et un jours d'émeutes. Les saisies et jugemens cnumérés ci-dessus ont f appé quatre-vingt-six joTirnaux diCTérens, dont quarante et un journaux de Paris, et quarante-ciufj journaux de départeinens ; et les quatre cent soixante -dix-huit jours d'émeutes ont eu lieu dans deux cent et une villes ou communes : encoi e n'a-t-on pas voulu indiquer les iroi'bles si multipliés des iiépartemens de l'Ouest, qui a eux seuls eussent suffi ii un grand nombre de jours; comme on ne pouvait les rapporter tou>, on n'en a mis aucuu. Il ne manquerait à ce tableau, pour le compléter, que la récapitulation des ventes de mobiliers qui ont eu lieu chaque jour sur la place du Châtelet de Paris, depuis la révolution de juillet, et l'augmenlatiou des impôts : il est vrai que ce serait innombrable.

COUPS DE SABRE

— Toui est vide sous le régime où nous vivons ; c'est une pompe aspirante, une macliiue pneumatique qui videra ta France de son dernier écu , de sa dernière liberté, de son dernier houitne, et du dernier de ses seuiimens généreux. Les discours sont vides, les bourses sont vtics , ton! est vide, les pistolets aussi,

— O 1 voit dans toutes les vdles de France , des poires suspend f es k des potences, \u\s\ on pend Louis-Philippe partout; cela est clair; i* la vcriié, ce n'est encore qu'en effigie; mais comme le goût paraît général rt la pensée dominante, il faut espérer que tôt ou lard le désir* sera réalisé.

— Tous les ponts de Paris vont changer de noms. Le Pont-d'Arcoîe s'app'llera le Ponl-da— Massacre ; le Pout-lVcuf, le Pont-des-Mou-i chards, le Ponl-dcs-A; t-: , \c Ponl-anx-Anes; le Poul-Royal, le Ponid.On le Voul Louis XYI / le Pçnt'iics-Fenlrus.

— ■ Roqvielaiire embrassait tous ceux rniî dtaiont aussi laids que lui. Le carbonaro Barthe et Fouquicr - Tiiivillc-Pcrsil ont serré dans leurs l)ras M. JulUvct, a sa drsccnlo ue la tribune.

— •\Iiiie Feiichore se plaigimit vivuniL-nt de ce qu'où ne lui avait pas donné la i>rérérence pour le coup de |)istolct :« J'aurais eu trop peur qu'elle ne se trompât, a dit Louis-i'liilippe; elle n'est bonne que pour les réalités. «

— Loiiis-Pliilippe p:issant on a entendu siffler, mais ce n'était pas la l)allo du pistolet.

— On dit : Mi'f Boiirry est pour moitié dans l'affaire du coup de T)istolct; erreur, elle n'y est que pour u/i tiers.

— Pour être roi, par le temps qui court, il faut du toupet, et beaucoup de toupet. Et où , s'il vous plaît , en trouver un comme celui de Lmis-Philippe ? il n'y en a pas deux comme celui-là; c'est UB toupet comme ou n'en fait plus, et qui se vendra plus cher un jour que le petit chapeau de Napoléon ; quel bonheur donc que le pistolet n'Tiit pas été chargé '.

— Savez-vous pourquoi il n'y avait pas de balle dans le pistolet tiré sur Louis-Piiilippe? C'est que , par erreur saiis doute, l assassin les avait mises toutes les deux dans le deuxième pistolet trouvé h terre.

— Ou peut dire du ministère actuel nue c'est un enfant de la balle'. — • On assure que Louis-Philippe, apsè:? le c>up de pistolet, n'a pas

dit : «■ Rassurez - vous, il n'y a pas de mal, « mais bien : w Rassurezvous , il n'y a pas de balle. »

— Léopold ne sait comment faire , il ne trouve pas de ministres ; nous pounions, sans inconvénient, lui envoyer au moins un thisrs du nôtre.

— Les députés cassent déjà les vitres. La preuve, c'est que deux fois des carreaux brisés le-ir sont lombes syr la tête; cela promet.

— Les poupées de Lcpage sont venues mettre leur carte chez mademoiselle Bjurrv, poupée plus fragile qu'elles encore.

— CIot-Bey l'Arabe est venu rendre visite a l'Arabe Louis-Philippe ; ils se sont parfaitement entendus.

— On parlait de compte rendu devant M. Thiers; il a pris cela pour une personnalité.

— Les boues de la Hollande sont comme les fanges du juste -milieu ; si nos soldats ne sont pas plus he.-reux que nous, ils n'en sortiront pas.

— «Le système actuel est \\x\e force , •>■> dit un journal ministériel. C'est une faute tj^pographique : il faut lire : Est une^s.-RCZ.

— Un autre journal , vendu au pouvoir, contient cette mauvaise plaisanterie : et II est faux que l'intention du maréchal soit d'attaquer l'ennemi Sur ses derrières; ce bruit est dénué àe fondement. •>■> Ne diraiton pas qu'il soit question du maréchal Lobau ?

— Ou a trouvé sur les murs de Paris les vers suivans, au bas d'une potence a laquelle était suspendue une poire :

AïK : Kous qui portez des corn s en tête.

Allons, Philipp', faut qu'tu la danses; N'ya pas a dir', mon bel am.1.

C'est fini :

La républiqu' tient la potence ; C'est pour le coup Qu'il faut tendre le cou.

Malgré ton ancienne jactance , Roi-citoyen , Tu crev'ras comme un chieni FINj

l'espérance,

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