‹ Les cancers épithéliaux [electronic resource]Chapitre 113 sur 132 · LES CANCERS È VIT 11ÉUAUX · texte numérisé non relu

LES CANCERS È VIT 11ÉUAUX

lules-lilles inlranueléaires, on ne peut considérer, je pense, la multiplication endogène comme indissolublement liée à la présence de grandes cellules «à noyaux bourgeonnants. Très souvent, en effet, on assiste à la formation endogène d'une cellule-fille dans un élément de petite taille et à noyau simple, fait qui confirme peut-être la parenté étroite entre les deux sortes de cellules, mais qui nous autorise, par contre, à considérer la multiplication endogène en elle-même. J'aurai d'ailleurs 1res peu de choses à dire en ce qui concerne son rôle dans la production des pseudo-coccidies. Je ne pense pas qu'il soit venu à l'esprit d'aucun observateur de nier la réalité de cette {orme de multiplication; les partisans de la théorie coccidienne se bornent à affirmer qu'il ne faut pas la confondre avec les para sites. Lorsque la cellule-fille conserve les caractères de cellule épithéliale, elle est pour eux cellule endogène; lorsque plus tard elle dégénère et meurt, elle devient Goccidie. La cellule endogène subit les mêmes altérations que les cellules indépendantes du carcinome et, si les figures qui en résultent sont plus compliquées, cela tient à son siège intracellulaire, et il est évident qu'il sera parfois impossible de discerner à propos d'un globe colloïde contenu à l'intérieur d'une cellule s'il dérive de l'altération totale d'une cellule endogène ou de celle d'un novau cellulaire. La question dépend uniquement du degré de conservation des éléments dégénérés et ne présente pas un grand intérêt, si l'on admet l'altération.

Pour en finir avec les diverses formes d'inclusions cellulaires susceptibles d'être interprétées dans le sens parasitaire, je dois parler d'un mode de fragmentation nucléaire assez fréquent dans les cellules carcinomateuses et qui semble lié tantôt à un processus dégénératif, tantôt à un mode anormal de multiplication. Très souvent, en effet, l'on se trouve en présence de petites granulations isolées ou confluentes, présentant toutes les réactions delà chromatine cl qui sont ou libres dans le protoplasma cellulaire ou isolées de celui-ci par une zone claire et une mince membrane limitante.

Dans un grand nombre de cas, il est aisé de suivre l'origine de ces granulations ; elles résultent d'une sorte de pulvérisation du novau et de la résolution de sa matière chromatique eu fines

ÊTIOLOGIE PARASITAIRE — SPOROZO AIRES 3:<j

granulations qui sont destinées à disparaître par résorption. C'est là un processus évolutif qui n'est point particulier aux cellules du carcinome ; nous en trouvons dos exemples jusque dans le noyau de certains Protozoaires, et M. Balbuni a montré que les vieux grains nucléaires du Stentor polymoiyhus, après la conjugaison, disparaissent par un processus tout à fait identique.

En ce qui concerne les grains isolés, les chromosomes présents dans quelques cellules et surtout dans les cellules en division anormale, il y a lieu d'en distraire, d'abord, les cellules migratrices facilement reconnaissables à la forme particulière de leur noyau. Ceux qui restent après cette élimination reconnaissent très probablement pour origine des grains chromatiques aberrants demeures dans le protoplasma après la division cl qui auraient échappé à Faction directrice des fuseaux achromatiques. Très probablement aussi les petits corps isolés du protoplasma cellulaire par une membrane limitante ne sont que des fragments de noyaux émanant par un bourgeonnement très limité du noyau cellulaire.

Telles sont, brièvement résumées, les principales formes d'altération ou, mieux, d évolution pathologique de la cellule épithéliale. Le tableau que j'en ai tracé est forcément très écourté; peut-être serait-il insuffisant pour entreprendre la discussion qui va suivre, si nous n'avions la ressource de renvoyer le lecteur aux planches qui accompagnent notre travail, mais nous espérons qu'en s'aidant de celles-ci et de l'explication qui les accompagne, il voudra bien suppléer à la brièveté des descriptions que nous ne pouvions allonger outre mesure sous peine de nous perdre dans les détails.

Est-il possible de faire entrer, dans le cadre des altérations cellulaires que nous venons de passer en revue, les inclusions cellulaires élevées au rang de Sporozoaires par Soudakewitch, Podwyssowzki et Sawtschenko, Foa et d'autres auteurs ? C'est ce que je vais à présent tenter de réaliser.

Si Ton compare les ligures des principaux auteurs qui se sonl occupés de l'hypothèse parasitaire, on s'aperçoil bientôt qu'ils onl eu en vue des formes passablement hétérogènes ; d'où la nécessité où nous nous trouvons de les discuter isolé-

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