UNE MÈRE A SON FILS
Air de l'Exile : Pourquoi me fuir, passagère hirondelld
Ne maudis pas son nom , dans ta colère;
Dieu l'a juge! Lève les yeux, et voi
Un long me'pris flétrir sa vie erjtière.
Il est, mon fils, plus à plaindre que toi. {bis.)
Il a chasse' de leur vieil he'ritage
Deux orphelins confie's à sa foi :
Contre la veuve il a vomi l'outrage-
Ah ! n'esl-il pas plus à plaindre que toi? {bis.)
Mêlant tes pleurs aux larmes de ta mère,
Tu ne viens plus sur ce tombeau... Mais, quoi !
Il n'ira pas au tombeau de son père! ! !
II est encore plus n)alheureux que toi. [bis.)
Quand vient la nuit, sur la couche innocenté
"ru peux goûter le sommeil sans effroi
Le jour l'accable, et l.i nuit l'e'pouvanle!
Il est , mon fils , plus à plaindre que toi. {bis.)
Qiiand à l'autel tu portes ton hommage,
Le Ciel s'abaisse à l'ardeur de ta foi.
Lui , de son Dieu fait outrager l'image î
Ah! n'est-il pas plus malheureux que toi? {bis.)
Ton nom si doux, qu'invoque l'espe'rance ,
Vit dans les cœurs enchaînes à ta loi :
On le client ; ou pleure ton absence.
Il est , mon fils , plus à plaindre que toi. {bis.)
BERARP , Editeur, rue de Sèvres , n° 94»
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