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LES CANCERS EPITUKL1AUX

mont. Pour SoUDAEE WITGB , par oxomplo, nous voyons quo le caractère principal de ions ses parasites est de présenter une membrane d'enveloppe ; nous voyons aussi qu'à do rares exceptions près ses organismes intracellulaires atteignent ou # dépassent le volume du noyau cellulaire. Seules ses figures dites d'infection multiple échappent à cette règle. Les parasites de Foa, au contraire, de même que ceux de Podwyssowzki et Sawtschenko, ne sont pas toujours encapsulés. Nous mentionnerons cependant ceux représentés par ces derniers auteurs dans leurs ligures i5, h (voyez noire figure t35 , et qui correspondent exactement au type de Soudakewitch.

L'encapsulement est-il un caractère qui puisse servir à distinguer le parasite de la cellule cancéreuse qui le contient.' Nous avons vu plus haut que des cellules manifestement épithélialcs, douées de tous les attributs de leurs congénères, pouvaient présenter ce phénomène (pl. IV, fig. 5j, 58); nous avons vu également que la formation d'une membrane pseudo-kystique pouvait se rencontrer non seulement autour d'une cellule indépendante ou endogène, mais encore autour d'un noyau, voire même d'une boule colloïde homogène. Il semble donc rationnel d'éliminer l'encapsulement en tant que caractère distinctif de l'organisme parasite. Les pseudo-coccidies de Soudakewitch présentent-elles quelques-uns des caractères, je ne dirai pas d'un Sporozoaire, mais d'un Protozoaire? D'après tout ce que nous connaissons de ces êtres pris clans n'importe quelle classe de parasites unicellulaires, nous savons qu'ils représentent morphologiquement une cellule avec son noyau et son protoplasma. Or, sur la totalité des formes décrites par Soudakewitch et sur des pièces parfaitement traitées, irréprochables connue technique, nous en trouvons une bonne moitié au moins qui ne sont constituées que par une masse claire, homogène, colloïde selon l'expression même de l'auteur, avec des différenciations si variées qu'il est impossible d'y voir les traces de l'évolution d'un organisme. Au contraire, si nous comparons sa figure ■> à notre figure 78, sa figure a3 à notre figure 79, sa figure *>.8' à notre figure 100, etc., nous nous trouvons en présence d'une identité morphologique si complète qu'il est presque impossible de ne pas admettre que nous avons bien affaire aux mêmes

ÊTIOLOGIE PARASITAI RE — S P O R O Z O A I R E S 38 1

figures donl l'interprétation seule est quelque peu différente; si dans mes fleures l'on reconnaîl des stades successifs d'une même évolution pathologique et non un parasite indéterminé, il sera vraiment bien difficile de ne pas identifier ces figures à celles que donne Soudakewitch, et alors où finit L'altération, où commence le parasitisme?

Dans son premier travail, les figures de sa planche I jusqu'à la 21e exclusivement représentent des boules colloïdes encapsulées plus analogues a celles que j'ai représentées dans mes figures 58-79. Ces boules présentent, il est vrai, des différenciations radiées, concentriques, filiformes, etc., qui rappellent de loin la forme de certaines Goccidies enkystées envoie de sporulation ; mais, si on les compare entre elles, on s'aperçoit vite qu'il n'y a là qu'un lien schématique réunissant les altérations totalement différentes de l'organisation, non d'un Protozoaire, mais d'une cellule vivante. Le Protozoaire qui se multiplie dans un kyste se conduit comme une cellule qui se divise, et, avec la technique employée par Soudakewitch, on devrait y déceler un ou plusieurs noyaux. Si Ton joint à cela que nous trouvons côte à côte des altérations manifestement cellulaires qui ont exactement les mêmes caractères, on reconnaîtra que l'hypothèse de Soudakewitch est basée sur des données un peu bien incertaines et sur des déductions trop hâtives.

Il convient, d'ailleurs, de remarquer que Ruffer et ses collaborateurs sont eux-mêmes d'avis que les figures qu'il décrit dans son second travail (pl. XII, fig. 5, j8, 22) comme des corps falciformes ne sont point de véritables spores. « La figure 5 se rapporte, d'après nous, aux corps chromatiques souvent présents dans les parasites, tandis que ses figures 18 et 22 ne sont pas du tout de nature parasitaire. »

Les observations qui précèdent pourraient s'appliquer avec autant de justesse à presque toutes les ligures du travail de Podwyssowzki et Sawstchenko. Selon nous, elles corresponde n t à des phénomènes d'hyperchromatie et, si l'on v voit des apparences de corps falciformes, cela lient à ce que la matière chromatique refoulée vers la périphérie du noyau et irrégulièrement segmentée présente la l'orme de calottes colorées donl la coupe optique figure naturellement des croissants, .l'ai représenté dans

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