DÉLASSEMENS BOURGEOIS
Comme Gilblas , il a fait tous les étals et sait im peu de tout : mais après la maçonnerie et la culture des melons, c'est au billard (ju il excelle. Qu'il est beau ayant en main , non pas un sceptre, mais la cadette, juste milieu entre la grande et li petite queue! Voyez-le jouant une partie d honneur avec son grand Poulot : partie nulle, çx va sans dire, ils sont de la même force : cependant, on assure que le père s'entend mieux que le fils à iaire la queue, je veux dire les effets de queue... Regardez , il commence par donner en hésitant son acquit : la bille part, roule... il est collé sous bande. C'est jouer de peur, n'importe! le Poidot est de force à m^n^ner de touche «Vous croyez?... — Pouf! ne l'ai-je pas devine? il n'en fait pas d'autres!... Grand imbe'cille! si tu savais bloquer... — Mais où diable le père l'a-t-il envoyé courir? — Ah! ah! vous ne voyez pas qu'il veut alonger la partie. — Jfi vois plutôt qu'il se livre, et (jue Poulot va \e.faire au même. — Il n'y a pas de danger! Tenez, je parie une pièce de quinze sous qu'il se blouse. Attention sur le coup... Ahi ! ahi !... Allons... non, il rentre. Il a du bonheur! — Parbleu! eu jouant du talon il ne risquait qu'un coup de bas ; il l'a eu , et vous avouerez que c'est toujours honteux. — Oh! oui; ce sont de pauvres joueurs, ils auront bientôt use' le tapis.