‹ Les cancers épithéliaux [electronic resource]Chapitre 115 sur 132 · L ES CANCERS ÊPJTHÉ LIA VX · texte numérisé non relu

L ES CANCERS ÊPJTHÉ LIA VX

ma planche IV, figures 85-88, quelques-unes décos altérations nucléaires.

Fidèle cependant à la règle que je me suis tracée, je me ferai un devoir de signaler à ce propos l'opinion des partisans do l'hypothèse parasitaire sur les corps falciformes découverts dans le cancer. D'abord, Ruffeh et Pli m m un, après avoir critiqué les corps falciformes de Soudakewitch, ajoutent qu'ils ressemblent en beaucoup de points à ceux de Podwyssowzki el de Sawstchenko. M. Metchnikoff lui-même, dans nue revue d'ensemble sur le sujet, fait observer que tout ce que les auteurs ont considéré comme des corps falciformes ne peut en aucune façon èli-e comparé aux productions analogues des Coccidies ou des Sporozoaires en général. Il les considère comme des dégénérescences chromatiques du noyau des cellules cancéreuses. « They may be designaled as pseudo-crescents, just as in cancers (especially in epitheliomata), it is necessary to distinguish pseudo-coccidia, so often confounded with formations really analogousto sporozoaria. »

Foa ne semble point admettre non plus les corps falciformes de Podwyssowzki et Satwschenko.

L'opinion de tous ces observateurs, rapprochée de celle des contradicteurs de l'hypothèse parasitaire, en môme temps que l'étude des phénomènes de la dégénérescence nucléaire dans le cancer, nous permettent en conséquence de conclure sans trop de présomption à une interprétation erronée des corps que Metchnikoff lui-même appelle des pseudo-croissants.

Nous avons vu plus haut que Sawtschenko avait publié seul un second travail sur les parasites du cancer. Un grand nombre des formes qui y sont figurées se rapportent à celles de Soi dakkwitch que nous avons disculées assez longuement pour nous dispenser d'y revenir ici. Les figures i, (>, 12 représentent des formes d'infection multiple avec ou sans hyperchromatie ; ses figures 14-16 sont des cellules endogènes encapsulées en voie d'altération comparables à nos figures de la planche IV. Enfin, nous trouvons dans les figures 17-19 des fuseaux avec spores qui correspondent à des accidents hyperchromatiques légèremenl schéma tisés.

Le trait principal des observations de Foa, c'est que, par

ÊTIOLOGIE PARASITAIRE — SPOROZOAIRES 383

l'emploi de Phématoxyline et de La safranine combinées, il m <-i en évidence dans les cellules cancéreuses deux sortes de productions chromatophiles. L'une, la plus safranophile, est considérée comme le noyau cellulaire ; l'autre, plutôt hématoxylophile, correspond au parasite. Et alors, partant de cette donnée, il décrit comme des détails morphologiques particuliers aux parasites les différentes structures des corps hématoxylophiles.

Il convient tout d'abord d'observer que le fait de la différence d'action des réactifs ne suffit pas pour assigner à un corps coloré en rouge le nom de noyau, et à un corps coloré en bleu celui de Sporozoaire. Chacun sait que la cellule cancéreuse est le siège soit en partie, soit en totalité de modifications constantes qui dépendent surtout de l'âge qu'elle a atteint et du point d'évolution auquel elle est parvenue quand on l'observe. Que ses noyaux se colorent en bleu ou en rouge, selon leur âge ou leur degré d'altération, c'est là un fait qui n'a rien de surprenant, et que Kosinski (1892) a parfaitement mis en lumière en se servant de safranine et de bleu d'aniline pour étudier la dégénérescence muqueuse des cellules du cancer. On ne peut môme s'empêcher de constater la ressemblance surprenante qu'ont certaines des figures de cet auteur avec celles de Foa. .Mais ce n'est pas la principale critique que l'on doive adresser à ce dernier. Pour que l'on puisse assigner à un Protozoaire les caractères qui le distinguent en propre, il faut qu'on lui reconnaisse et qu'on lui décrive un corps cellulaire et un noyau soit simple, soit multiple. Je ne connais pas de Sporozoaire qui échappe à cette règle. Or, si l'on suit les corps décrits comme tels par M. Foa, que trouvet-on en réalité, sinon des noyaux colorables par les réactifs chromatophiles souvent formés d'un ou plusieurs nucléoles et dépourvus de protoplasma? Ces corps seraient donc des parasites réduits à un noyau. Mais ne nous engageons point trop avant sur ce terrain et, sans chercher trop scrupuleusement une diagnose zoologique aux pseudo-coccidies de Foa., contentonsnous d'en poursuivre l'origine nucléaire. Il nous suffît pour cela de classer dans un ordre convenable ses propres ligures, et, choisissant celles que nous avons l'ait reproduire, de partir par exe m pic de la ligure .V (cellule à deux noyaux presque normaux . de passer par les figures 5, 1 4, 8, ti, a3", 24" pour y reconnaître

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