‹ [Les Cancans]Chapitre 44 sur 297 · UNE MÈRE A SON FILS · texte numérisé non relu

UNE MÈRE A SON FILS

Air de l'Exile : Pourquoi me fuir, passagère hirondelld

Ne maudis pas son nom , dans ta colère;

Dieu l'a juge! Lève les yeux, et voi

Un long me'pris flétrir sa vie erjtière.

Il est, mon fils, plus à plaindre que toi. {bis.)

Il a chasse' de leur vieil he'ritage

Deux orphelins confie's à sa foi :

Contre la veuve il a vomi l'outrage-

Ah ! n'esl-il pas plus à plaindre que toi? {bis.)

Mêlant tes pleurs aux larmes de ta mère,

Tu ne viens plus sur ce tombeau... Mais, quoi !

Il n'ira pas au tombeau de son père! ! !

II est encore plus n)alheureux que toi. [bis.)

Quand vient la nuit, sur la couche innocenté

"ru peux goûter le sommeil sans effroi

Le jour l'accable, et l.i nuit l'e'pouvanle!

Il est , mon fils , plus à plaindre que toi. {bis.)

Qiiand à l'autel tu portes ton hommage,

Le Ciel s'abaisse à l'ardeur de ta foi.

Lui , de son Dieu fait outrager l'image î

Ah! n'est-il pas plus malheureux que toi? {bis.)

Ton nom si doux, qu'invoque l'espe'rance ,

Vit dans les cœurs enchaînes à ta loi :

On le client ; ou pleure ton absence.

Il est , mon fils , plus à plaindre que toi. {bis.)

BERARP , Editeur, rue de Sèvres , n° 94»

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