LES TUILERIES
Le juste-miiieu est comme Jocrisse , il a la main malheureuse, il casse, il brise, il gaspille tout; laissez-le aller et il fera n)aison nette. Quand un jour la postes ite interrogeant l'hisloiie, arrivera à l'article juste-milieu, je lui conseille Tort de tourner rapidement le feuillet : pas de gloire , pas de ge'nie , pas <le vertus î Pauvres gens , si petits et si orgueilleux ! Passe encore s'ils se contentaient de ne rien faire, mais détruire ce qui est fait; c'est trop fort. Regardez ce beau jardin des Tuileries, dans quel e'tat ils l'ont mis ! od croirait que les Co>aques y ont passe ; que di— je? les Cosaques y sont venus et l'ont respecte' — Il n'appartenait qu'aux Vandales de i83i d'y porter une main sacnle'ge et brutale. RTais ne faut-il pas, nous dit-on, que le roi-ciloyen ait ses aises? Eh ! quoi! cet e'diHce a'^sez vaste pour contenir toute la ntagp.ificence et toute la gloire de Louis XIV et des autres Bourbons, ce palais trop grand encore pour les jnitle vic-p toires de Bonaparte, ne saurait loger à l'aise un roi bourgeois? Allons, on se moque de nous! et que nous donnera-t-on , s'il vous plaît , à la place de ce beau jaidin qu'on nous ôle ? IVe. ie voyez-vous pas! des fosse's, des grilles, des murailles.... J'entends — Ainsi la distance est de'jà si grande du peuple au roi-citoyen, qu'on trouve à placer tant de choses dans 1 intervalle qui les sépare. Resignonà-nous donc , plus de poignées de mains.