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par la morphine qui est nécessaire pour calmer les dou: leurs. :
La mort subite a été signalée.
Parfois, le malade succombe au cours d’une complication générale. Celui de Caussade, Surmont et Lacapère est mort dans un état d’asystolie aiguë. D’autres succombent à une infection putride surajoutée qui ne nous paraît pas mériter une forme clinique spéciale et une description particulière. Ce sont les formes de cancers nécrosants surinfectes. Tels sont les cas de Bezançon, de Vaucher ; telle une des observations de la thèse de Boufflers où la suppuration est de caractère gangreneux,
À partir de ce moment, l’aspect est celui d’une gangrène pulmonaire et lorsque le malade est vu à cette période, le diagnostic peut être complèment méconnu, l’image hydroaérique à bords frangés étant prise pour une cavité putride comme dans le cas de Bezançon, ou encore l'infection putride donne lieu à des complications locales purulentes et l’on croit avoir affaire à une pleurésie enkystée de la base (dans le cas de Vaucher, celle-ci existait en effet, mais masquait un cancer qui est passé inaperçu).
C’est dans ces cas que l’on peut observer l’hémoptysie foudroyante comme dans l’observation de Bezan. çon, hémoptysie qui ne diffère pas de celles qu'il est assez habituel de rencontrer dans les gangrènes pulmonaires aiguës, mais qu’il est exceptionnel de voir dans les cancers circonscrits pseudo-kystiques suppurés sans gangrène,
au
2° CANCER INFILTRANT SUPPURÉ.
A côté du cancer pseudo-kystique circonscril dont nous venons de tracer le lableau, il existe d’autres variétés de cancers nécrosants du poumon.
Certains néoplasmes infiltrants peuvent, en effet, s'accompagner de nécrose du parenchyme.
Leur début est identique à celui du cancer pseudo-kystique : l’expectoration est muco-purulente, souvent tein-
tée de sang, peu abondante et d'importance progressive avec amaigrissement,
L’examen radiologique faitalors apercevoir des signes beaucoup moins caractéristiques que dans le cas précédent, tantôt il s’agit d’une image lobaire, comme dans une de nos observations, mais alors sur les radiographies on peut apercevoir au sein de cette « lobite » des zones plus claires qui marquent le début de lexcavation Cancéreuse. Dans une autre de nos observations (obs. n° 6), il s'agissait d'une infiltration à caractère diffus, occupant les lobes supérieur et moyen et accomgnée d’une réaction pleurale marquée; celle-ci se traduisait d’une part par une symphyse adhésive de la base, noyant partiellement le diaphragme, d’autre part d’un envahissement pleural diffus de la région axillaire qui avait atteint les plans superficiels jusqu’au revêtement cutané. A ce niveau la plaie avait un aspect inflammatoire pseudo-phlegmoneux. Cette véritable: collection dut être incisée; elle donna issue à une sérosité roussâtre inodore qui resta 'stérile à l’ensemencement. Par contre, l'exploration au stylet de la
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plaie opératoire permit de constater qu’il existait une fistule pleuro-pariélale ‘à travers un espace intercoslal.
On conçoit que le diagnostic, comme nous le verrons, soit encore plus difficile ici que pour la forme pseudo- kystique.
C’est dans ces cas que la recherche des cellules néoplasiques dans lexpectoration prend toute son importance.
En conclusion, la caractéristique clinique du cancer nécrosant du poumon quelle que soit sa forme, Circonscrite ou infiltrante, nous paraîil être la suivante : suppuration pulmonaire à caractère progressif, beaucoup plus lent que dans les suppurations banales, caractérisée par un premier slade presque invariable d’expectoration miniine muco-purulente, sanglante, continue ; secondairément ce caractère s’atténue; lorsque le cancer parénchymateux est surinfecté, il prend Pallure d’une suppuralion gangreneuse habituelle. 5
Cependant, les signes généraux, surtout l’amaigr'issement, sont toujours plus marqués ; l'existence de douleur, de règle dans ces cas, est inhabituelle dans les suppuralions simples.
B. — Cancers avec compression bronchique.
Tout cancer pulmonaire dont l’évolution anatomique aboutit à la compression d’un tronc bronchique important se complique presque infailliblementde suppura- | tion pulmonaire.
Il existe, certes, des cancers pulmonaires qui, durant