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toute leur évolution, ne s’accompagnent pas de compression bronchique. Bien des cancers massifs hypertrophiant, certains cas de squirrhe rétractile, malgré toutes les raisons anatomiques qu’ils ont de comprimer les bronches, évoluent sans suppuration. Ceci est probablement: dû à ce que leur début se fait. en plein parenchyme pulmonaire ou même sur la corticalité et que la compression bronchique n'intervient que tardivement.
Il n’en reste pas moins que, lorsque ces cancers compriment uëe grosse bronche, deux phénomènes peuvent être constatés :
1) une atélectasie pulmonaire plus ou moins importante ;
2) une suppuration du parenchyme dans le territoire oblitéré ou dans le territoire voisin.
I. — L’atélectasie pulmonaire est extrêmement difficile à déceler dans le cas où la compression bronchique est tardive au cours d’un cancer déjà très développé. Elle se révèle par ses signes habituels : opacité diffuse du territoire oblitéré, avec rétraction costale, rétraction du diaphragme, du médiastin, suivant la position qu’elle occupe, Mais on conçoit combien une telle modification est difficile à saisir sur un poumon déjà infiltré en totalité ou rétracté en très grosse partie alors qu’il existe dans la plupart des cas une réaction ganglion naire péri-hilaire qui gêne encore l’interprétation radio: logique. Seule l’apparition d’une opacité plus ou moins diffuse, homogène et moins foncée que celle du cancer, permet de déceler cette complication radiologique,
L'examen bronchoscopique montre à ce moment que