TERMINOLOGIE DES TUMEURS EPITIIELIÀLES
typiques homologables, en effét, aux tumeurs dermiques de même ordre les papillomes.
Dans leurs travaux sur les tumeurs de la mamelle Hermann, et Lesur (i885) distinguent les adénomes ou hypertrophies glandulaires à épithélium glandulaire typique et les épithéliomes. Les carcinomes correspondent clans leur classification aux épithéliomes glandulaires hétérotopiques acineux, lobules el diffus.
Hauser (1890, p. 18) sous l'influence des idées de Waldeyer, divise toutes les tumeurs de l'estomac et de l'intestin en deux groupes principaux : carcinoma (cylindro-épithéliale), adenoniatosum et carcinoma (cylindro-épithélial solidum), il y ajoute une troisième comprenant les formes mixtes. Cet auteur a cependant pu suivre toutes les transitions entre ces diverses formes de tumeurs et son travail constitue un guide des plus importants pour l'étude des néoplasies glandulaires; mais il importe de signaler sa façon de considérer le mot carcinome comme le terme générique de tumeur épithéliale, sans quoi ceux qui, imbus de la distinction entre l'adénome et le carcinome dans le sens que leur attache l'école de Gornil, verraient la classification de Hauser sans l'approfondir par la lecture de son travail, éprouveraient à bon droit quelques liésitations.
Dans les chapitres du traité de chirurgie consacrés aux tumeurs épithéliales, M. Quenu divise celles-ci en adénomes, épithéliomes et carcinomes. Il écarte a priori des tumeurs les papillomes. « Pour nous, dit-il, le papillome n'a rien à faire avec les néoplasmes, il n'est qu'une lésion banale occasionnée par une irritation du derme, tantôt simple, tantôt de nature septique ou virulente, parasitaire ou non » (p. 3j^). Dans ses adénomes M. Queîsu range les tumeurs développées aux dépens des glandes et évoluant à la façon de celles-ci; il admet, tout en faisant certaines réserves, que toutes les glandes de l'organisme peuvent donner naissance à des tumeurs de cette nature et divise, en conséquence, les adénomes, d'après leur origine, en adénomes de la peau et des muqueuses dermo-papillaires, adénomes des muqueuses à épithélium cylindrique et enfin adénomes des grosses glandes annexées aux différents appareils. Ses épithéliomes se divisent en: i° épithéliomes pavimenteux
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stratifiés, comprenant l'épithéliome pavimenteux Lobulé, L'épithéliome pavimenteux tubulé, el l'épithéliome calcifié; 2°épithéliomes cylindriques caractérisés par la présence de cavités la |>issôt*s {Yiinc ou plusieurs couches d'épithélium cylindrique.
Le carcinome, enfin, correspond pour M. Quenu à l'épithéliome glandulaire.
Dans son ouvrage sur les tumeurs de la vessie, M. Albakkan (i8p/>.) nous donne une elassificalion générale des tumeurs dont nous ne retiendrons ici que la partie concernanl les tumeurs épithéliales. Il est vrai que certaines de ces dernières sont rejetées . on ne sait trop pourquoi, hors de leur siège naturel el placées dans un groupe de tumeurs hétérotopiques qui comprend les kystes dermoïdes, les épithéliomes cornés, les chondromes et les rhabdoinyomes. L'auteur classe les tumeurs nées de de l'épithélium de la façon suivante.
Groupe atavique | Type allantoïdien (Papillomes).
/ Type de revêtement commun (Papillomes).
Groupe vésical adulte ] Type de revêtement à cellules claires (Papillomes).
Type glandulaire (Kystes, Adénomes).
' i° Lobulé ou tubulé.
I 2° Cylindrome.
Groupeatypique. Épithéliome. ! 3° Carcinoïde.
/ 4° Réticulé.
\ 5° Myo-épithéliome.
Cette classification présente l'inconvénient de n'être pas suffisamment histogénétique. Ce n'est point de la sorte que nous coin prenons l'échelle morphologique des tumeurs épithéliales émanant de la manifestation plus ou moins accentuée d'un processus formatif unique ; les termes employés par l'auteur n'ont d'ailleurs pas besoin d'être expliqués, car ils correspondent auxformes habituelles. Nous en excepterons cependant le « papillome à cellules claires », l'épithéliome carcinoïde el l'épithéliome réticulé. Sous le terme de papillome à cellules claires, M. ÀLBA.RRAN désigne une altération cellulaire spéciale, que nous avons souvent observée dans des tumeurs épithéliales de revêtement de toute nature, et qui ne peut être considérée comme caractéristique d'un type de tumeurs, puisqu'on la ren-