CHAPITRE XXVII Étiologie parasitaire. — Discussion
Coup d'œil d'ensemble sur la théorie coccidienne. — Fails connexes invoqués pour étayer l'hypothèse du parasitisme. — Contagiosité, épidémies cancéreuses. — Identité morphologique des tumeurs primitives et des tumeurs secondaires. — Gradation insensible des tumeurs épithéliales. — • Comparaison entre les tumeurs des animaux et celles des végétaux. — Argument tiré de la Bilharziose. — Conclusions.
Les faits dont on vient de lire l'exposé minutieux et assez aride permettent-ils de conclure à la vraisemblance de l'hypothèse parasitaire des cancers ? Cette hypothèse s'accorde-t-ellc avec les données cliniques et anatomo-pathologiques ?
Si l'on compare entre elles les formes de parasites décrites par les divers observateurs, on s'aperçoit tout d'abord que ceux-ci ont eu en vue les productions les plus hétérogènes, à tel point que ce qui est pour l'un Sporozoaire est pour l'autre produit de dégénérescence et vice versa. Damer, Wickham et Vincent, par exemple, décrivent, dans les épithéliomes malpighiens des sphérules cornés, nucléés ou non et dont le caractère parasitaire est manifeste selon eux, grâce à la présence d'une membrane d'enveloppe et à leur siège intracellulaire. .Nous avons vu plus haut que ce premier caractère se rencontre chez des cellules de nature incontestablement épithéliale; en ce qui concerne le second, Virchow avait montré déjà qu'il existe dans le cancer des nids de cellules intracellulaires résultant d'une prolifération endogène. Peut-on invoquer la coexistence des deux formes d prétendre que dans certains cas il s'agit de parasites, dans d'autres de cellules dégénérées ? La chose est d'autant moins vraisemblable que dans tous leurs