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la bronche est obstruée, rose rougeâtre saignant facilement, ce qui rend la biopsie difficile. La paroi bronchique est infiltrée, ne suit plus les mouvements respiratoires.
La suppuration survient d’une façon pour ainsi dire simultanée. Il s’agit là d’une complication septique fébrile assez brusque avec expectoration purulente progressive et à l’autopsie on trouve à côté du bloc cancéreux des foyers broncho-pneumoniques plus ou moins diffus et souvent excavés.
Telle est la physionomie du cancer avec compression bronchique {ardive. La plupart du temps ces accidents tardifs évoluent au milieu des autres signes de compression :compression récurrentielle, compression du nerf phrénique, compression veineuse qui, plus encore même que les suppurations pulmonaires, finissent par emporter la malade par asphyxie aiguë.
I. — Beaucoup plus intéressants, au point de vue clinique, sont les cancers qui s’accompagnent de compression bronchique précoce car leur évolution très particulière peut faire méconnaître l’origine cancéreuse des accidents et les cancers évoluent véritablement comme des suppuralions pulmonaires primitives.
Nous voulons parler des cancers juxta-bronchiques se développant aulour ou au contact d’uné bronche importante de première et de deuxième division, mais à‘localisation iniliale parenchymateuse.
L'examen très attentif des observations publiées dans la littérature nous a montré la fréquence de ce type clinique, qui nous paraît insuffisamment individualisé:
SASTTE
Nous avons pu recueillir personnellement trois cas inédits (obs. 8 et les deux résumés succincts qui lui sont annexés).
Les caractères anatomiques dominants de ces cancers sont : ,
1° leur localisation juxta-bronchique proche du hile ;
2° l’existence d’une réaction ganglionnaire hilaire très fréquente ;
3° la compression bronchique précoce suivie de suppuralion pulmonaire.
C’est dire qu’au stade tardif de l’évolution où on les voit souvent, les cancers ont été fréquemment décrits comme médiastino-hilaires. Mais, dans la plupart des cas en effet, l’étude minutieuse des observations de cancers vus à divers stades de leur évolution montre bien que le foyer inilial n’est pas médiastinal, mais en réalité juxla bronchique intraparenchymateux. Ce n'est qu’à la fin de l’évolution que le foyer pulmonaire et l’infiltration ganglionnaire médiastinale autour de la bronche se fondent en un bloc dont la systématisation analomique devient en effet impossible à ce stade.
Il est important de souligner également que la plupart de ces cancers juxta-bronchiques tout au moins au début n’aboutissent pas à de grosses masses cancéreuses, par contre, ils déterminent précocement les accidents que nous avons déjà étudiés au cours des compressions bronchiques, c’est-à-dire l’atélectasie plus ou moins marquée et surtout la suppuration pulmonaire qui est fréquemment le premier signe de l’affection.
Nous étudierons avec quelques détails cette forme particulière,
Début : un
Le début véritableest, comme dans tout cancer impossible à préciser. Le début apparent est régulièrement provoqué par des accidents infectieux et les malades sont admis à lhôpital pour une suppuration pulmonaire, Cette suppuration débute le plus souvent d’une façon assez inopinée à la suite d’un épisode infectieux dit grippal ou à la manière d’un abcès pulmonaire subaigu.
A l’occasion d’un rhume épisodique ou d’une circonstance infectieuse banale les malades commencent à rejeter une expectoralion muco-purulente progressive, parfois fétide qui devient tenace et journalière. La quantité au début, modérée, (20 à 50 grammes) augmente très progressivement.
Parfois l’expectoration est teintée de sang au débutet les petites hémoplysies sc répètent de Lemps en temps, ce qui constitue un des premiers signes les plus importants qui témoignent en faveur de l’origine cancéreuse. Mais il est très fréquent de voir le cancer évoluer sans suintéement sanguin et il nous faut tout de suite signaler que l'expectoration est beaucoup moins caractéristique dans les cancers nécrosants.
Parfois, comme dans une observation de Flandin, le début est brusque et se fait comme une affection pulmonaire aiguë. <
Les signes physiques sont d’une interprétation très difficile. Il n'existe pas ici, comme dans la forme nécrosante pseudo-kystique de grosses condensations avec le {rou auscultatoire ; on constate le plus souvent dans une
AN
région déterminée du champ pulmonaire une zone plus où moins submate avec quelques râles sous-crépitants. La plupart du temps même, surtout au début, la compression bronchique n’est pas évidente à l’auscultation. Dans un certain nombre de cas cependant on peut entendre un souffle bronchique intense surmontant la région submate et s’étcignant brusquement au contact de celle-ci pour faire place à un silence respiratoire. Cette constatation est une présomption très importante en faveur du cancer. Son auscullation doit être faite en arrière dans la région inter-scapulo-vertébrale, étant donné la localisation habituelle du cancer, mais ceci n’a rien d’absolu.
L'interprétation des images radiologiques est ellemême très difficile.
On trouve en effet au début.
1° Une zone condensée plus ou moins régulière à topographie lobaire ou pseudo-lobaire dans un territoire bronchique déterminé ;
2 Une condensation péri ou juxta-hilaire plus ou moins apparente,
La première représente le territoire pulmonaire infecté el suppurant. Elle n’a rien de radiologiquement caractéristique. Il s’agit de la même opacité irrégulière, parfois plus. ou moins trouée de taches claires que l’on constate au cours des suppurations. broncho pulmonaires banales, putrides-ou non.
L'interprétation radiologique de cette zone est encore compliquée par la possibilité d’une atélectasie qui détermine en ce cas une opacité limitée plus marquée et