OH ! QUE LA FRANCE EST HEUREUSE ET PAISIBLE
A Grenoble. On a voulu tuer un magistrat pour avoir jugé d'après sa conscience.
A Roanne. Des ouvriers ont brisé des machines. Le sousprcl'et y est accouru, et leur a pleuré au nez.
A Epinal. Les gardes nationaux ont pris les armes po'.u' soutenir leur choix qui dé[)laisaiL au jeune préfet.
A Redon. Un sergent a tué un soldai pour s'amuser.
A Castelnaudari. On a brûlé des fermes, des maisons, des récoltes, sous prétexte d ojîinion^.
A Saumur. On s'est insurge dans IVcoIe militaire.
A Beaumont. La garde nationale, drapeau déployé', a brûle' les registres du receveur aux cris de Vive la liberté !
A Nimes. Les massacres n'ont pas cesse.
A Marseille. On s'est battu dans les rues à coups de poignard .
A VÂrmée, Les officiers ont continue' à chasser leurs camarades pour s'avancer plus vite.
Pour nous e'gayer et nous distraire un peu,
A Pans. — On fait des cancans.
En Belgique. — Des concessions. .
En Angleterre. — Des protocoles.
Mais partout des dupes et des malheureux.
Le peuple en ce jour le couronne Ce bon prince avide d'argent , On a beau dire qu'il se donne , Moi je crois plutôt qu'il se vend (i).
Charivari en faveur du juste-milieu i par une société d'amateurs.