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LES CANCERS ÈPITIIÉL1AUX

de la Lenteur évolutive do sa tumeur, celle-ci récidiva sur place dix mois après l'opération (180/J). Successivement apparurent des noyaux secondaires autour de la première cicatrice et enfin survinl une panophtalmie, résultant d'un noyau métastatîque derrière le globe oculaire qui se vida. La malade fut perdue de vue en avril [895. Il eû.1 été intéressanl de savoir si la métastase s'étail produite sous la même forme (|iie la tumeur primitive ou si, au contraire, elle n'avait eu lieu qu'après sa transformation en carcinome.

L'étude des ganglions axillaires extirpés en même temps que la tumeur n° 184 me permet de constater cependant la possibilité

Fig. 97.

Épithéliome glandulaire de la peau (n° 108. C. L.), vu à un faible grossissement 16/1.

(Tune métastase sous la forme d'épithéliome glandulaire. Le fait n'est d'ailleurs pas rare et est surtout très frappant lorsqu'il a trait à des métastases ganglionnaires consécutives aux épithéliomes des glandes intestinales.

Tandis que dans les cas de carcinome de la glande mammaire les canaux galactophones demeurehl à peu près inertes ou se transforment en travées épithéliales pleines, dans l'épithéliome du même organe au contraire ees canaux gardent leur porosité et ont plutôt une tendance à s'élargir {fig. y5).

Les renseignements que nons possédons louchant l'évolution de La néoplasie glandulaire au stade épithéliome ne sonl pas

ÉPITHÊLIOMES GLANDULAIRES

tous aussi complots pour toutes Les glandes de L'économie. Une monographie des tumeurs devraiï Les passer toutes en revue; nous, qui ne poursuivons ici qu'un but plus modeste, nous bornerons à on examiner sommairement quelques cas.

Sous le nom d'épithéliomes glandulaires, d'adénomes, de polyadénomes dos glandes sudoripares, les auteurs ont depuis longtemps décrit des tumeurs qui se rattachent étroitement au type que nous venons de voir développé aux dépens de la glande

Épithéliome glandulaire du rectum. Portion prise au voisinage d'un point où la désorientai ion s'accentue vers le carcinome. Gross. '25o/i.

mammaire. Vern et il (i 854), un des premiers, et après lui toute une génération d'observateurs discernèrent les tumeurs de la peau développées aux dépens des sudoripares de celles développées aux dépens de la couche de Malpighi. Toutefois, dans presque tous ces travaux, en raison peut-être de l'ambiguïté des ternies employés, L'on trouve confondues les formes que nous avons été amenés à distinguer sous les trois termes d'adénomes, d'épithéliomes et de carcinomes.

LES CANCERS E l'ITHELIA UX

L'historique des tumeurs sudoripares a été très complètement fait par M. Dahieh (1889) clans un travail consacré à l'épithéliome provenant de ces glandes; je ne le reproduirai pas ici et me bornerai à rappeler les détails histologiques de ses observations. Certaines d'entre elles se rapportent manifestement à des lobules d'une tumeur évoluant au stade d'épithéliome {fig. 2, 5), mais il semble qu'en d'autres points, au contraire fig. 6, 7), la désorientation soit parvenue jusqu'au stade carcinome. Le caractère le plus frappant des tumeurs décrites par M. Damer, caractère qui coïncide avec mes propres observations, c'est l'instabilité apparente de leur évolution. Il semble qu'aucune glande plus que la glande sudoripare ne soit plus susceptible de prolifération néoplasique et que l'on doive rarement trouver cbez elle un type absolument pur. La figure 96 représente, par exemple, une coupe de lobules glandulaires en voie de prolifération épitbéliomateuse dans une tumeur de la peau que l'on pouvait qualifier d'épithéliome sudoripare, tandis que certaines de ses parties plus massives évoluaient nettement vers le stade carcinome.

J'ai trouvé cependant (fig. 97), dans le cas n° 108, un épithéliome, plus typique et mieux différencié, développé aux dépens des glandes de la peau de la joue. Dans cette tumeur, le revêtement glandulaire, épaissi en plusieurs couches de cellules, tapissait de larges cavités sinueuses anastomosées, sans communication apparente avec l'intérieur et remplies d'un liquide clair qui s'écoulait en laissant plus ou moins béantes les cavités qui l'avaient contenu.

Les glandes sébacées, salivaires, rectales, etc., sont également susceptibles de proliférer en gardant partiellement leur aspect glandulaire, tout en présentant plusieurs couches de cellules et en reproduisant — avec leurs caractères secondaires spécifiques — le type évolutif que nous venons d'étudier dans la glande mammaire.

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