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image siège en plein parenchyme à distance du hile, solitaire elle ne s'accompagne d’aucuñe autre anomalie radiologique. Il n’existe notamment pas de réaction périhilaire ganglionnaire.
L'image est d'une texture homogène (fig. n° 1) mais suivant l’ancienneté de la lésion et l’importance de l’expectoration, on peut remarquer, suivant les cas, de petites images claires, difficilement visibles à la radioscopie, visibles surtout sur le film radiographique, et siègeant ordinairement dans la partie supérieure de l’image — il est plus exceptionnel de constater à cette période un petit niveau horizontal liquidien.
Il s’agit donc d’une image d’aspect kystique isolée à l’intérieur d’un lobe, nous verrons que cette image, loin de faire penser de prime abord à l’existence d’un kyste (acquis, hydatique en particulier, ou congénital) doit orienter plutôt vers le diagnostic de cancer du poumon. x
L'examen bactériologique de l'expectoration ne révèle que la présence des germes banaux et l’absence de bacilles de Koch. Par contre, l’examen cytologique, par une technique sur laquelle nous reviendrons, permet parfois de mettre en évidence la présence de cellules néoplasiques.
Période d'état : (1)
Après quelques mois de celte expectoration progressive le malade entre franchement dans la période sup-
(1) Nous nous excusons d'employer cette expression :période d'état, qui, parfaitement exacte dans la descriplion des maladies aiguës, cycli-
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purative proprement dite. L’expectoration devient alors purulente, beaucoup plus abondante et atteint 150 grammes par jour. Elle peut même, assez rarement d’ailleurs, s'installer à la suite d’une véritable vomique ainsi que nous l’avons vu dans l’observation n°4. Elle n’est généralement pas fétide. Elle aboutit au rejet de crachats épais, de coloration brunâtre plutôt que purulents. Le caractère hémorragique très marqué au début, l’est moins fréquemment à cette période et ne se révèle que par une teinte rougeâtre plus ou moins intermittente de l’expectoration. Les grosses hémoptysies ne sont pas fréquentes et la plupart du temps les malades effectuent toute leur évolution sans avoir présenté ce symptôme.
L’expectoration est généralement rejetée par crachats isolés ; les vomiques ne sont pas fréquentes, mais il existe souvent de petits rejets purulents répétés (si bien que l’on à pu prononcer le mot de micro-vomique).
Alors les signes généraux s’accusent. La fièvre augmente oscillant 37,5-38,5. Invariablement, l’état général plus ou moins conservé pendant les premiers mois, commence à décliner, l’amaigrissement devient évident, le malade perd en quelques mois une dizaine de kilogs, le teint devient terreux et l’état général est nettement plus touché que celui des simples suppurants. Un tel amaigrissement prend une importance considérable pour l'établissement du diagnostic.
ques, ne devrait pas être employée à propos d’une maladie chronique dont l’évolution est d’une seule tenue comme c’est le cas pour les cancers. Nous l’avons conservée pour la clarté de l'exposition.
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Les signes physiques se modifient.
On peut constater un syndrome cavitaire, voire même un bruit fistuleux si le cancer est assez largement ouvert dans une bronche et lorsqu'il est proche de la paroi.
Au contraire, si le cancer est profond, on ne trouve qu’une zone submate sur étendue de laquelle on perçoit quelques râles sous-crépitants.
L'examen radiologique, qui doit être répété, montre plusieurs faits importants ; d’une part, l’image kystique, fait très curieux, ne s'agrandit pas dans de fortes proportions, son volume reste à peu près le même. M. Rist avait déjà fait remarquer que pendant longtemps les images de cancer du poumon pouvaient ne pas avoir d'extension rapide.
Mais il existe des différences de texture très importantes à l’intérieur de l’image. A cette époque le niveau est de règle et est surmonté d’une clarté aérique; l’image est alors celle d’une collection hydro-aérique enkystée, mais les parois de celles-ci sont très particulières, frangées, irrégulières, d'aspect anfractueux et découpé (fig. n° 4). Telle apparaît la paroi dans la portion de l’image libre au-dessus du niveau. Parfois une réaction hilaire ou péri-hilaire se dessine à cette période déjà avancée.
Dans un certain nombre de cas on a pu être amené à ponctionner le cancer. On retire un pus d’aspect sphacélique, très épais, grumeleux, incolore et souvent aseptique. Dans quelques cas le liquide est teinté de sang et prend l'aspect « fraises à la crème » qui a pu faire penser à l’abcès amibien du poumon,
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Evolution :
Fait très particulier à cette forme pseudo-kystique, Pévolution se produit surtout sur place et détermine à distance peu de manifestalions cancéreuses ; les ganglions sus-claviculaires et axillaires sont fréquemment indemnes, et on ne constate aucune métastase viscérale.
Parfois, comme dans un de nos cas, il peut exister une dissémination cancéreuse dans un autre lobe pulmonaire sous forme d’un aspect de grain de plomb.
Par contre, si le cancer est superficiel, proche de la paroi, on constate des signes de propagation locale, qui manquent rarement, avec envahissement des espaces intercostaux, voire même des espaces latérovertébraux. Dès lors apparait la douleur cancereuse avec ses caractères habituels de ténacité, d’intensite, et d’irréductibilite.
Il convient de noler que cette propagation locale se produit surtout dans les cancers juxta-pariétaux. Il est rare de constater une propagation locale avec compression de la région hilaire ou médiastinale.
Nous ne l’avons notée dans aucune de nos observations ; mais dans un cas de Caussade, Surmont et Lacapère, le cancer avait envahi la paroi postérieure du cœur.
Durée, terminaison :
L'évolution de ce cancer est donc essentiellement celle d’un foyer cancéreux nécrosé et suppuré, strictement local. C’est le contraire du cancer disséminant et métastatique. La durée de l’évolution n’excède pas un an et demi à deux ans. La terminaison se fait généralement dans un état de cachexie extrême, souvent accélérée