‹ Les cancers épithéliaux [electronic resource]Chapitre 104 sur 132 · ÈTIOLOGIE PARASITAIRE — SP0R0Z0A1RES · texte numérisé non relu

ÈTIOLOGIE PARASITAIRE — SP0R0Z0A1RES

plus absolue. Les noyaux sont pris pour des corps cellulaires, les nucléoles pour des noyaux; La discussion d'un tel travail devrait porter (l'abord sur certains points élémentaires de la constitution cellulaire qui se trouvent ici remis en question d'une façon inattendue. Nous ne le tenterons pas. Mais je me ferai cependant, pour être complet, un devoir de reprendre plus loin les formes de Korotneff, pour essayer de montrer à quelles réalités morphologiques elles correspondent. Comme complément an travail précédent, je mentionnerai enfin celui de Kur- LOFF 1894), qui reprend l'histoire du Rlwpalocephalus pourtant si bien décrit par Korotneff, et en donne de nouvelles figures dont l'examen ne peut que confirmer les appréciations ci-dessus.

Ici s'arrête rémunération assez courte, comme on peut le voir, de la première catégorie de formes pseudo-coccidienncs. Je ne m'y suis pas beaucoup étendu, parce qu'en général, aujourd'hui, l'on tend à leur donner de nouveau une signification purement cellulaire et non parasitaire.

La nature parasitaire des corps décrits dans la maladie de Paget et dans les épithéliomes a été formellement contredite par Borrel (1890) d'abord, par moi-même (1891), par Thin (1891), parDupLAY et Cazin (1891), Torok (1892); Pilliet (1 89 1 ), en démontrant qu'il existait des corps analogues dans des organes normaux, dans le thymus et le gland du fœtus humain, et en prouvant l'origine cellulaire de ces corps, a confirmé l'opinion de ceux qui veulent voir dans les pseudo-coccidies du type de Darier des formes d'altérations cellulaires. Enfin, plus récemment, Petersen (1893), reprenant l'étude de la psorospermose folliculaire, a nettement démontré la filiation des pseudo-parasites avec les cellules épithéliales de la couche de Malpighi.

La réfutation de ces formes serait donc pour ainsi dire inutile si l'on ne trouvait encore des auteurs qui persistent à en faire des organismes parasites et auxquels force est bien de répondre (1). Je m'efforcerai de le faire aussi brièvement que possible, car aujourd'hui la discussion porte sur une tout autre

(1) J'ajouterai que, selon certains auteurs (San Fei.ice, 1895-96), les Saccharomyces rencontrés par eux clans les tumeurs se rapportent absolument aux corps de Dariek.

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série de formes auxquelles il me tarde d'arriver, formes entrevues presque dès le début par beaucoup d'observateurs, confondues tout d'abord avec les premières, mais aujourd'hui uettemenl différenciées.

Résumons d'abord les caractères des pseudo-eoceidies du type do Dahikii. Ce sont dos corps arrondis on ovalaires, tantôt contenus dans une cellule épithéliale, tantôt isolés dans les cellules de la couche de Malpighi ou de la couche cornée de la peau. On les trouve soit isolément, soit réunis par groupes de 2, i5, 4 (>l même davantage. Ils sonl tantôt nus, tantôt entourés crime membrane d'enveloppe à double contour. Leur contenu protoplasmique est d'aspect assez variable, granuleux ou homogène selon les auteurs. On y trouve un ou plusieurs corps colorablcs et ceux-ci l'ont parfois défaut. Enfin, tantôt ils se trouvent répartis au milieu de cellules épithéliales normales, tantôt ils occupent le centre des productions connues depuis longtemps sous le nom de globes épidermiques.

Il nous reste avoir s'il n'existe pas des formes <!<■ transition entre la cellule épithéliale vraie et les plus typiqufës <!<■ ces pseudo-coccidies.

Le groupe des corps dont nous avons à discuter la nature et l'origine ne se rencontre, avons-nous vu, que dans les tumeurs épithéliales évoluant vers le type malpighien et dont, par conséquent, les éléments subissent à un moment donné la kératinisation. Ainsi que je l'ai établi dans deux notes parues précédemment, cette kératinisation, centrifuge pour les éléments de tissus épithéliaux normaux, devient centripète ou complètement irrégulière dans les néoplasmes qui reconnaissent pour origine le tissu épithélial. Il en résulte la rétention, au sein même de ce tissu, de cellules qui ont perdu les caractères propres aux cellules malpighiennes pour revêtir des formes particulières dues à la kératinisation d'une part, mais d'autre part aussi aux conditions anormales dans lesquelles s'esl effectuée celle kératinisation.

Les caractères de la cellule épithéliale du type malpighien adulte sont suffisamment connus pour qu'il ne soit pas nécessaire de les exposer complètement ici. Je me bornerai à rappeler que ces éléments, d'abord peu différenciés au niveau de La

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SPOROZO AIRES

couche basilaire du revêtement épithélial, ne tardenl pas à présenter la forme de cellules polygonales à protoplasma filamenteux, reliées entre elles par des prolongements émanant de ce protoplasma et passant d'une cellule dans ses voisines ; que peu à peu les cellules filamenteuses de la couche de Malpighi perdent leurs filaments, voient diminuer les propriétés chromatophiles de leur noyau, deviennent homogènes en présentant parfois des granulations qui peuvent manquer par places (élôidine) et finalement se

transforment en lamelles cornées qui se juxtaposent étroitement, perdent toute individualité et tombent enfin par desquamation sèche (peau) ou humide (muqueuses) sous forme de résidus excrémentiels inutiles ou nuisibles à l'organisme.

Les deux figures cijoinles //»'. i ->o et \ > \ , dans lesquelles j'ai représenté parties (lèches la direction de la division cellulaire dans un épithélium normal el dans un épithéliome lobulé, permettent de se rendre compte

Fig. iuo.

Coupe verticale schématique de la peau normale montrant l'orientation de la division des cellules basilaires. r, derme; a, basale; i. couche génératrice; 4i stratum granulosum; 5, stratum lucidum; (i, couche cornée,

Fig. 121.

Coupe verticale schématique d'un épithéliome malpighien adulte : g, globes épidermiques ; n, point ulcéré.

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