LE COUVENT DES CHARTREUX A LYON
DOUCEUR DE l'oRDRE LÉGAX.
Tous les pauvres savaient le chemin de ce religieux asile; quand , dans leurs pressans besoins , ils venaient frapper à cette porte sainte , on ne les faisait pas attendre ; il en sortait aussitôt
une main secourable qui les nourrissait, ui:c voix cîojjce comme celle d'un ange qui savait des paroles pour conso'er toutes leurs infortunes Aujourd'lmi ! uiaUieur à ceux qui s'en approchent !
Il y a quelques jours, des soldais armes ont franchi le seuil du monastère , ils ont dit aux filles du Seigneur qui l'habitaient : « Allez, le pauvre n'a plus besoin de vous.... » Les religic^ises ont levé' les yeux au Ciel , comme pour !e prendre à témoin , et se sont éloignées sans murmurer. Maintenant que la religion , la pitié, la justice e'ièvent leur vùix en leur faveur, l'ordre Icgal leur repondra : « Cette maison nous convenait pour diriger nos tt pièces d'arlillcrie et foudroyer la ville au besoin. Qu'avez- « vous à dire ? Nest-ce pas là la slriçle-justice qui vous fut
promise ?.