TUMEURS D'ORIGINE GLANDULAIRE
d'autres ailleurs aux travaux desquels l'on peut avoir recours pour se rendre compte de leur structure et de leur rôle physiologique. Ne nous occupons ici que de leur anatomie cellulaire.
M. Ranvier distingue dans le tissu cellulaire de ces glandes deux sortes de cellules, les unes muqueuses, les autres séreuses. Les cellules muqueuses sont des éléments volumineux, en forme de raquette, dont la queue est tournée vers la membrane basale. Le novau se trouve contenu dans la partie la plus effilée de la cellule dont le reste du corps contient une matière transparente, semi-liquide, le mucus, qui, à un moment donné, se trouve expulsé hors de l'élément qui l'a sécrété. Ces cellules muqueuses constituent à elles seules toute la glande parotide.
Dans les glandes sous-maxillaire et sublinguale, l'on voit, outre les cellules précédentes, des éléments plus petits en forme de calotte ou de croissant et qui occupent la place assignée dans les autres glandes aux cellules basilaires. Ces cellules, qui ont reçu le nom de croissants de Gianuzzi, sont considérées par les uns (Ranvier) comme des éléments distincts à qui ils donnent le nom de cellules séreuses, par les autres (IIeidenhain) comme des éléments jeunes destinés à assurer la rénovation de l'épithélium glandulaire. Ranvier, pour combattre celte opinion d'HEiDE'NHAiN, invoque le fait que certaines glandes comme la parotide ne possèdent pas une seule cellule séreuse et que pourtant leur épithélium se multiplie tout comme celui des glandes mixtes qui en possèdent. Il est incontestable cependant que les caractères de ces éléments, chromatophilie, taille considérable du noyau, siège, etc., sont ceux d'éléments de rénovation. Ce qu'il faut retenir surtout et qui nous importe le plus ici, c'est le fait reconnu par tous les observateurs que La cellule épithéliale salivaire produit dans son protoplasma des vacuoles de mucus qui émigrent vers la lumière de l'acinus pour former la sécrétion salivaire.
Les canalicules excréteurs des glandes salivaires ont un épithélium cylindrique à une seule couche de cellules très régulièremenl agencées et dont le protoplasma présente des stries longitudinales plus ou moins accusées. Le corps des cellules épithéliales des canalicules possède une compacité