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des phases d'altération que nous avons figurées dans nos planches. Les travaux de Foa sont justement des plus intéressants parée qu'ils prennent le noyau eellnlaire à un stade d'altération beaucoup moins avaneô que eeux de Soudakewitch, de telle sorte que, pour discuter les conclusions de ces auteurs, le procédé le plus simple consisterait à réunir leurs figures dans l'ordre convenable en prenant d'abord celles qui se rapprocheraient le plus du noyau épithélial type.
Je ne reviendrai pas ici sur les nombreuses formes d'infections multiples décrites par Foa et qui correspondent absolument à celles de Soudakewitch, Podwyssowzki, etc. .Mais je voudrais m'arrêter un peu plus longuement sur les corps problématiques que Borrel considère comme assimilables à ces mêmes productions.
Les corps problématiques de Borrel ont été trouvés dans un épithélionie malpighien, et non dans un carcinome glandulaire, par conséquent dans une tumeur du type adulte et non du type embryonnaire où se rencontrent au contraire toutes les autres pseudo-coccidies du type de Thoma et de Nils-SjObring. Cette remarque a une importance capitale, car à elle seule elle permet déjà d'expliquer les légères différences qui les distinguent de celles-ci. En effet, nous avons vu, en étudiant la dégénérescence des tumeurs qui évoluent vers le type corné, que cette dégénérescence a elle-même pour résultat la production anormale de kératine dans les cellules néoplasiques (sphérules cornes, globes épidermiques, etc.). La tumeur étudiée par Borrel présentait de ces différenciations; il s'est trouvé parmi ses cellules quelques grands éléments à noyau bourgeonnant ; ces noyaux ont abouti, comme nous l'avons vu pour leurs congénères des carcinomes glandulaires, à la production d'un grand nombre de petits noyaux secondaires ; mais, tandis que dansles cellules du carcinome les noyaux secondaires subissent la transformation colloïde ou muqueuse, dans les cellules de l'épithéliome malpighien adulte ils ont. subi l'évolution cornée ; leur nucléole seul a persisté, leur périphérie s'esl kératinisée et ils onl pris l'aspect de petites cellules dont le noyau se trouvait représenté par le nucléole et le corps cellulaire par le nucléoplasma kératinisé. Cela est si vrai que le processus dégénératif continuant à s'accen-
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SPOROZOAIRES
tuer, L'on voil à son tour I»1 nucléole disparaître el le noyau passer tout entier à l'état de sphérule corné (Borrel, loc. cit., fîg. - . La présence des noyaux bourgeonnants el surtoul leur décomposition en noyaux secondaires soni dos faits excessivement rares dans les épithéliomes malpighiens adultes, niais Ton ne peut nier apriorila possibilité de code présence ; et l'erreur de Borrel lorsqu'il dit qu'on ne peut rattacher ces corps problématiques à révolution cellulaire tient, je pense, à ce qu'il a voulu les homologuer, non à des noyaux cellulaires, mais à des cellules tout entières formées d'un corps protoplasmique et d'un noyau.
Je n'ai pas été assez heureux pour retrouver des corps tout à fait semblables à ceux dont il est question ici, mais j'ai pu les voir sur les préparations mêmes que M. Borrel a eu l'aimable obligeance de me montrer ; j'ai de plus suivi avec succès l'évolution de corps à peu près semblable sur un carcinome du sein et me rendre compte ainsi de leur véritable origine.
Pour terminer ce qui a trait aux pseudo-coccidies de ce type, disons quelques mots de la manière dont doivent être envisagées, selon nous, celles de Ruffer et ses collaborateurs. J'ai dit plus haut que, de l'avis môme de ces auteurs, leurs pseudococcidies paraissaient partiellement identiques à celles de Soudakewitch et de Foa, mais la variété des ligures que donne l'altération cellulaire est si grande que l'on pourrait les multiplier à l'infini sans se répéter d'une façon absolue. C'est là un phénomène qui aurait même dû frapper les partisans du parasitisme et les mettre en garde contre l'hypothèse d'une ou de quelques espèces de parasites.
Ruffer et Plimmer insistent beaucoup sur les erreurs que l'on peut commettre en prenant des cellules épithéliales pour des parasites, et dans leur planche IV [fig. 55-58) ils donnent des phases croissantes de la fragmentation d'un noyau bourgeonnant. Je pense qu'ils n'interprètent pas ces cellules dans Le sens parasitaire el cependant, d'après eux, les figures 5, 6, 32, 35, 49, qui; en réalité, ue sont que la suite du processus évolutif représenté dans leur figure 58, constitueraient des « divisions multiples du parasite ». Je ne saisis pas très bien la Ligne de démarcation qui, dans ce cas, sépare la cellule épithéliale à
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noyau bourgeonnant ut la cellule épithéliale pourvue de ses nombreuses petites coccidies.
Qu'il me soit permis d'arrêter ici la discussion déjà longue des pseudo-coccidies du type de Thoma et de Nils-Sjobring et de signaler, en terminant, les travaux de eeux qui en ont combattu la nature parasitaire. Je passerai, bien entendu, sous silence les auteurs qui, après avoir examiné le pour et le contre de la question, se sont sagement abstenus de toute conclusion.
Ainsi qu'on Ta vu, lors de la discussion des pseudo-coccidies du type de Damer, Borrel est un des premiers qui ;iii combattu la théorie parasitaire ; mais, lors de l'apparition de son travail, les pseudo-coccidies de Thoma venaient à peine d'entrer en scène (i).
Les conclusions de Nils-Sjobring sont combattues tout d'abord par Siegenreck van Heukelom (1890), par Schutz (1890) et par Klers (1890) qui se prononcent nettement pour leur origine dégénérative. Schutz tendrait à considérer les inclusions de Sjôbring comme des globules rouges intracellulaires tandis que Klers envisage les boules hyalines comme des cellules dégénérées.
Dans les Comptes rendus du Congrès de Chirurgie de 1 891, j'ai moi-même combattu l'interprétation parasitaire des formes décrites jusqu'alors comme des Coccidies, et dans plusieurs notes publiées dans les Comptes rendus de la Société de Biologie (1892), je me suis surtout attaché à réfuter les travaux de
SOUDAKEWITCII Ct de PODWYSSOWZKI.
Du pl a y et Ca/jn (.1891) tendent aussi à rejeter la théorie parasitaire en général ou réclament tout au moins de nouvelles preuves en sa laveur.
Dans un bon travail sur le sujet, Strokbe (1892] figure
(1) Il convient cependant de faire observer que, dans un travail bien antérieur à tous ceux que nous venons d'énumérer et avant mémo la naissance de la théorie COCcidienne, M. Buault (1 885), combattant les découvertes de Sciieueri.en s'élevait avec beaucoup de force ct de talent contre l'hypothèse parasitaire du Carcinome. Ses objection» tirées de l'histogenèse ct de l'histologie des néoplasmes constituent un plaidoyer anticipé contre la théorie coccidicnnc, plaidoyer dont j'aurai plus tard à reproduire les principaux
arguments.
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quelques-unes des inclusions cellulaires que Ton considère comme des parasites. Il s'attache surtoul à la description des cellules qui contiennent à la place du noyau normal un amas de corpuscules colores, plus ou moins falciformes, et que Ton pourrai! être tenté de considérer comme des phases de multiplication.
Torok 1 892) va mèmejusqu'à classer les pseudo-cbecidies en groupes correspondant à des formes diverses d'altérations.