‹ Les cancers épithéliaux [electronic resource]Chapitre 28 sur 132 · CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

trouvenl à des degrés variables d'altération, de si i ncline e1 d'agencement, les cellules de l'épithélium glandulaire. Eh bien, si se bornant à faire une description dos tumeurs du sein Ton expose les caractères de l'adénome, ceux du carcinome el cïe quelques autres types plus ou moins aberrants, Ton ne saisira qu'au prix d'up certain effort de pensée les transitions qui existent entre l'acinus glandulaire normal et l'alvéole carcinomateux. .Mais suivons au contraire une marche plus rationnelle. Étudions d'abord l'acinus glandulaire; nous

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Coupe transversale de trois euls-de-sac glandulaires de la tumeur précédente \ur à un plus forl grossissemcul a5o/i.

conslalons qu'il esl formé d'une niasse de lobules creux munis de canaux excréteurs dont l'assemblage constitue une glande en grappe tapissée intérieurement de cellules épithéliales cubiques, régulières el régulièrement agencées. Telle en est la forme normale.

En un poinl déterminé de la mamelle, sous l'influence d'une cause encore inconnue, un ou plusieurs lobules glandulaires subissent une hypertrophie à la suite de laquelle leur volume s'accroît et leur nombre augmente considérablement sans que la structure de leur ôpithélium se modifie. Nous nous trouvons en présence de la forme de tumeur la plus simple, tic L'adénome {fig. i). Cet adénome peut présenter des varialions

LES CAXCERS EPJTI1ÊLIAVX

de structure dues soit à la prolifération exagérée du tissu conjonetif interlolmlaire, soit à la dilatation exagérée des cavités glandulaires (kystadénome); mais, remarquons-le bien, répithélium de revètemenl demeure normal (fig. ■> el les canaux excréteurs le demeurenl également.

Faisons un pas en avant et examinons le cas où l'hypertrophie, glandulaire se complique déjà d'hyperplasie glandulaire, c'est-à-dire de prolifération épithéliale exagérée, nous nous trouvons alors en présence de ce que l'on est convenu d'appeler, un peu improprement dans ce cas, L' épithéliome à cellules cylindriques (i) dans lequel la couche cellulaire de revêtement des glandes, de primitivement simple qu'elle était normalement, est constituée par plusieurs rangées superposées de cellules plus ou moins modifiées. L'on conçoit aisément qu'entre la forme adénome et la forme épithéliome il peut exister toutes les transitions. L'on conçoit aussi que les mêmes variations de structure peuvent se trouver dans les deux cas; que l'on peut avoir des épithéliomes glandulaires à stroma plus ou moins dense aussi bien que des épithéliomes kystiques de môme origine (kystépithéliomes).

Poussons encore un peu notre investigation. Les cellules de répithélium glandulaire des acinis prolifèrent irrégulièrement ; elles ne tapissent plus leurs parois, mais envahissent leur cavité et font même irruption au dehors dans le stroma. Nous nous trouvons en présence du dernier terme de la néoplasie glandulaire, du carcinome. Comme pour les tu meurs précédentes, le carcinome présente des variétés do structure dues à la prédominance plus ou moins grande du stroma conjonetif (squirrhe, carcinome encéphaloïde, etc.).

Par conséquent, adénome, épithéliome, carcinome du sein ne sont que des expressions destinées à représenter les phases d'une évolution pathologique spéciale, identique de la

(i) Ainsi que je l'exposerai plus loin, les termes d'épithéliomc cl de carcinome, souvent confondus comme synonymes de tumeur épithéliale maligne et employés indifféremment l'un pour l'autre, selon la terminologie adoptée par les auteurs, doivent recevoir une acception histologiquc parfaitement distincte et correspondant niénic «Uniquement à des entités morphologiques différentes.

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