CONCLUSIONS
I. L’étude de l’influence qu’exercent les néoplasmes sur le cœur a été poussée assez loin, tandis qu’il n’existe aucun travail sur les particularités anatomique et cliniques que présentent les cancers chez les porteurs de lésions du cœur, du péricarde ou de l’aorte.
IL De L examen de douze observations de coexistence de cardiopathies et de cancers, il ressort que les cas de ce genre ne sont pas rares, mais que la malignité des néoplasmes est alors notablement diminuée : leur évolution est plus longue, souvent latente, ils récidivent plus rarement après l’ablation, leur envahissement local est moins étendu et ils se généralisent peu aux ganglions et aux viscères.
III. — Cette évolution spéciale est sous la dépendance de l’hyposystolie dont les cardiopathies s’accompagnent, atténuation de la malignité et stase ayant toujours un développement parallèle; c’est pour cette raison que les lésions endocardiaques rhumatismales (anciennes, mitrales, complexes,
accompagnées de lésions du myocarde) agissent sur les tumeurs malignes de façon plus active que les lésions athéromateuses (récentes, aortiques, univalvulaires).